>Boîte à demandes>Historique du site
>Parallhits>Statistiques
>FAQ>Liens
>L'équipe du site>Facebook
  
  

Recherche avancée       Liste groupes



    
DÉJÀ PUBLIÉES


[-] 2026
7 titres hors-tubes pour découvrir GENESIS
Par MARCO STIVELL
Le 13 Mars 2026

Pop - 7 des meilleures chansons du XXIème siècle
Par MARCO STIVELL
Le 01 Mars 2026

Rock – Les 7 meilleures chansons du 21ème siècle
Par K-ZEN
Le 26 Février 2026

7 morceaux pour les gouverner tous
Par GEGERS
Le 17 Février 2026

The Cure ou le bonheur d'être triste
Par RICHARD
Le 10 Février 2026

7 chanteurs du béton
Par GEGERS
Le 04 Février 2026

Hard Rock - Les 7 meilleures chansons du 21ème siècle
Par GEGERS
Le 26 Janvier 2026

Made in France - 7 titres essentiels du 21ème siècle
Par RAMON PEREZ
Le 18 Janvier 2026

Sept performances d'exception immortalisées en vidéo
Par MASTERFAN
Le 14 Janvier 2026

Folk - Les 7 meilleures chansons du 21ème siècle
Par GEGERS
Le 09 Janvier 2026

Le jardin secret d'Indochine
Par RICHARD
Le 03 Janvier 2026
The Cure ou le bonheur d'être triste
Par RICHARD le 10 Février 2026 Consulté 770 fois

The Cure et la tristesse, ceci à bien y réfléchir sonne bon le pléonasme. En effet, dans la culture populaire, peu de projets artistiques sont autant associés à ce sentiment que le groupe emmené depuis toujours par son charismatique leader Robert Smith. Synonyme de subtil romantisme pour les plus conciliants de ses adeptes ou de morbidité caricaturale pour ses plus fervents détracteurs, The Cure n’est heureusement pas qu’un bloc monolithique.Bien évidemment, cet aspect n’est que l’un des nombreux visages exposés par les Anglais mais il n’en constitue pas moins une réalité tangible. L’entité de Crawley a le plus souvent assumé sa part sombre et tourmentée. A travers ces mots et ces notes, ce sont presque cinquante années d’une mélancolie prégnante qui vous contemple. Alors, préparez vos mouchoirs !


THE CURE
Faith
1 - The Funeral Party

A l’image de Faith l’album dont il est extrait, ce morceau tout en claviers maussades se caractérise par son ambiance minimaliste et éthérée. L’auditeur se surprend à avoir la gorge serrée car à travers ces quatre minutes de spleen cotonneux, il s’imprègne doucement de toute la mélancolie que diffuse le groupe. Si ce titre est très personnel pour The Cure puisqu’il se nourrit des doutes existentiels de son leader, de la mort et de la maladie qui frappent les membres de sa famille ainsi que de celle de Tolhurst le batteur, il n’en demeure pas moins universel par les thèmes douloureux abordés.


THE CURE
Japanese Whispers
2 - Lament

Robert Smith est un peu le Janus de la new-wave, capable qu’il est à partir de cette compilation sortie à la fin de l’année 1983 de présenter un visage avenant, très dans l’ère du temps et un autre volontiers plus triste. C’est ici le cas avec le mélancolique "Lament". Il côtoie ainsi effrontément le jazzy "Love Cats" et le sautillant synthpop "The Walk". Aux paroles sibyllines ("Waving With A Last Vanilla Smile") viennent se greffer un son de guitare aérien qui deviendra rapidement la marque CURE et une voix plaintive comme exsangue qui donnent à l’ensemble un aspect éminemment émouvant.


THE CURE
Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me
3 - A Thousand Hours

Si The Cure manie le plus souvent le spleen avec idéal, il lui arrive parfois de frôler le carton rouge. "A Thousand Hours" n’est pas loin en effet de l’exclusion de terrain. Avec son piano romantique que ne renierait pas Richard Clayderman et ses synthés 100 % glucose cœur sur toi, il pourrait laisser sceptique. Et pourtant, il contient sans conteste l’une des plus belles envolées vocales de toute l’histoire de The Cure. Le cœur justement se serre très fort lorsque Smith hurle face au vent sa prière sans espoir. La guitare vous transperce elle aussi de toute sa morosité communicative. Oui, pendant combien de temps encore puis-je pleurer ainsi ? Oui, vraiment.


