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2025 Songs No One Will Hear
 

2012 Lost In The New Real
 

- Membre : Arjen Anthony Lucassen's Star One, Ayreon

Arjen Anthony LUCASSEN - Songs No One Will Hear (2025)
Par BRADFLOYD le 24 Novembre 2025          Consultée 525 fois

Quatrième album solo d’Arjen Anthony LUCASSEN, treize ans après l'excellent Lost In The New Real et trois ans après la réactivation de STAR ONE via un Revel in Time d'excellente facture, le géant batave nous propose un nouvel album en ce mois de septembre 2025 intitulé Songs No One Will Hear. Est-il nécessaire de présenter ce guitariste au carnet d'adresses monstrueux, capable de fédérer dans ses différents projets la crème des musiciens et chanteurs en vue de proposer à un public conquis d'avance ses opéras-rock sur des thématiques science-fictionnesques et philosophiques ? Je suppose que non. J'invite cependant tout amateur de belle musique qui ne serait pas affranchi à se pencher sur les albums sortis sous les noms de AYREON, STREAM OF PASSION, GUILT MACHINE, STAR ONE, AMBEON, VENGEANCE, GENTLE STORM ou sous son propre nom pour se faire une idée assez précise de qui est le bonhomme, lequel revendique ses influences jusque dans le titre d'une de ses chansons "Pink Beatle In A Purple Zeppelin". En bref, que du très bon et du très lourd.

Alors, qu'en est-il de cette dernière offrande ? Déjà, nous sommes en pays de connaissance par le son et les intervenants, habitués de l'univers de LUCASSEN : Irene Jansen et sa sœur Floor, Robert Soeterboek, Marcela Bovio, Joost van den Broek, Ben Mathot et Jeroen Goossens. Et, comme d'habitude, LUCASSEN pense à son public. Cet album, assez court puisqu'il ne dure, pour les parties hors narration, que 47 minutes, bénéficie d'un packaging soigné, en disque seul avec narration, ou triple CD plus blu-ray dans un 'artbook' contenant, outre la version avec narration, la version sans narration pour ceux qui souhaiteraient n'écouter que la musique ainsi que quatre titres bonus, dont "Die Young", une reprise de BLACK SABBATH époque DIO (le titre original peut s'écouter dans l'album Heaven and Hell), sans parler de la version instrumentale de l'album, celui-ci pouvant être écouté en version 5.1 Surround Mix et High Resolution Audio Mix sur le disque blu-ray.

Je mentionnais les narrations : pleines d'humour, elles permettent d'introduire chacune des chansons par l'entremise de Mike Mills qui s'était déjà fait remarquer dans les projets AYREON, notamment cet entrelacs de voix dans "The Day That The World Breaks Down" qui ouvrait The Source. En l'espèce, il joue le rôle d'un podcaster agité qui commente les événements de la fin du monde. Quelques exemples ?

D'accord, donc vous avez sans aucun doute entendu la nouvelle - il y a un énorme bâtard de météorite enflammé géant qui se dirige directement vers la Terre (End of the World Show).
Cinq mois, les amis. Cinq mois avant que notre planète ne devienne un cendrier cosmique (End of the World Show)
Je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer qu'il y en a quelques-uns, euh… comment pouvons-nous les appeler, "négationnistes d'astéroïdes" ? (The Clock Ticks Down)
Il est difficile de trouver des points positifs dans tout cela, mais au moins nos dirigeants mondiaux corrompus et notre élite riche sont tout aussi sensibles à tout cela que vous et moi (Goddamn Conspiracy).
Une petite référence à AYREON : Vous savez, un homme sage a dit un jour (j'oublie lequel exactement) - "Pas de vêtements déchirés, pas de cuillère en argent, vous êtes tous pareils quand l'extinction approche !".... et mon gars, il avait raison (Goddamn Conspiracy).
Au moment où l'algorithme comprendra comment monétiser l'Apocalypse, nous serons tous de la poussière d'étoile (Shaggathon)
Si vous avez accès à l'électricité et un toit au-dessus de votre tête, considérez-vous comme chanceux (We’ll Never Know)
Des rapports arrivent du soi-disant "Dr Slumber". Retraite "Sanctuary Island", et les amis, ça a l'air sympa. Les gens là-bas dansent, chantent et... vivent. Cela me fait vraiment penser à tout le temps que nous avons perdu ici dans les villes en nous sentant malheureux (Just Not Today).

Vous l'avez compris, l'histoire relate les cinq derniers mois de la Terre face à la menace imminente de la chute d'une météorite avec l'examen, dans chacune des chansons, des sentiments qui peuvent envahir l'espèce humaine face à ce péril, à savoir la panique, la dénégation et les théories du complot, l'impuissance et la fatalité, l'hédonisme et la folie, le regret, l'échappatoire et finalement l’acceptation avant l'ultime morceau avant impact qui explore tant la colère que la douleur, la paix et l'acceptation. Musicalement, l’album oscille entre metal progressif et rock prog plus atmosphérique, dans le plus pur style AYREON. D'ailleurs, ce disque aurait été sorti sous ce nom que je n'en aurais pas été surpris. Il possède largement plus cet ADN que le raté Transitus et fait partie de ces albums qui en deviennent indispensables à force d'écoute. En fait, la différence se fait au niveau de la voix principale qui est celle de son auteur, appuyée par les chœurs des sœurs Jansen, notamment Irene, contrairement à AYREON qui multiplie les interventions vocales diverses. Seule "Our Final Song" permet d'entendre d'autres chanteurs et chanteuses (Robert Soeterboek et Marcela Bovio) tandis que "We'll Never Know" introduit la voix toute en puissance de Floor Jansen en chanteuse principale. Cette ballade est un des points forts de l'album. Autre différence avec AYREON, l'absence de son pote Ed Warby à la batterie au profit de Koen Herfst. Par ailleurs, violon, violoncelle, vielle à roue et flûte apportent parfois une dimension intimiste et folky sur la voix de LUCASSEN. On y retrouve des inspirations à la JETHRO TULL ("Our Final Song") tout de suite orientées vers le son à la DEEP PURPLE (Goddamn Conspiracy), sans compter la filiation avec son précédent solo dans l'inspiration et le traitement parfois psychédélique rendant hommage aux grands anciens ("Dr. Slumber's Blue Bus").

Clairement une réussite que cet album, plutôt court, d’Arjen Anthony LUCASSEN, qui trônera dans ma discothèque aux côtés des plus belles réussites d'AYREON et fera l'objet de nombreuses écoutes à l'avenir. Il semble que l'inspiration de notre batave favori soit de retour, les trois ans de pause lui ayant fait le plus grand bien. Un bon 4/5 des familles sans état d'âme pour cette nouvelle offrande.

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   BRADFLOYD

 
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- Arjen Anthony Lucassen (chant, guitares, basse, claviers)
- Irene Jansen (chant)
- Floor Jansen (chant)
- Mike Mills (narration)
- Jurriaan Westerveld (violoncelle)
- Jeroen Goossens (flûte)
- Ben Mathot (violon)
- Koen Herfst (batterie)
- Patty Gurdy (vielle à roue)
- Marcela Bovio (chant)
- Robert Soeterboek (chant)
- Joost Van Den Broek (orgue hammond)


1. End Of The World Show
2. The Clock Ticks Down
3. Goddamn Conspiracy
4. The Universe Has Other Plans
5. Shaggathon
6. We’ll Never Know
7. Dr. Slumber’s Blue Bus
8. Just Not Today
9. Our Final Song


             



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