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Joseph HAYDN - Symphonie N°67 (kraemer) (1775)
Par CHIPSTOUILLE le 27 Juin 2016          Consultée 423 fois

Contrairement à MOZART qui fut forcé de renoncer à ses ambitions Sturm Und Drang par son public et par son père, il semble que Joseph HAYDN se soit acquitté des désirs de son mécène avec moins de frustration. Marc Vignal parle d’elles comme de cas-limite, les symphonies 66 à 69 n’ont en effet plus qu’un rapport faible avec la période dont elles semblent vouloir se démarquer. Le biographe les range pourtant dans la période Sturm Und Drang, aux prétextes que celles-ci ne disposent pas encore de flûte dans leur orchestration ainsi que de quelques œuvres contemporaines qui n’avaient pas encore tourné la page. Le recrutement du flûtiste Zacharias Hirsch le 1er Avril 1776, poste laissé vacant depuis 1771, marque en effet un tournant dans l’orchestration des symphonies de HAYDN qui n’avaient que très peu utilisé cet instrument jusque là (1).

La symphonie n°67 ne possède donc pas de flûte dans son orchestration, et si elle se rapproche des n°66, 68 et 69, c’est avant tout d’un point de vue qualitatif. Tourner le dos aux rythmes syncopés, aux tonalités mineures (2), aux grands intervalles et plus généralement aux émotions à fleur de peau n’empêche pas le symphoniste de faire preuve d’originalités, avec un S. A l’opposé de la symphonie n°55 (le maître d’école), s’il y a en effet une symphonie du répertoire de HAYDN qui méritait un surnom du fait de sa singularité, c’est cette superbe symphonie n°67.

Le premier mouvement en effet, s’annonce en 6/8, un rythme très commun dans la musique celtique et plus généralement folklorique (3), mais qui l’était beaucoup moins dans la musique classique viennoise. HAYDN en refera généreusement usage aux abords de 3 de ses 12 symphonies londoniennes. Outre le rythme, la façon dont les notes sont pointées tout au long du mouvement, donnant un aspect sautillant au tout, distingue la symphonie. Cela n’est pas sans rappeler la préparation empressée du repas introductif dans l’allegro du midi (n°7). Cette façon particulière de jouer les notes, se retrouve tout au long de l'oeuvre.

L’adagio quant à lui, est l’un des premiers exemples de mouvement lent aux variations multiples et fortement réussies chez HAYDN. Ses notes sont toujours enlevées, avec cette-fois un touché plus délicat. Cette approche très féline, rappelle l'épisode du chat dans la neige, que HAYDN évoquait à l’un de ses premiers biographes (4). L’adagio de cette symphonie n°67, probablement composé durant l’hiver 1775, semble être la meilleure illustration sonore de cet animal qui sitôt les coussinets habitués au froid, semble dans le second thème, ronronner de plaisir. La reprise finale du thème « avec le bois de l’archet », un effet que RADIOHEAD vient de reprendre en 2016, donne des sonorités étouffées similaires à celles du pizzicato. Cette conclusion confère une petite touche d’originalité supplémentaire à la symphonie.

Mais HAYDN fait encore mieux dans le trio confiné au creux du menuet. Le trio est en réalité un duo de violons jouant la même mélodie à des tonalités différentes, sur corde unique et avec sourdine, l’un des deux étant sous-accordé (corde de sol en fa). L’ensemble sonne presque comme une vielle à roue, le quasi-unisson ainsi formé permettant les variations élégantes que la vielle avec son ou ses bourdons constants ne peut se permettre. Le menuet par ailleurs, énergique, relance la symphonie de plus belle. On ne s’enthousiasmera peut-être pas autant sur le finale. Le mouvement, entraînant et mélodique, fait le job, sans rivaliser avec les meilleurs épisodes équivalents du compositeur. Son manque d’originalité rompt en quelque sorte le contrat implicite jusqu’alors établi dans les trois premiers mouvements. A noter toutefois que le thème premier, festif, laisse rapidement place à un second thème plus solennel qui s'avère plus marquant.

Qu’à cela ne tienne, vous me direz, tant que le vin est bon, et il l’est. C’est même avec une certaine frustration que l’on n’appliquera pas la note maximale ici. La symphonie n°67 faisant en effet suite à l’excellente n°68, toute aussi orpheline en matière de surnom. Surnoms qui seraient amplement mérités dans un cas comme dans l’autre. 4 ou 5, c’est finalement affaire de préférence personnelle. On terminera sur l’évocation de cet album magique, le meilleur possiblement pour découvrir les symphonies de Joseph HAYDN, qui déroule avec Majesté 4 symphonies en marge des plus enregistrées du compositeur, ce qui ne les a pas empêché d'avoir du succès en leur temps (5). 22, 26, 67 et 80, 4 numéros enchanteurs que Nikolas Kraemer couche sur un disque exceptionnel, à la direction de l’orchestre philharmonique de la BBC.

(1) Cette utilisation rare, sera cependant parfois remarquée, cf. l’adagio magique de la symphonie n°41.
(2) HAYDN y reviendra, cf. symphonies 78, 80 ou 83.
(3) Chez OPETH aussi, la mesure en 6/8, bien qu’elle ne soit pas systématiquement employée, est une composante majeure qui fait leur singularité.
(4) A partir de 1799, Joseph HAYDN fit la connaissance de Georg August Griesinger, par l’entremise de sa maison d’édition, Breitkop & Härtel. Il lui expliqua sa méthode de composition scénarisée qu’il employait pour ses symphonies (cf. chronique de la symphonie n°22, le philosophe). De ses échanges nous restent l’évocation d’un voyageur pour les Amériques ou d’un chat jouant dans la neige. On ne sait dire à quelles symphonies se réfèrent ces deux exemples.
(5) Aux dires de Marc Vignal, la symphonie n°67 de HAYDN aurait influencé au moins 2 autres symphonies, l'une de PLEYEL datant de 1789 (B. 140) et l'autre de KOZELUCH (P. 4). Nous reviendrons dans une chronique dédiée sur l'évidente parenté qui lie la symphonie n°80 à la quarantième de MOZART.

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- Nikolas Kraemer (direction)
- Bbc Philharmonic


- symphonie N°67 En Fa Hob I:67
1. Presto
2. Adagio
3. Menuetto - Trio
4. Finale: Allegro Di Molto - Adagio E Cantabile - Al



             



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