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1988 Danzig
1990 Danzig Ii: Lucifuge
1992 Danzig Iii : How The ...
1994 4p
1996 V : Blackacidevil
1999 6 : 66 Satan's Child
2002 I Luciferi
 

- Membre : The Misfits , Samhain, Black Flag, Ministry, Prong, Queens Of The Stone Age, Ozzy Osbourne , Social Distortion
 

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DANZIG - Danzig 4 (1994)
Par RED ONE le 22 Juin 2015          Consultée 1660 fois

En 1993, DANZIG cartonne sur les ondes américaines suite à la "redécouverte" tardive du tube "Mother", et Glenn Danzig devient une véritable superstar. Il commence cependant déjà à y avoir de l'eau dans le gaz entre Glenn et Rick Rubin, qui perd petit à petit tout contrôle créatif sur le groupe. Le quatrième album de DANZIG marque alors la fin de la collaboration entre les deux hommes.
Ce quatrième LP n'avait à l'origine pas de nom, Glenn souhaitant probablement imiter LED ZEPPELIN et son célèbre quatrième album sans titre de 1971. Mais American Recordings, qui craint alors une baisse des ventes au moment même où le groupe explose dans les charts, exige que l'album possède un titre officiel. Ce sera donc "Danzig 4", tout simplement, néanmoins Glenn ne peut s'empêcher d'accoler un petit "P" discret au 4, en référence à la secte satanique des Quatre P. C'est la raison pour laquelle vous pourrez parfois trouver cet album sous le nom de "Danzig 4P" dans certaines bases de données.

Sur ce quatrième volet, DANZIG conserve encore ce son heavy très noir qui faisait tout le sel de ses trois précédents efforts. Toutefois, il fallait quand même commencer à briser la routine, et surtout casser quelque peu l'étiquette de "groupe gothique FM" que le succès tardif du single "Mother" risquait de coller à DANZIG pour le restant de ses jours. C'est avec cette idée en tête que sera composé Danzig 4, album résolument plus expérimental que les trois précédents. Glenn enregistre ici certaines pistes de voix avec un filtre, et John Christ bricole le son de ses guitares. La production du son se veut également plus novatrice, et DANZIG n'hésite pas à triturer certains titres pour aboutir à des résultats réellement surprenants : "Cantspeak" comporte ainsi des parties de "Let It Be Captured" jouées à l'envers. On entend parfois du piano, des sons industriels et électroniques se font discrètement entendre sur certains titres, annonçant déjà le déroutant Danzig 5 qui sortira deux ans plus tard. On a même droit à une sorte d'orgue évoquant presque un accordéon sur "Invocation", titre caché présent à la fin...

Globalement, Danzig 4 se veut plus posé que ses prédécesseurs, les tempos sont considérablement ralentis et DANZIG lorgne ici sur un espèce de style hybride, entre doom gothique et metal atmosphérique, avec quelques éléments de rock alternatif et de grunge. "Cantspeak" et sa jolie mélodie enivrante sont assurément l'un des moments forts de l'opus, les paroles évoquent la censure dont DANZIG a souvent été victime en raison de certaines thématiques explicites évoquées dans ses chansons. Après ce doucereux moment, DANZIG enchaîne avec le slow doom "Going Down To Die", superbe titre de 5 minutes d'une mélancolie noire, profonde et glacée, où Glenn nous déverse tout son désespoir avec une réelle émotion. Tout ça c'est vraiment pas mal, néanmoins rapidement l'album donne un peu l'impression de ronronner : "Dominion" est assez pépère, "I Don't Mind Of Pain" balance un groove certes glauque mais néanmoins trop parfait, "Stalker Song" et "Let It Be Captured" semblent réitérer sans cesse la même recette gothique un peu mollassonne. La rage made in Danzig ressuscite heureusement sur la terrifiante "Bringer Of Death", assez bluesy mais tout de même très poignante. Encore un titre fort de l'album...

La continuité stylistique avec les trois premiers albums perdure quand même : l'ouverture "Brand New God" semble faire écho à "Godless", premier titre de Danzig III, avec une structure progressive et quelques changements de tempo imprévisibles. "Until You Call On The Dark" rappellera également de bons souvenirs aux amateurs du blues gothique des deux premiers albums. On frôle cependant presque le funk sur "Son Of The Morning Star", superbe moment de rock solaire : là encore, DANZIG nous propose un titre à tiroirs, peu évident à cerner, aux variations réellement surprenantes. La guitare de John Christ s'y fait réellement sauvage, et DANZIG nous ressert ce qu'il sait faire de mieux, à savoir jongler entre le jour et la nuit, sur une musique à cheval entre la lumière et l'obscurité.
Glenn n'hésite cependant pas à nous perturber brutalement avec la sinistre "Sadistikal", oppressant moment de rock industriel. Le titre est menaçant, poisseux, assez difficile à supporter : on jurerait voir défiler devant nous un immense cortège d'esclaves enchaînés, marchant lentement au rythme des tambours de l'Enfer, s'apprêtant à comparaître devant un Lucifer moqueur et méprisant ! Impressionnant...

Soyons honnête, Danzig 4 est un très bon album de DANZIG : les ambiances sont superbes, très noires, le groupe innove et ne nous réitère pas exactement la même recette que sur les trois précédents albums, beaucoup de morceaux sont très élégants et très travaillés... Oui, mais cet album manque quand même un peu de fougue. Quelques titres nous proposent d'excellents riffs bien placés qui font plaisir à entendre, mais Danzig 4 privilégie globalement des ambiances plus feutrées et moins évidentes, ce qui nous donne au final un album un tantinet mollasson, pas toujours facile d'accès. Toutefois on ne peut que louer le désir du groupe de proposer autre chose, et quand on le compare au reste de la discographie des Américains, Danzig 4 apparaît incontestablement dans le haut du panier.

Hélas, Danzig 4 fût le dernier album du DANZIG "classique", et dès la fin de l'année 1994, l'excellent line-up responsable des 4 premiers albums n'allait pas tarder à disparaître. Chuck Biscuits fût le premier à quitter le navire dans les semaines qui suivirent la sortie du LP. Il sera alors remplacé par Joey Castillo. John Christ et Eerie Von resteront le temps de la tournée, puis mettront eux aussi les voiles dans le courant de l'année 1995. Plus rien ne serait jamais comme avant au royaume de DANZIG...

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   RED ONE

 
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- Glenn Danzig (chant)
- John Christ (guitare)
- Eerie Von (basse)
- Chuck Biscuits (batterie)


1. Brand New God
2. Little Whip
3. Cantspeak
4. Going Down To Die
5. Until You Call On The Dark
6. Dominion
7. Bringer Of Death
8. Sadistikal
9. Son Of The Morning Star
10. I Don't Mind The Pain
11. Stalker Song
12. Let It Be Captured
13. Invocation



             



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