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Michel POLNAREFF - La Vengeance Du Serpent à Plumes (1984)
Par BALDRICK le 10 Mai 2015          Consultée 2730 fois

AVERTISSEMENT : cette chronique de bande originale de film est également susceptible de contenir des révélations sur le film

Treize ans après "La folie des grandeurs", Michel POLNAREFF se voit confier la partition d'un nouveau film de Gérard Oury, "La vengeance du serpent à plumes". Cette nouvelle collaboration a de quoi allécher le chaland tant la première fut magistrale. Malheureusement, en cette année 1984, l'apogée artistique de ces deux génies appartient déjà au passé. Ainsi, malgré l'abattage de Coluche et la plastique de Maruschka Detmers, le réalisateur est loin d'avoir réussi à réitérer les miracles que furent "La grande vadrouille" et "Les aventures de Rabbi Jacob", à savoir créer un bijou de burlesque autour d'un sujet hautement sensible (le terrorisme, dans le cas présent). Cela n'a pas empêché le film d'être un succès au box-office, puis de faire le bonheur des petites chaines de la TNT. En revanche, sa BOF est toujours restée dans la confidentialité. Rien de surprenant, du reste, car son contenu n'est pas vraiment marquant.

Les 10 plages qui la composent peuvent se diviser en 4 catégories :

Le single "La belle veut sa revanche (encore et encore)" est un slow langoureux à la mélodie facile saupoudrée de saxophone sirupeux. Pas forcément désagréable en fond sonore, mais il est inutile de lui en demander plus. Avec de la concurrence comme "Still Loving You" et "Careless Whisper", on comprend que les ventes n'aient pas décollé... Ah, tiens, on me signale dans l'oreillette que Laurent VOULZY et Véronique JANNOT ont cartonné cette année-là avec "Désir, désir" ! Bon... Alors on dira que ça a dû être la faute à pas de chance ! Cette chanson se retrouvera sur l'album Incognito, un an plus tard, probablement pour permettre à cet opus de dépasser la demie-heure sans effort de composition supplémentaire...

Les musiques servant de fond sonore. "Manège Alvaro" et "Tire-fesse" sont aussi courtes qu'inintéressantes. La première citée est, comme son nom l'indique, une simple musique de manège ancien jouée à l'orgue, la seconde est un titre de muzak à la sauce mid-eighties. Toutes deux sont insignifiantes pendant le visionnage du film, et insupportables avant même la fin de la première écoute. Réjouissons-nous, pour des raisons de droits, la maison de disques nous a épargné la version d'"Only You" exécutée (c'est le cas de le dire) par les ASSIETTES PLATES, l'ancien groupe de Coluche et de Luis Rego dans le film ! Avec ses 11'30, "Rock'n'Roll Non Stop" est le plat de résistance du disque. Sauf que sa durée sur CD est démesurée par rapport à son importance dans le long-métrage. Basé sur un riff de guitare agressif, ce boogie-rock propose un solo d'orgue sympathique suivi de chorus de piano puis de gratte rockabilly agréables. Hélas, le son du synthé répondant à la guitare sur le riff est du même genre que ceux qui accompagnaient les chansons de DOROTHEE. Rageant, car il y avait moyen de faire un titre d'un autre calibre. Et je ne parle pas des quatre dernières minutes, qui ne sont que des copier-coller des premières.

Les passages destinés à poser l'intrigue et à faire sursauter le spectateur détonnent dans un tel film : utilisant synthétiseurs, séquenceurs, batterie programmée et grosses guitares, leur partition et leurs sonorités sont typiques des génériques de séries des 80's et des nanars post-apocalyptiques de l'époque ! Néanmoins, "Paris Mexique" et "Générique" ont le mérite de proposer une construction mélodique, et surtout, d'installer une ambiance beaucoup plus trouble que les images ne le laissent présager. Plus dépouillé, le bref "L'homme-squelette" tranche lui aussi avec le caractère comique du film.

Enfin, les deux plages "couleurs locales" évoquant le Mexique (pays dans lequel se déroule la deuxième moitié du film) sont jolies. Difficile de ne pas penser au générique de "La folie des grandeurs" en écoutant l'enlevé "La poursuite du serpent à plumes". Placé stratégiquement en ouverture, ce morceau est un régal car il mêle avec brio les cuivres et les cordes avec juste ce qu'il faut de basse funk et de claviers. "La danse du serpent à plumes" reprend la même mélodie, mais sans orchestre, et interprétée par de la flûte synthétisée... Heureusement, l'accompagnement guitare/percussions, et surtout, la beauté de cet air le rendent sympathique.

En bref, cette BOF est pourvue de passages agréables, mais qui ne représentent qu'à peine un quart d'heure de musique. Sachant que la totalité du disque atteint péniblement (et artificiellement) la demi-heure, cet album est à réserver aux fétichistes de Michel POLNAREFF et du film.

Note réelle : 1,5/5

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   BALDRICK

 
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1. La Poursuite Du Serpent à Plumes
2. Paris-mexique
3. Générique
4. La Belle Veut Sa Revanche (instrumental)
5. Danse Du Serpent à Plumes
6. Tire-fesse
7. Manège Alvaro
8. L'homme Squelette
9. La Belle Veut Sa Revanche (encore Et Encore)
10. Rock'n'roll Non Stop



             



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