THE CURE
Disintegration
4 - Untitled

Les choses sont ainsi faites. On oublie parfois que Smith est aussi un excellent parolier. Ce morceau qui est assurément l’un des meilleurs du projet est là pour le rappeler opportunément. Le temps qui use un couple. L’autre qui devient irrémédiablement un fantôme. L’amertume qui prend le dessus lorsque tout est fini. Tout ceci The Cure le revêt avec l’élégance d’un son de guitare encore une fois des plus touchants. Il deviendra la matrice de la future Dream Pop. Si le temps ne peut être retenu, Smith semble lui essayer de maintenir ses notes au plus près de lui avant de les relâcher pour qu’elles s’envolent et en deviennent des souvenirs.


THE CURE
Join The Dots
5 - This Twilight Garden

Robert Smith aime toujours comme au premier jour de sa rencontre adolescente sa femme et sa muse Mary. L’Anglais a toujours également prêté beaucoup d’attention à la qualité des faces B de ses singles. Les deux réunis donnent donc ce superbe titre sorti en 1992 en face B du single sous hélium "High". L’amour, encore et toujours L’auditeur se retrouve ainsi enveloppé par ces mots tout simples et tout justes qui parleront naturellement aux grandes tiges sensibles. Il reçoit également sans déplaisir sur la tête comme une pluie d’étoiles ces notes soyeuses de claviers et ces arpèges cristallins de guitare. L’amour, c’est beau, et parfois bien triste.


THE CURE
Bloodflowers
6 - The Loudest Sound

The Cure même un peu à contre courant des modes a compris que moins on en expose et plus on en dit. A l’orée du nouveau millénaire, les Anglais à travers ce morceau se montrent certes avares en mot mais toujours aussi riches en émotions. La tristesse demeure à jamais pour eux et pour nous un espace accueillant et familier. C’est pourtant l’heure pour le bilan inconfortable et lucide de toute une vie. Il se fera au rythme d’une guitare tour à tour aquatique et tranchante et d’effluves electro d’un autre temps qui martèlent comme un cœur qui lui non plus ne désire pas cesser de battre.


THE CURE
The Cure
7 - Going No Where

Robert Smith a toujours accordé le plus grand soin au morceau qui refermait chacun de ses albums. A la tempête électrique qui irrigue cet opus vient subtilement s’opposer ainsi pour ses trois dernières minutes une mélancolie résignée. Alors, oui, il y a incontestablement un effet Charentaises tout confort car on y est bien dedans, mais ce "Going No Where" avec cette guitare acoustique et cette voix comme emplie de lassitude, de fatalisme éternel redessinent encore une fois avec succès les contours fragiles d’un univers unique.

The Cure ne sont ni un guide caricatural pour visiter les cimetières, ni un clown blanc grotesque. Les Anglais se présentent tout simplement à nous comme de talentueux peintres qui utilisent le plus souvent avec succès une palette émotionnelle de couleurs tristes qui réussissent à être par bonheur en pleine résonance avec le commun...des mortels. The Cure suit en ce sens finalement Victor Hugo qui écrivait que "la mélancolie, c’est le bonheur d’être triste" et inversement.

Le 24/02/2026 par DEJAVU

Je suis étonné (Lisez déçu) qu'aucun titre de "Seventeen Seconds" ne figure sur la liste, pourtant RICHARD a qualifié cet album d'ode à la tristesse dans sa sublime chronique.

Le 14/02/2026 par BLERODOCUS

Cold sur Pornography
The Drowning Man
Plainsong

Le 12/02/2026 par LOGAN KOWALSKY

S'il y a bien un groupe qui m'aura suivi toute ma vie, c'est bien The Cure. je suis né en 71. (Avec Suzanne Véga, si je veux être parfaitement honnête.) Et pourtant je suis plutôt un métalleux.
Mais le groupe de Robert Smith c'est le bonheur, la tristesse et comme le titre le dit si bien le bonheur d'être triste.

Le 11/02/2026 par CLANSMAN57

Pas super envie de me décarcasser pour trouver sept titres spleenesques chez les Cure, mais je me permets juste de citer "Apart" que l'on entend sur "Wish".
Ce que j'aime ce titre! Une vraie merveille mélancolique.
Allez, je cite encore "Endsong" du petit dernier, bien hypnotique.



             



1999 - 2026 © Nightfall.fr V5.0_Slider - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod