Recherche avancée       Liste groupes



      
ELECTRO / INDUS  |  STUDIO

Commentaires (1)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

1988 Danzig
1990 Danzig Ii: Lucifuge
1992 Danzig Iii : How The ...
1994 4p
1996 V : Blackacidevil
1999 6 : 66 Satan's Child
2002 I Luciferi
 

- Membre : The Misfits , Samhain, Black Flag, Ministry, Prong, Queens Of The Stone Age, Ozzy Osbourne , Social Distortion
 

 Site Officiel (269)

DANZIG - Danzig 5 : Blackacidevil (1996)
Par RED ONE le 26 Juin 2015          Consultée 1261 fois

Et ce fut la catastrophe. Un instant de recueillement s'il vous plait...

R.I.P. DANZIG Mk1 (1987-1995).

Petit rappel des faits : durant les derniers mois de l'année 1994, le line-up originel de DANZIG commence à se désagréger. Chuck Biscuits (batterie) est le premier à partir, rapidement remplacé par Joey Castillo. John Christ (guitare) et Eerie Von (basse) s'en vont une fois la tournée Danzig 4 achevée, dans le courant de l'année 1995. L'excellente formation responsable des chefs d'oeuvre "Mother", "She Rides", "On Her Black Wings" ou encore "Dirty Black Summer" n'est plus. Hélas, les jours sombres sont désormais devant nous ! Eh oui car malheureusement, les futures incarnations de DANZIG ne parviendront jamais à égaler la classe et la majesté du DANZIG original. Si quelques uns des albums produits par Glenn Danzig à partir de 1995 comportent heureusement quelques sursauts de génie remarquables, globalement cette deuxième partie de la discographie du groupe américain fait relativement pitié lorsqu'on la compare aux 4 joyaux noirs de la période précédente. Et pour notre plus grand malheur, l'abominable Danzig 5 de 1996, alias Blackacidevil, en est le pire exemple.

Comment décrire un tel caca sonore ? On a bien du mal à trouver ses mots face à tant de laideur. Quel est le principal problème ici ? Il suffit de lancer la lecture de la première piste, "7th House", pour comprendre : de l'electro très laide, des sons industriels horribles, très peu de guitare, et surtout la voix de Glenn Danzig passée à la moulinette d'un filtre ridicule. Le heavy metal gothique et noir des 4 premiers opus a ici disparu au profit d'une espèce d'infecte soupe electro/indus absolument grotesque. Manque de bol, Glenn aime tellement sa nouvelle confiture d'excréments qu'il a décidé de l'étaler SUR LA TOTALITE DE CET ALBUM. Danzig 5 est une infâme purge, sur laquelle Glenn fait réellement n'importe quoi : n'est ce pas une horrible tentative de mauvais rap qu'on entend sur le titre "Blackacidevil" ? Sont-ce quelques intonations doom maladroites que l'on devine sur "See You All Were" et sur "Hint Of Her Blood", noyées sous une grossière couche de mauvaise electro ? Mon Dieu que c'est nul. Des voix féminines faussement érotiques se font entendre de manière tout à fait horripilante sur la pathétique "Serpentia", torture auditive interminable.

Y a-t-il au moins quelque chose à sauver de cette abomination ? Eh bien, curieusement... oui. "Sacrifice", unique single tiré de Danzig 5, sauve un peu les meubles avec ses sonorités metal indus rappelant brièvement les grandes heures de MINISTRY. Mais c'est hélas bien maigre. La guitare bluesy de "Come To Silver" nous rappellera bien quelques agréables souvenirs mélancoliques issus des premiers albums, néanmoins ces jolis accords sont rapidement enterrés sous d'horribles arrangements electro tout à fait honteux. Des hectolitres de sang coulent déjà de nos oreilles lorsque surgit "Hand Of Doom", inattendue reprise de BLACK SABBATH qui n'est finalement pas si mauvaise que ça. Certes les paroles ne sont pas exactement les mêmes, les effets électroniques gâchent un peu tout, mais le feeling originel de la chanson semble respecté. Bon, soyons honnête, on ne l'écoutera pas non plus tous les jours. Le rythme technoïde de "Powers Of Darkness" se laisse enfin apprécier quelques secondes, hélas Glenn saccage tout avec ses sempiternels filtres vocaux immondes. Le piano de la piste finale, "Ashes", semble sonner comme un soulagement : la délivrance n'est pas loin... Et voilà, c'est fini. C'était Danzig 5, et c'était vraiment de la merde.

Evidemment, on ne met pas bien longtemps à deviner que Blackacidevil est avant tout un projet solo de Glenn Danzig, et qu'aucun véritable "groupe" n'a participé à l'enregistrement de ce bousin. Joey Castillo, successeur de Chuck Biscuits, contribue néanmoins aux quelques rares parties de batterie de cet album. Josh Lazie, remplaçant officiel d'Eerie Von, est responsable de quelques lignes de basse sur "Sacrifice". Glenn débauchera par la suite Tommy Victor (PRONG) pour tenir la guitare durant la tournée, mais aucun guitariste n'est réellement crédité sur l'album à l'exception du vieux pote Jerry Cantrell (ALICE IN CHAINS) et du méconnu Mark Chaussee (FIGHT) pour quelques prises additionnelles. C'est quand même assez misérable.

La première réaction face à cet horrible album est celle d'un rejet immédiat, car nul être normalement constitué ne peut décemment apprécier quelque chose d'aussi hideux. La seconde réaction est celle d'un long questionnement, doublée d'un profond abattement. Même la pochette originale de cet album, sorte d'infâme photomontage rougeâtre, est d'une laideur absolue. Que Glenn Danzig veut-il réellement nous dire ici ? Qu'il a appris à se servir d'un ordinateur ? Que la techno c'est top délire méga groove ? Ne devrait-on pas voir plutôt dans ce véritable foutage de gueule une sorte d'album anti-"Mother", un disque volontairement puant conçu pour faire taire ceux qui doutaient encore de l'intégrité artistique de DANZIG suite à son succès sur MTV quelques années plus tôt ? Hélas, le résultat est d'un tel niveau de nullité qu'on a bien du mal à y voir une provocation intelligente. Et bien sûr, dans les années qui ont suivi, Glenn Danzig a joué la mauvaise foi en prétendant qu'il l'avait fait exprès. C'est un peu facile.

Surprise : Danzig 5 remporte le titre ô combien prestigieux de PIRE album de toute la carrière de Glenn Danzig. Comble de l'ironie, cet album sera réédité en 2000 avec une pochette différente et... 3 titres supplémentaires. Comme si la torture n'avait pas été assez suffisamment douloureuse. Au secours !

A lire aussi en INDUS par RED ONE :


MINISTRY
Relapse (2012)
Je vous le concède, la pochette est laide...




MINISTRY
Double Tap (2012)
Cette fois, ça tabasse très dur !


Marquez et partagez





 
   RED ONE

 
  N/A



- Glenn Danzig (caca boudin, vomi, diarrhée sanglante)
- +
- Joey Castillo (un peu de batterie)
- Josh Lazie (quelques lignes de basse)
- +
- Jerry Cantrell (des trucs de guitare)
- Mark Chaussee (d'autres trucs de guitare)
- Joseph Bishara (des claviers)


1. 7th House
2. Blackacidevil
3. See All You Were
4. Sacrifice
5. Hint Of Her Blood
6. Serpentia
7. Come To Silver
8. Hand Of Doom
9. Power Of Darkness
10. Ashes



             



1999 - 2019 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod