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 Dark Minimal Project Bandcamp (487)

DARK MINIMAL PROJECT - Pleasure Is A Sin (2025)
Par STREETCLEANER le 22 Décembre 2025          Consultée 555 fois

En 2023, le groupe nordiste DARK MINIMAL PROJECT avait sorti son second album de synthpop/darkwave : Ghost of Modern Times, un album solide et généreux qui révélait le talent de mélodiste du duo. Ce duo a travaillé sans relâche depuis pour ce nouveau Pleasure is a Sin, paru fin septembre 2025. Il a entre-temps également tourné (avec de nombreuses dates) en France, Belgique et Allemagne. Et, preuve s'il en fallait que l'album n'a pas laissé indifférent cette scène musicale, il a ouvert pour des groupes dont la notoriété n'est plus à prouver, comme les Allemands de Das ICH ou les Canadiens de PSYCHE (parmi les plus connus). Et le graal - pour un groupe si jeune - c'est de voir certaines de ses compositions remixées par des personnalités, notamment "Perversion" par Patrick CODENYS de FRONT 242 ou le titre bonus de ce nouvel album, "Schlafen !"*, par Bruno KRAMM de Das ICH, un remix d'ailleurs bien dans les codes du groupe germain.

Dire que Pleasure is a Sin est l'album de la maturité semble être une phrase un peu facile mais c'est bien le cas ici. Guillaume VDR avait promis une suite encore meilleure et il faut avouer que le pari est réussi. Il est toujours hasardeux de sonder les esprits mais l'impression qui se dégage est celle d'un duo plus à l'aise, qui joue ce qu'il aime, qui s'affranchit encore de ses influences, même si elles se font sentir par moments (DEPECHE MODE notamment, perceptible sur le plus calme et empreint de spleen "So Far Away" qui se termine de manière étonnante comme un instrumental). Et puis le groupe, qui a porté son regard vers l'Allemagne et la Belgique, contrées bien établies en ce qui concerne la darkwave, synthpop et styles assimilés, en y jouant en festival, a pu signer chez un label allemand de musique électronique, Infacted Recordings ; "Schlafen !", chanté dans la langue de Goethe, ne semble pas venir de nulle part.

Le duo, toujours accompagné par Peter Rainman (mixage, production), délivre des sonorités plus dures, avec une électronique qui lorgne plus vers l'Allemagne et les pays du Nord ("Schlafen !" ; ou "In My Veins" par exemple aux colorations EBM). Toutefois cette nouvelle inclinaison ne travestit en rien ce qui rendait le groupe attachant ; d'ailleurs peu importe au fond cette nouvelle orientation - qui n'est pas si dépaysante en fin de compte, le groupe lillois nous offre une belle collection de titres qui ont tous la particularité d'accrocher l'auditeur avec une facilité du diable. Du single "Staring Away" qui ouvre cet album jusqu'à la fin avec "Schlafen !", la fonction 'skip' ne sera pas utilisée. Pour ma part, l'enchaînement de "In My Veins" à "Frozen Times" inclus avoisine le sans-faute. Clairement, il faut le répéter, les mélodies ou les structures rythmiques parfaitement calibrées pour danser en concert font mouche et chaque nouvelle écoute qui bonifie l'album porte un éclairage plus évident sur le soin apporté aux arrangements de chaque titre ("Promised Land", "Spoke To The Devil", "So Far Away", "Frozen Times", "Times Run Out" notamment s'insinueront avec une perversité déconcertante dans vos neurones).

En parlant de facilité du diable de la musique, les paroles et thèmes ne sont pas en reste. Si la pochette révèle une mise en scène des anges Lucifer et Gabriel, nombre de textes sont logiquement imprégnés d'une certaine noirceur, d'épreuves à surmonter, où la chute, le plongeon est toujours une voie qu'on ne peut écarter; voire une voie plausible. Après tout, la grande chute ("The Great Fall") n'est autre que celle du Diable auquel on voudrait bien parler ("Spoke To The Devil"). La descente aux Enfers semble n'être qu'une forme de choix inévitable, hypnotique, irrésistible, que cette descente subisse l'attraction du vice et de la tentation ("Blanc & Noir", "Give Me An Angel"), des addictions en tout genre ("In My Veins"), du questionnement identitaire et de sa place dans ce monde ("This City"), du temps qui passe...

Chose sur laquelle on s'accordera, les 12 titres révèlent un album homogène en qualité, chose de plus en plus rare de nos jours à l'heure du streaming et des playlists. Ecouter un album dans son intégralité devient pratique incongrue pour beaucoup. Et sur Pleasure is a Sin nulle tentation de zapper des titres, les 45 minutes de l'album défilent sans qu'on s'en rende compte. Cet album est assurément d'une efficacité redoutable.

• Pourquoi titre 'bonus' ? qui n'est pas sur le CD ou vinyle ... ce titre est solide, peut-être un ajout de dernière minute ? (le titre est toutefois disponible si on achète l'album sur Bandcamp)

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   STREETCLEANER

 
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- