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POST POP  |  E.P

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- Style : Blue Öyster Cult, Uriah Heep, Black Sabbath

GHOST - Popestar (2016)
Par LONG JOHN SILVER le 27 Septembre 2016          Consultée 1821 fois

L’archange de la lumière fut déchu, puis banni par Dieu le père et par-delà la fracture il convint qu’il lui fallait aller devant les hommes, s’incarner, fonder son Église. Lui aussi. Aussitôt dit aussitôt fait. Mais une fois son avènement proclamé, que remarqua-t-il ? Que tout n’était que cacophonie. Une cacophonie savamment orchestrée certes, mais une cacophonie tout de même. Que le monde était aux mains de puissants psychopathes, que ceux-ci régnaient en engendrant la peur, usant de fidèles larbins en charge d’administrer les hordes de pleutres qui le peuplent. De Dieu bon et miséricordieux, point, en revanche. Ce dernier restant aux abonnés absents. « Deus In Absentia »* tirait cet amer constat. C’est donc par la conjonction d’une nuit de pleine Lune couplée à une éclipse de ce même astre**, que GHOST a poursuivi son sombre destin, publiant son nouvel EP, répondant subtilement au titre de Popestar. L’Antéchrist ne manque ni d’à-propos ni d’humour.

Encore moins de suite dans les idées alors qu’il nous refait le coup du EP post album et qu’il s’agit à nouveau d’un recueil dominé par des covers. Si ce n’est qu’à cette occasion son morceau phare est une création originale. « Square Hammer » a de quoi interpeler si on ne se fie qu’aux apparences, forcément trompeuses. On se dit de prime abord qu’il s’agit là d’un rebus, non retenu pour l’excellentissime Meliora. Vils sots que nous sommes. Nul n’est besoin de nombreuses écoutes pour en devenir accro, parce que sa formule est foutrement vicieuse. D’apparence Heavy Metal, on ne tarde pas à remarquer que le martèlement (carré) de la caisse claire enfonce inlassablement le même clou et que son thème de synthé, vite repris par les guitares, n’a pas grand chose à voir avec les canons hardos. Imaginez ces dernières en retrait, une grosse reverb, un son de tambour de machine à laver, voire une boîte à rythmes et on tape en plein dans la New Wave à la sauce ULTRAVOX.

D’où la suite chipée dans un répertoire mêlant références Post Punk, Synth Pop et Electro. « Nocturnal Me » donne dans le culte, ECHO & The BUNYMEN étant un groupe qui a plus fait rosir l’intelligentsia que le grand public. La force du malin étant de bouffer à tous les râteliers. Ça permet de faire passer la pilule « I Believe » de SIMIAN DISCO MOBILE, dans une version tout aussi respectueuse de l’original que la précédente, si ce n’est qu’on l’a dépouillée de ses beats programmés et ornée d’une note de piano introductive comme conclusive qui nous ramène à « Echoes » de PINK FLOYD. S’ensuit un « Missionary Man » de EURYTHMICS, totalement en phase, où on a conservé le solo d’harmonica et les vocalises féminines, mais où on a imprimé une ambiance lugubre, soit un traitement proche de celui affligé au « Here Comes The Sun » des BEATLES qui figurait en titre bonus sur le premier opus. Cependant l’archange maléfique se sent bien solitaire pour le coup, il aimerait bien que le grand barbu vêtu de blanc vienne lui rendre visite, au point que le voilà de retour en Suède, dans son pays d’origine afin de revisiter la Bible selon IMPERIET. Un groupe clairement anti-impérialiste, vantant le collectivisme. Pire qu’une incongruité pour l’oligarchie qui commande, le comble de l’hérésie. « Bible » est un titre fastueux qui aurait carrément pu surgir du répertoire de MARILLION si on se fie à la copie rendue par GHOST.

GHOST délivre ces cinq hosties digestives alors que les sessions du futur LP sont déjà calées pour le début de l’année 2017, histoire de nous garder à l’œil. Inutile de jauger ce EP à l’aune du somptueux Meliora, il n’en a nullement la prétention. Il s’agit à nouveau d’une récréation, comme ce fut le cas avec If You Have Ghost. Si ce n’est que celle-ci se révèle être mieux encadrée, s’apprécie sur la longueur en bouche, délivre ses fragrances assassines au fur et à mesure. Au point que le Créateur en personne finisse par sortir de sa liturgie pour avouer avoir envie d’en finir avec ses créatures. Brrrrr….

*Titre de clôture de l’album Meliora
** Véridique, Popestar est sorti le 16 septembre 2016, à la fois nuit de pleine Lune et d’éclipse totale

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   LONG JOHN SILVER

 
  N/A



- Papa Emeritus Iii (famous last words)
- 5 Namelesses Ghouls (the time machine)


1. Square Hammer
2. Nocturnal Me
3. I Believe
4. Missionary Man
5. Bible



             



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