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- Style : A-ha, Depeche Mode

DURAN DURAN - Pop Trash (2000)
Par ERWIN le 22 Janvier 2016          Consultée 867 fois

Mais que c'est dur ! Que c'est douloureux ! Absolument, il m'est aussi difficile d'écrire une bafouille sur un disque à l'orée du 21ème siècle sur les fab five de DURAN DURAN, cela n'intéresse personne, la situation est déséspérée alors pour nos rock stars. Imaginez un peu le pandemonium : le désarroi est total, Warren et Nick restent aux commandes alors que Simon, traumatisé par le départ de son pote de drague John Taylor, est en pleine grève de stylo. La valse des maisons de disques n'arrangent évidemment rien ! Pourtant, il faut retourner au charbon, on a une entreprise à faire tourner  !

Dans les bonnes surprises, nous avons tout d'abord les relents industriels sur "Hallucinating Elvis", qui nous sortent bien des ambiances habituelles du groupe; on pourrait crier au génie si le morceau était plus couillu, ce n'est pas le cas mais reste étonnant de leur part. Plus traumatisant, la rythmique de "Last days on earth" voit les icônes de la new wave tourner hard rockeurs, ou presque. Quelle surprise d'autant que la chanson jouxte certains aspects mélodiques des compositions du divin chauve de Vancouver Devin TOWNSEND, imaginez le truc ! Une petite merveille. "Playing with uranium" tente de surfer sur cette même vague, mais sans la moindre vibration cette fois hélas. D'ailleurs en l'absence d'un tailleur batteur, c'est le frangin Gregg Bisonnette, un des cadors du hard rock - SATRIANI - qui martyrise les fûts, pas surprenant du coup.

"Lava lamp" répétitive et pas mélodique pour un sou, propose aussi une autre approche de la musique. Le moins qu'on puisse dire est que nos musicos tentent, expérimentent toujours, et ne se reposent pas sur leurs lauriers défraîchis de sex symbol à la retraite. Cela manque toutefois de couilles pour réussir à marquer l'auditeur, on tourne un peu en rond sans libérer ou attirer l'oreille. On traite aussi des addictions, cela prend la forme d'une nana hé ! "Lady xanax" devient une ode à la solitude que seul les anxiolitiques et antidépresseurs parviennent à contrer. La gratte bien agressive sur le refrain donne une identité presque hard rock. Et la voix de Simon fait le reste; très chouette. On remarquera plus loin la jolie dynamique de "Mars meets Venus", efficace, carrée, presque simpliste mais porteuse de belles idées.

"The sun doesn't shine" est un slow lambda peu mémorable qui rappelle les intonations de Bryan ADAMS meet the BEATLES. On sent d'ailleurs l'influence toujours présente des scarabées sur la mignonne "Pop trash movie" ainsi que sur "Starting to remember", c'est flagrant. C'est le joli refrain romantique de "Someone else not me" servira de single, avec la certitude qu'une compo pareille ne pourra faire un flambard sur la jeunesse des 2000, c'est foireux d'avance ! Quel mauvais calcul !

D'après Nick Rhodes, cet album fut le plus dur à mettre en boîte de sa carrière. Au final, il recèle pourtant de bonnes surprises pour qui se laisserait tenter par un album de loosers en fin de carrière. Pas simple d'en arriver là ! Mais il faut tâcher de rebondir, alors tous les moyens sont bons. Allez faites-vous une faveur et écoutez au moins "Last day on earth" ! Donnez donc une chance aux DURAN !

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   ERWIN

 
  N/A



- Simmon Le Bon (chant)
- Nick Rhodes (claviers)
- Warren Cucurrollo (guitare)


1. Someone Else Not Me
2. Lava Lamp
3. Playing With Uranium
4. Hallucinating Elvis
5. Starting To Remember
6. Pop Trash Movie
7. Fragment
8. Mars Meets Venus
9. Lavy Xanax
10. The Sun Doesn't Shine Forever
11. Kiss Goodbye
12. Last Day On Earth



             



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