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MUSIQUE CONTEMPORAINE  |  B.O FILM/SERIE

L'auteur
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CHRONIQUES

B.O FILMS/SERIES

1984 ★★★★  NausicaÄ De La Vallee Du Vent
1986 ★★★★  Le Chateau Dans Le Ciel
1988 ★★★★  Mon Voisin Totoro
1989 ★★★★★  Kiki La Petite Sorcière
1992 ★★★★★  Porco Rosso
1997 ★★★★★  Princesse Mononoké
2001 ★★★★★  Le Voyage De Chihiro
2004 ★★★★  Le Château Ambulant
2008 ★★★★★  Ponyo Sur La Falaise
2013 ★★★★★  Le Vent Se Lève

B.O JEUX-VIDÉO

2011 ★★★★★  Ni No Kuni Wrath Of The White ...
ÉQUIVALENCES

Joe HISAISHI - Kiki La Petite Sorcière (1989) ★★★★★ 
Par EMMA le 17 Mai 2025          Consultée 2040 fois

Après Mon Voisin Totoro et au cœur de cette constellation de grands titres issus de l'univers d'Hayao Miyazaki, paraît Kiki La Petite Sorcière. Ce n'est peut-être pas le plus percutant, bien loin d'un univers fantastique, mais l'on aime à s'y réfugier, si séduisant que l'on voudrait se retrouver à l'intérieur, et la bande originale n'est pas étrangère à cet effet tant elle est vivante. Avec sa grâce discrète et son sens inné de la lumière, elle épouse et sculpte le film, portée par la sensibilité poétique de Joe HISAISHI. Chaque morceau est une bouffée d'air, une pulsation, un battement d'ailes, déborde de douceur et d'une joie profondément communicative.

La scène d'ouverture, image d'un champ vert qui s'étire jusqu'à l'horizon et cette brise qui caresse l'herbe installe d'emblée l'univers du film, dans une simplicité sublimée qui concourt à une sensation d'apaisement. Les premières notes de musique s'en mêlent. "On A Clear Day" s'installe et l'on sent que ce sera un voyage léger, lumineux, suspendu dans une clarté bienveillante. Ecrit en tonalité majeur, ce morceau évoque une valse. Les phrases montantes et descendantes s'enlacent, chantantes, fluides. Le tempo pulse, chasse les nuages, illuminé par les flûtes et hautbois. Une ouverture orchestrale aérée et sublime.

Dans "Departure", le piano prend les devants, entouré de cordes et tisse une texture riche. Ces notes, mélancoliques et émotives, sont le vertige du départ. Ce thème sera d'ailleurs repris plus tard avec "Osono's Favor". Les cordes y sont somptueuses, amples, soyeuses. À la fois douce, mélancolique et contemplative, il y a, dans cette musique, quelque chose de profondément humain et enveloppant. Un sentiment de chaleur, de tendresse tranquille, presque maternelle. C'est une musique contemplative, chaleureuse et tendre, et ainsi nous plongeons dans l'histoire de Kiki une jeune sorcière qui quitte le nid, sur son balai, avec le ciel et l'océan pour seul horizon. Naïve et pétillante, elle s'élance dans l'apprentissage de soi. La beauté de ce film, comme celle de sa musique, se niche dans les recoins, chaque détail autant que chaque note dégage un bien être fou. "A Town With The Ocean View" c'est la découverte, la liberté, l'émancipation, l'euphorie du moment. La musique, calme, ondoyante, fluide suit les mouvements du paysage que Kiki découvre. On voit les toits rouges, la mer, le ciel, l'orchestration se fait caresse, on plane. À la moitié du morceau, les cordes piquées et les vents s'invitent pour insuffler une joie enfantine, pétillante, un frisson d'émerveillement. Une nouvelle vie commence.

