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Trisomie 21
Chapter Iv - Le Je-Ne-Sais-Quoi Et Le Presque Rien
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le 06 Janvier 2026 par RICHARD

J'espère KEMPSIR (la nouvelle mention de Siouxsie vous a sans doute trahi :) ) que ces quelques lignes caustiques vous ont fait du bien. Il n'y a qu'un seul point où je vous rejoins totalement. C'est ce côté ridicule qu'ont les frères Lomprez depuis leurs débuts à dire qu'ils n'ont jamais été influencés par les figures majeures de la scène cold-post punk. Est-ce raisonnable de tenir ce genre de propos lorsque l'on nomme ses morceaux "La Fête Triste" ou "Il se Noie" ? Sur ce plan, l'influence de Robert Smith est patente. Pour le reste, et c'est de l'ordre du subjectif, l'influence qui me semble la plus prégnante est quand même celle de New-Order, influence que l'on ressent encore dans les dernières productions. L'alliance de l'électronique et de l'électrique est naturellement l'aspect le plus évident (cf le superbe "Million Lights"). Je vous trouve et ceci est naturellement légitime quand même un peu dur avec ce projet. Si on fait un bond en arrière de 40 ans, on trouve objectivement très peu de groupes français proposant cet univers. Cet aspect "expérimental" qui est quand même la constante ligne directrice, on peut peut-être le trouver dans des projets du type de Norma Loy, Déficit des Années Antérieures, Clair Obscur ou Vox Populi ! et Trisomie 21 n'a sans doute pas à rougir de ses premières années . Puis quant au look que vous évoquez dans la vidéo de l'INA, je suis surpris par votre propos car le propre de l'esthétique post-punk à ses débuts, c'est aussi de ne pas avoir de look marquant, d'être une personne lambda. Les lunettes de Lomprez ne sont pas dans l'absolu aussi disqualifiante que le pantalon de Robert Smith remonté jusqu'aux seins façon Chirac ou les boots blanches de Dempsey.

le 06 Janvier 2026 par THE FUNERAL PARTY


Vous reprendrez bien un Cure pastiche, fait par des petits bourgeois ! ?
Oui, on vous propose une cold wave française nordiste eigties où la batterie aurait été remisée au placard pour être remplacée par une boîte à rythmes baignant dans une new wave "Seventeen Seconds"-esque, "Movement"-esque !, "Kaleidoscope"-essue !. Avec les mêmes traits de basse Chorus-esque, ça vous va ?
TRISOMIE 21 Ce groupe de nerds avait donné un de ses premiers concerts à Lille en 1980. Ce soir-là, outrés d'avoir été comparés à CURE, JOY DIVISION et consorts, inconnus à leurs oreilles, ils auraient acheté les albums de ces groupes le jour d'après, les auraient écoutés avant de les enfermer dans un coffre à jamais.
Vierges de toute influence, c'est leur motto (défense de rire), ils répètent depuis inlassablement n'avoir été influencés par quiconque. Et puis, ils précisent que le nord de la France à Denain est un lieu proprice à ce type de musique 'so desolate', à l'instar de Manchester et de Liverpool... Plait-il ? ! Les frères Lomprez, Philippe et Hervé ont sorti leur premier disque en 1983 respectivement à 23 et 21 ans.
Certes, leur parallèle avec JOY DIVISION s'arrête là car Hooky et Sumner sont issus de la classe ouvrière: Curtis est de la classe moyenne, tout comme Robert Smith à Crawley. À Denain, les frères Lomprez sont issus de leur propre aveu de la petite bourgeoisie. Hervé a pu partir étudier à Paris, pour être un jour ingénieur son dans le cinéma. Ils n'étaient pas destinés à suivre la voie ouvrière, dans une usine de la sidérurgie. Ils ont pu grandir dans une maison individuelle avec grenier pour les répétitions. Si leur premier mini-lp était très new wave minimaliste, low-fi, ils changent leur fusil d'épaule deux ans après à l'automne 1985, au moment d'enregistrer ce [i]Chapter IV[fi]. Entre-temps, ils ont dû voir the CURE en concert à Bruxelles ou à Lille en 1984 et être marqués, à tout jamais, par l'interprétation magistrale de "A Forest" avec un Robert Smith au sommet de son art, avec guitares et basse Chorus envoûtantes jouées dans un train roulant à cent à l'heure. All alone. A l'écoute de [i]Chapter IV[fi], on se dit que Hervé Lomprez a glané une ligne de basse Cure-esque en écoutant un soundcheck de Cure à l'AB ou à l'Espace Foire. La voix de Philippe est comme celle de Robert Smith dans un registre plus grave, nimbée dans un écho. Again again and again ... devirnt into my arms, into my arms.. Pour la boîte à rythmes, ils n'ont pas sollicité Doktor Avalanche et ses tempos rapides. Ici, on est dans l'ambiance "Fade To Grey" de VISAGE. Il y a chez les frères Lomprez une technique de l'emprunt, poussée à son paroxysme. Où tout l'abécédaire cold-wave est convoqué.
Il est assez étonnant de voir de belles notes pour une musique qui copie et recopie. Et les mêmes mettent des notes minimes à des chef-d'oeuvre pionniers comme Join Hands. La France est un pays où l'amateur rock lambda aime les choses faciles avant tout. Les mêmes devaient sans doute danser sur OMD et "Electricity" au lieu de s'extasier sur KRAFTWERK et "Radio Activity".
Les frères Lomprez se réclamaient de noms comme Edith PIAF et NEW ORDER dans un document INA de 1984. Il faut les voir, avec leur look passe-partout d'expert-comptable avec lunettes à grosse monture. Rédhibitoire. 'Devenir gris" à Denain, près de Valenciennes...

le 12 Mars 2025 par RICHARD


Je me suis toujours demandé si sur le plan artistique, les Nordistes n'avaient pas déjà tout dit durant les années 80. Quelle décennie fabuleuse ! Jusqu'à 'Works' compris, les frères Lomprez sont vraiment dans une démarche originale, atypique. Il y a indubitablement un son, une identité Trisomie 21 et l'album que tu as chroniqué K ZEN en est le parfait exemple. Si on ne peut naturellement faire aucunement l'impasse sur le culte 'The Last Song' qui importe tout sur son passage, je me suis là encore toujours demandé si LE morceau de cet album ne serait pas plutôt en définitive le superbe 'Nightflight'. Il représente l'ADN Trisomie 21. Ce chant fragile, comme en équilibre, ces expérimentations électroniques qui percutent la tête et toujours cette guitare acide en embuscade. Écouter ce morceau à un volume poussé à fond ou au casque la nuit procure exactement la même sensation : une sorte d'étourdissement sonore. Trisomie 21 avec cet album conforte son statut de groupe culte des univers sombres et à l'écoute de ces neuf titres, on comprend aisément pourquoi. Magistral !














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