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DOOM METAL / GOTHIQUE  |  STUDIO

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1988 Danzig
1990 Danzig Ii: Lucifuge
1992 Danzig Iii : How The ...
1994 4p
1996 V : Blackacidevil
1999 6 : 66 Satan's Child
2002 I Luciferi
 

- Membre : The Misfits , Samhain, Black Flag, Ministry, Prong, Queens Of The Stone Age, Ozzy Osbourne , Social Distortion
 

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DANZIG - Danzig 777 : I Luciferi (2002)
Par RED ONE le 11 Juillet 2015          Consultée 1195 fois

Au tournant des années 2000, la traversée du désert de DANZIG semble se poursuivre. Les penchants de Glenn Danzig pour l'indus bas de gamme continuent de diviser fortement la critique, et les ventes d'albums plongent de façon vertigineuse. Comme pour conjurer le sort et revenir à des valeurs sûres, Glenn convoque ses anciens camarades Steve Zing et London May afin de reformer brièvement SAMHAIN le temps d'une tournée en 1999. Le nouveau guitariste de DANZIG, Todd Youth (ex-MURPHY'S LAW), est d'ailleurs embauché à cette occasion pour remplacer l'ancien guitariste de SAMHAIN Pete "Damien" Marshall, qui tourne désormais avec Iggy Pop.
Malgré ce "retour aux sources", il n'est évidemment pas question d'abandonner DANZIG, qui reste un nom bien plus vendeur que celui de SAMHAIN. C'est donc entouré d'un tout nouveau line-up que Glenn s'attelle à l'enregistrement du septième LP studio de DANZIG au début des années 2000. Outre Todd Youth à la guitare et le fidèle Joey Castillo derrière les fûts, on retrouve encore un nouveau bassiste en la personne d'Howie Pyro.

I Luciferi, alias Danzig 777, voit finalement le jour en 2002, et c'est un disque assez miraculeux. Après la catastrophe Blackacidevil (1996) et les maladresses de Satan's Child (1999), on est assez heureux de voir DANZIG revenir à des sonorités metal bien plus affirmées. Oh bien sûr, de l'indus il y en a toujours ici ("The Coldest Sun" notamment, assez réussie), néanmoins on ne peut que constater le grand retour en fanfare d'arrangements heavy raffinés et très bien écrits. Des sonorités qui n'auraient pas dépareillé sur les albums de la période "classique" de DANZIG, c'est à dire la glorieuse époque 1988-1994. Amateurs du DANZIG gothique et classieux des origines, pourfendeurs de la déchéance électronique que fût Danzig 5, vous risquez d'être agréablement surpris par ce septième DANZIG qui sera le dernier album de Glenn à être affublé d'un numéro fantaisiste.

Après une introduction sinistre et angoissante ("Unendlich"), DANZIG nous balance une grosse baffe metal bien bien dark avec l'excellente "Black Mass", superbe pièce de heavy industriel glauque et poisseux. Ce début est réellement surprenant de qualité, DANZIG n'a pas composé de titre aussi réussi depuis... au moins 1994. Toutefois tout n'est pas parfait, et la production assez foutraque du son (notamment de la batterie) plombe un peu l'ensemble. Le son groovy et bluesy des premiers DANZIG ressurgit ensuite sur l'excellente "Wicked Pussycat", premier single tiré de l'album. Glenn Danzig s'essaie ici à une forme de chant proche du rap, une tentative bien plus convaincante que celle à laquelle nous avions déjà eu droit sur le titre "Blackacidevil" en 1996. Le tout forme un gros magma gothique et gluant, très prenant. Pas mal.
La suite est tout aussi convaincante, malgré une production pas toujours optimale. En dépit de la persistance de sonorités industrielles assurant la continuité logique avec les deux albums précédents, Danzig 777 lorgne davantage sur le doom metal que sur l'indus : "Liberskull", aux riffs sabbathiens bien fichus, est un morceau doom solide, qui s'impose sans conteste comme l'un des meilleurs moments de l'opus. L'influence de BLACK SABBATH est également perceptible sur "God Of Light" ainsi que sur le titre final "Without Light, I Am". La mélancolie lancinante de "Dead Inside", superbe ballade sombre et dépressive, nous rappelle encore une fois d'agréables souvenirs du début des années 1990. C'est vraiment sympa. On retrouve le même genre d'ambiances sur la superbe "Angel Blake", autre pépite noire délicate. Glenn y ressort sa plus belle voix romantique, propice à faire tomber en pâmoison toutes les succubes des 666 abysses de l'Enfer.

Bon alors du coup, qu'est-ce qui cloche ? Eh bien malheureusement, I Luciferi manque sensiblement de liant. Certes la qualité d'écriture est incontestablement de retour, et Glenn renoue à plusieurs reprises avec l'inspiration sur de nombreux titres. Mais les ambiances sont un peu répétitives, aucun morceau fort ne se dégage réellement de l'ensemble, à l'exception peut être de "Black Mass" et de ses gros riffs puissants. Le reste est certes bien écrit, mais on a parfois tendance à s'ennuyer, l'ensemble peine à décoller réellement. Il y a par ailleurs quelques titres de remplissage, ce qui était évidemment prévisible. On est ainsi guère convaincu par le gros metal industriel sans finesse de "Kiss The Skull", qui évoque presque une marche militaire. Le chant de Glenn n'y est heureusement pas détestable. Même constat sur "Halo Goddess Bone", aux riffs assez poussifs. La production générale d'I Luciferi est par ailleurs assez décevante, on l'a déjà évoqué plus haut, même si elle ne dénature pas sensiblement les compositions les plus réussies de l'opus. Toutefois un mixage moins rugueux aurait peut être aidé cet album à être plus abouti.

Ne soyons toutefois pas trop durs. Avec I Luciferi, DANZIG retrouve une certaine fraîcheur. Le retour à des sonorités heavy metal plus fidèles à l'esprit DANZIG des origines est heureux, et il faut saluer l'effort admirable de Glenn Danzig qui renoue ici avec une certaine forme de qualité, laquelle faisait encore pas mal défaut à Satan's Child. L'album suivant, Circle Of Snakes (2004), confirmera ce regain d'inspiration salutaire, sans pour autant céder à la facilité.

Danzig 777 n'est donc clairement pas un indispensable de la discographie des Américains, mais ce n'est toutefois pas un mauvais album. Il contient quelques pépites oubliées du répertoire de Glenn, dignes d'être redécouvertes avec intérêt. À vous de juger.

Note réelle : 3,5/5.

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   RED ONE

 
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- Glenn Danzig (chant)
- Todd Youth (guitare)
- Howie Pyro (basse)
- Joey Castillo (batterie)


1. Unendlich
2. Black Mass
3. Wicked Pussycat
4. God Of Light
5. Liberskull
6. Dead Inside
7. Kiss The Skull
8. I Luciferi
9. Naked Witch
10. Angel Blake
11. The Coldest Sun
12. Halo Goddess Bone
13. Without Light, I Am



             



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