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HARD ROCK  |  LIVE

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1991 Use Your Illusion I
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1992 Use Your Illusion 1 Worl...
  Use Your Illusion 2 Worl...
1993 The Spaghetti Inciden...
1998 Welcome To The Videos
1999 Live Era 87-93
2004 Greatest Hits
2008 Chinese Democracy
 

- Style : Aerosmith, L.a. Guns, MÖtley CrÜe, Ace Frehley , Jetboy, Led Zeppelin, Ac/dc, Queen
- Membre : Primus, Thin Lizzy, Sixx : A.m., Jane's Addiction
- Style + Membre : The Dead Daisies

GUNS N' ROSES - Appetite For Democracy : Live At The Hard Rock Casino (2014)
Par LONG JOHN SILVER le 17 Février 2015          Consultée 4300 fois

« -Bonjour à tous, allons droit au fait : ce matin le véritable sujet de notre conférence de rédac' n’est pas celui mentionné sur l’ordre du jour adossé à votre convocation.
- …
- Vous ne croyiez sérieusement pas que je nous ai réuni pour parler de l’influence du climat sur la pêche aux écrevisses en Guinée Equatoriale comme indiqué sur le papier tout de même ?
- ah ?
-Voilà, personne ne lit jamais l’ordre du jour ! pfff… Bon, j’ai les noms, on réglera ça plus tard ; en attendant voici l’objet qui nous préoccupe : « Appetite For Democracy » le nouveau Live des GN’R.
- Slaaaaaaaassshhhhh !!!!!!!!
-Je l’savais, c’est pourquoi j’avais rien dit, allez-y vous avez l’autorisation…pour CETTE fois !
-Slaaaaaashh !!!! Duuuuffff !!!!! Crèèèève Axxxxllllll !!!!
-Ayé tout le monde s’est défoulé ? Pas vu le pirate pousser de cri d’abordage au fait.
-Mal à la gorge.
-Alors c’est pour toi. Questions ?
-Le tarif ?
-La pendaison si j’ai pas le papier tapé ; deux feuillets Word, police 12 ; demain soir sur le bureau de la secrétaire…bon, ok pour les frais de bouquets et le nettoyage du flingue.
-Et pour mon augmentation ?
-On en reparlera à Noël 2032. »


Direction Las Vegas-Hard Rock Casino. On s’en fout du temps qu’il fait (chaud), de toute façon on voit pas le jour, on reste enfermé dans d’immenses complexes climatisés et puis cette ville est à chier. Rien que le concept est à gerber.
Les GUNS en revanche…
Ouais LES GUNS, pas simplement Axl et son orchestre au nom de je ne sais quelle illégitimité décrétée comme un oukase par une partie des fans depuis que Saul Hudson et Duff Mckagan, aussi défoncés qu’un vieux canapé de bordel, ont été largués.
Je veux bien qu’on se tire sur la nouille dans tous les sens mais faudra m’expliquer en quoi SNAKEPIT, VELVET REVOLVER, l’association avec Myles Kennedy parviennent à démontrer que sans Slash point de salut.
D’autant que Chinese Democracy enfonce tout ça sans sourciller. En revanche, un seul album, ça ça craint mais là n’est pas la question. Quoique.
Ce Live, capté fin 2012, à la sortie maintes fois repoussée -il a été un moment question de sortir un autre concert enregistré à Londres (avec Izzy en guest)- ressemble quand même pas mal à un hochet qu’on balance, histoire de faire patienter les fans encore un moment.
Tout dépend de la qualité du hochet, de sa force d’attraction me direz-vous.
Alors oui le show est gigantesque, on en prend plein les esgourdes (en version CD) et les mirettes (pour le DVD), DJ Ashba a une sacrée dégaine, perché qu’il est sur une pile de racks surplombant la batterie, en introduisant le riff de « Chinese Democracy » dans les bas-ventres agglutinés face à la scène. C’est la grande classe, rien à dire.
Un mot s’impose à propos des trois bretteurs qui vont se partager les soli sans se marcher dessus à aucun moment, chose hautement improbable en pareille configuration et avec le déluge sonore qui s’ensuit : DJ Ashba , l’homme à la Les Paul et au chapeau-comme qui vous savez, raison de plus pour le conchier- joue plutôt lentement mais ce sont les thèmes les plus intenses voire les plus physiques qui lui sont dévolus, chacun de ses soli est marquant ; Ron Thal est le plus virtuose des trois, sa facilité est sidérante d’autant qu’il n’est jamais chiant ; Richard Fortus enfin -sosie de Ron Wood mais qui saurait (encore) jouer- est sans doute le plus surprenant de tous, capable d’une très grande variété de styles tout en conservant une efficacité redoutable.
Ajoutons au tableau que les trois sont des showmen accomplis qui se donnent à fond, mettant le feu aux planches (et au c… des danseuses qui sont sur scène) à tous les coups.
Tout le monde est au taquet, la set-list est constituée d’extraits répartis sur chacun des albums, dont cinq issus du dernier en date, ce qui démontre qu’Axl n’a pas transformé le groupe en tribute band d’autant que tous les titres de celui-ci ont on subit l’épreuve des planches et l’ont très bien passée.

Mais v’là t’y pas, que je viens à nouveau de prononcer LE prénom maudit, tabernacle !
Comment y va l’ancien au fait ? Avec son visage bouffi -lui qui fut un si bel homme - il a pris un coup de vieux, c’est certain. Cependant force est de constater qu’il reste un remarquable maître de cérémonie, un vrai chef de bande, un chanteur accompli à la voix unique et qu’il ne s’économise pas -un show de GN’R dure environ trois heures- même si ceux qui suivent régulièrement l’animal savent très bien que le sifflement sur l’intro de « Patience » a été overdubbé, celui qui a entendu ce thème sifflé juste récemment pouvant aller derechef consulter un ORL… connaissant la maniaquerie du personnage, il n’est pas non plus exclu que d’autres passages aient été retouchés, mais stoppons là car le pirate qui vous jacte possède (outre ses souvenirs de concert) en son coffre farandole de live de contrebande et peut attester que le gaillard s’en tire le plus souvent à son avantage, c’est simple soit il est en forme et tout baigne, soit il l’est moins alors l’équipage soudé fait bloc pour nous faire passer un bon moment.
Viennent s’ajouter aux morceaux originaux un certain nombre de reprises, qui peuvent varier d’un concert à l’autre, Axl ayant toujours apprécié de rendre hommage aux artistes qui l’ont marqué. « Live And Let Die » (dantesque) et « Knocking On Heaven’s Door » (un poil long tout de même) étant devenus des pavillons du groupe, on parlera ici de « Another Brick In The Wall » qui sert surtout à lâcher du lest avant de mieux repartir sur « November Rain » et de « The Seeker » des WHO dans une version très proche de l’originale, agréable mais pas indispensable, on aurait préféré « Whole Lotta Rosie » par exemple.*
Enfin, signalons les installations durables au sein des set-list de « Motivation » ainsi que d’ « Objectivity » interprétés respectivement par Tommy Stinson puis Ron Thal, deux très bon titres assez punks, ce qui n’est guère surprenant venant du premier un peu plus s’agissant du second.
Le spectacle s’achève en apothéose avec « Paradise City », on lâche des tonnes de confettis sur le public que des petites mains se chargeront de balayer quand tout le monde aura quitté l’immeuble, des étoiles pleins les yeux.
Le rendu final est donc globalement réussi, mais avec pour –gros- bémol le son : vraiment too much. De visu, c’est ce qu’il faut, on est dans un cadre qui convient à la grosse artillerie ; confiné chez soi la relation d’intimité qu’on entretient avec la musique nous manque et on se dit que sa réalisation aurait sans doute gagné à être moins parfaite, plus proche des musiciens lesquels se donnent pourtant pleinement.
On a plus souvent le sentiment d’être assis au fond de la salle à écouter la sono et à mater les écrans.
Et on attend (encore) un nouvel album !


« Totalement rincé, je me dirige vers un bar serti de néons criards et hèle aussitôt un des commis du tavernier. Un homme parfaitement affable se dirige aussitôt à ma rencontre et notant mon accent me demande :
-Vous êtes français ? (fortiche le gars)
-Yes barman !
-Vous prendrez p’têt bien un Cognac alors ?
-Naaan, ce s’ra un whisky, j’suis pas un rappeur merde ! (en fait il est con)
Coup d’œil à la montre, faut que je choppe le « Nighttrain », le concert ayant commencé avec des plombes de retard (Axl je te hais), j’ai même pas le temps d’aller butiner les roses et mon flingue va rester dans son étui.
Welcome to the jungle qu’ils disaient… »

* le DVD propose une version instrumentale de "No Quarter" du ZEP.

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   LONG JOHN SILVER

 
  N/A



- Axl Rose (chant)
- Dizzy Reed (claviers, percussions)
- Tommy Stinson (basse)
- Dj Ashba (guitare)
- Ron 'bumblefoot' Thal (guitare)
- Richard Fortus (guitare)
- Chris Pitman (claviers, samples)
- Frank Ferrer (batterie)


- Cd 1
1. Chinese Democracy
2. Welcome To The Jungle
3. It's So Easy
4. Mr. Brownstone
5. Estranged
6. Rocket Queen
7. Live And Let Die
8. This I Love
9. Better
10. Motivation
11. Catcher In The Rye
12. Street Of Dreams
13. You Could Be Mine
- cd 2
14. Sweet Child O'mine
15. Another Brick In The Wall (part Ii)
16. November Rain
17. Objectivity
18. Don't Cry
19. Civil War
20. The Seeker
21. Knockin' On Heaven's Door
22. Nighttrain
23. Used To Love Her
24. Patience
25. Paradise City



             



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