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SPARKS - Whomp That Sucker (1981)
Par ARP2600 le 30 Décembre 2015          Consultée 2018 fois

Avant de commencer, il faut bien être conscient qu'il m'est absolument impossible de donner une note de moins de trois à un album avec une telle pochette et intitulé « Cogne ce crétin ». Même s'il était aussi indigent que Terminal Jive, ce qu'il n'est pas, ce disque-ci présenterait déjà une criante supériorité à l'emballage.

Mais soyons un peu sérieux, juste un instant. 1981 voit un retour manifeste des Sparks au rock. Il s'agit toujours de new wave, mais beaucoup plus dynamique et sexy, qui rappelle le bon vieux temps de Kimono My House et Propaganda. Les frères Mael retrouvent également sur Whomp That Sucker une belle inventivité au niveau des textes. De quoi être rassuré sur leur état de forme. En fait, outre le simple délire, c'est peut-être ce que veut faire passer cette thématique de la boxe : ils ont retrouvé la majeure partie de leur punch.

Cette fois, les Mael ne cachent plus l'identité de leurs partenaires. Finie la petite période surproduite avec Moroder et Faltermayer. Le relais a été passé à Mack, certes également lié à Moroder, mais plutôt connu pour son travail d'ingénieur/producteur en pop-rock, par exemple avec ELO et QUEEN. Le groupe s'est également étoffé des guitaristes Bob Haag et Leslie Bohem, ainsi que du batteur David Kendrick (1), et est de fait redevenu une vraie formation de rock, au son plus ferme que sur les précédents. Si Ron Mael reste bien évidemment très présent aux claviers, c'est sans doute l'album le moins électronique de leur série new wave.

Dès les premières notes du disque, on a compris. Sans exagérer, « Tips for teens » est une des meilleures chansons des SPARKS, délirante, à la fois lourde et virevoltante, avec la voix de fausset de Russell Mael qui assure le show, oui, c'est vraiment pour ce genre de choses qu'on aime ce groupe, avec cette histoire de conseils pour les ados délicieusement ironique.

Ironique, l'album l'est du début à la fin, plus encore peut-être que Progaganda, ou alors de façon plus évidente. Autant le dire, la plupart des chansons parlent de femmes, de façon parfois douteuse, mais en y regardant bien, les hommes sont sans doute autant si pas plus tournés en ridicule dans tout ça. Ainsi, celui qui a perdu sa précieuse petite amie, celui qui a commis l'erreur d'épouser une martienne, celui qui a une femme trop protectrice, le chasseur qui se fait tirer dessus par sa compagne. Oui, il se passe beaucoup de choses dans ce disque, où on parle encore des fans imitant une vedette (présentement nommée Nastassia), d'un homme au visage tellement parfait que personne ne l'aime et qui finit par se le mutiler en tentant de se suicider, sujet horrible mais présenté de façon si innocente, sans parler de ce qui se passe... à l'étage.

Si « Tips for teens » est sans doute la meilleure du lot, la plupart des autres ont tout de même une musique bien solide. « Funny Face » et « I married a martian » rappellent un peu Terminal Jive, mais en mieux, surtout vu les textes. On retrouve de toute façon un certain éclectisme « mais pas trop », comme en 74. « Tips for teens », « Upstairs » et « Wacky women » sont délicieusement dansantes ; « Where's my Girl » est plutôt funky ; « Don't shoot me » est plus carrée, rapprochons-là, une fois de plus, de QUEEN ; « Suzie Safety » est très douce et « That's not Nastassia » est simplement un rock bizarre dont ils ont le secret. Les sonorités étant assez constantes, cela nous donne avant tout une agréable diversité rythmique.

On l'aura compris, j'ai un faible pour Whomp That Sucker, à mon avis un de leurs meilleurs albums, peut-être le meilleur après Kimono My House. À conseiller sans réserve à tout amateur de rock supportant quelques synthés new wave, de préférence en lisant les paroles. La même équipe (cinq musiciens plus Mack) allait récidiver l'année suivante avec une suite honnête, nommée... Angst in My Pants.

(1) Ces trois musiciens sont en fait un « backing band » californien recruté par les frères Mael, alternativement nommés Bates Motel et Gleaming Spires.

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- Ron Mael (claviers, synthétiseurs)
- Russel Mael (chant)
- Leslie Bohem (basse, choeurs)
- Bob Haag (guitare, choeurs)
- David Kendrick (batterie)
- Mack (programmation des synthés)


1. Tips For Teens
2. Funny Face
3. Where's My Girl
4. Upstairs
5. I Married A Martian
6. The Willys
7. Don't Shoot Me
8. Suzie Safety
9. That's Not Nastassia
10. Wacky Women



             



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