Cette bande originale, HISAISHI la colore de sonorités occidentales. Accordéons, mandolines, valses douces, l'instrumentation occidentale évoque une ville côtière d'Europe. "Flying Delivery Service" prend des allures de carte postale en mouvement : mandoline, rythmes libres, élégance discrète. "Starting the Job" avec ses notes piquées et ses arpèges toutes en simplicité traduisent un enthousiasme presque naïf. C'est vif, frais, bondissant. Et quand Kiki s'affaire au quotidien du travail dans "The Baker's Assistant", HISAISHI nous livre une musique dans la même veine, joyeuse, descentes mélodiques, puis montées, crescendos, comme pour s'émerveiller de la beauté du quotidien et c'est communicatif. On pourrait presque sentir l'odeur du pain chaud.

L'écriture musicale fait sourire et dans "Surrogate Jiji", HISAISHI s'amuse. Piano comique, enfantin, motifs répétitifs, textures sonores quasi cartoon ou vieux jeu vidéo au même titre que "Jeff" mais là l'accordéon prend le relais dans une valse malicieuse qui reprend le thème principal et l'orchestre finit par suivre. "A Propeller Drivent Bicycle" est un autre exemple de jeux de tons. Ici, la musique bondit dans tous les sens. Les percussions frappent, les vents galopent, tout semble s'emballer dans une fantaisie presque surréaliste.

Lorsque Kiki doute d'elle la musique bascule en tonalité mineur. Avec "Heartbroken Kiki" par exemple, les mélodies se font plus tendres, les harmonies se voilent. Mais, jamais de désespoir, seulement des brumes passagères. Kiki se retire pour mieux se retrouver et "Urula's Cabin" revient délicatement à la valse lumineuse de "On A Clear Day" comme un souffle retrouvé. Les notes se retirent et les silences créent un sentiment de tranquillité. Le morceau "An Unusual Painting" se démarque, elle ne commente pas, elle attire. C'est une pièce éthérée, captivante comment si la bande originale cessait un instant de raconter pour montrer. Délicate et rêveuse, elle flotte hors du temps. La musique devient peinture ou la peinture devient musique. L'orchestration, fine déploie un voile sonore sur ce moment suspendu, un peu mystique.

Au cœur de cette bande originale entièrement musicale, deux morceaux sont chantés, portés par la voix de Yumi Matsutoya. "A Message Left In Lipstick" nous renvoie au départ de Kiki de chez elle. Ici, la musique est immersive, au sein même du film. Et, comme en écho "Wrapped In Gentlness", aux allures un peu folk, guitare en main, clôt le film comme pour dire que tout va bien. De la pop légère, chantante, comme si les nuages eux-mêmes fredonnaient, entraînant et positifs.

HISAISHI nous immerge dans un émerveillement calme où chaque note semble élargir le ciel. Il n'y a aucun faux pas, tout est simple, limpide et beau, une musique orchestrale d'une extrême finesse ponctuée ici d'un jazz doux et là d'une pop légère. Comme toujours, le tandem HISAISHI Miyazaki fait des merveilles. La magie, dit le film, est celle que l'on porte soi. La musique d'HISAISHI le murmure à chaque instant, et, si l'on tend l'oreille, elle nous apprend à voler, nous aussi. Une bande originale d'une délicatesse et d'un charme irrésistible.

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LA CHRONIQUE

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  ★★★★★ EMMA


LINE-UP
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TRACKLIST
1. On A Clear Day
2. Departure
3. A Town With The Ocean View
4. Flying Delivery Service
5. The Baker’s Assistant
6. Starting A Job
7. Surrogate Jiji
8. Jeff
9. A Very Busy Kiki
10. Late For The Party
11. Osono’s Favor
12. A Propeller Driven Bicycle
13. I Can’t Fly !
14. Heartbroken Kiki
15. To Ursula’s Cabin
16. An Unusual Painting
17. The Adventure Of The Freedom
18. The Old Man’s Push Broom
19. Rendez-vous On The Push Broom
20. A Message Left In Lipstick
21. Wrapped In Gentlness


             



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