>Boîte à demandes>Historique du site
>Parallhits>Statistiques
>FAQ>Liens
>L'équipe du site>Facebook
  
  

Recherche avancée       Liste groupes



      
VARIÉTÉ FRANÇAISE  |  STUDIO

Commentaires (15)
L'auteur
Acheter cet Album
 

 

- Style : Serge GAINSBOURG, Hubert Felix THIEFAINE, Gérard MANSET

Alain BASHUNG - Play Blessures (1982)
Par MARCO STIVELL le 9 Janvier 2026          Consultée 124 fois

Il fallait avoir de sacrés testicules pour sortir un album pareil en plein accès à la gloire. Alain BASHUNG, pour les Français et depuis un an à peine, c'est "Gaby Oh Gaby" et son saxophone rutilant, ou bien "Vertige de l'Amour" au même chant crooner mais un peu plus classe. En tout cas, tout en pratiquant la méthode originale d'écriture selon Boris Bergman, l'album Pizza était encore accessible. Serge GAINSBOURG, après avoir collaboré avec Jacques DUTRONC, vient encore proposer ses services et tout est chamboulé ! Deux taciturnes qui finiront par s'entendre.

GAINSBOURG pratique l'écriture mécanique à fond, et BASHUNG trouve des mélodies tout aussi décalées. L'album est coloré jusqu'à sa pochette, avec le fameux gilet que Bashung a piqué à Bergman puisque rien n'allait pendant la séquence photo. Image kitsch mais qui fonctionne à merveille pour ce disque étrange mais jouissif, le vrai magma sonore d'un chanteur qui prend son public à revers par le col mais sans chercher à jouer au plus fort, quitte à provoquer son suicide commercial !

Ce album courageux débute avec "C'est Comment Qu'on Freine" et sa nappe de clavier-mellotron sur deux notes, son rimshot de l'espace, et l'impression de foncer dans une prose hypnotique qui désarçonne, allant bien avec l'esprit new-wave très personnalisé. La preuve avec "Scènes de Manager" juste après, le genre de jeux de mots à la GAINSBOURG bien travaillé. On termine d'ailleurs le bal fou avec "Trompé d'Erection" et sa guitare rockabilly jubilatoire, puisque BASHUNG n'a (on ne le dira jamais assez) point décidé de renier ses amours de la musique à papa.

Au milieu de tout ça, des standards comme "Lavabo" et "Martine Boude", exceptionnels et qui seront souvent joués en concert, le brumeux "Volontaire" et le splendide "J'croise aux Hébrides". Bergman a finalement droit à un peu de place avec "Junge Männer" et un peu de dialecte alsacien pour changer de l'allemand et bien s'accorder avec la nouvelle décennie 'froide' musicalement. Dommage simplement que "Prise Femelle" se contente de faire écho à "C'est Comme Qu'on Freine" brièvement, sans développer davantage. Pour le reste, Play Blessures le maudit est un essentiel de BASHUNG, de la pop française en général.

A lire aussi en VARIÉTÉ FRANÇAISE par MARCO STIVELL :


BARBARA
Madame (1970)
Barbara psychédélique et conceptuelle




WEEK-END MILLIONNAIRE
Retour De Croisiere (1992)
Les Toulousains s'offrent un dernier voyage


Partager





 
   A.T.N.

 
   MARCO STIVELL
   NANAR

 
   (3 chroniques)



- Manfred Kovacic (synthétiseur, piano, saxophone)
- Boris Bergman (paroles)
- Serge Gainsbourg (paroles)
- Alain Bashung (chant, guitare)
- Olivier Guindon (guitare)
- Roland Panza (guitare)
- François Delage (basse)
- Philippe Drai (batterie, percussions, harmonica)


1. C'est Comment Qu’on Freine
2. Scènes De Manager
3. Volontaire
4. Prise Femelle (instrumental)
5. Martine Boude
6. Lavabo
7. J'envisage
8. J'croise Aux Hébrides
9. Junge Männer
10. Trompé D'erection
11. Strip Now
12. Bistouri Scalpel
13. Procession (instrumental)


             



1999 - 2026 © Nightfall.fr V5.0_Slider - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod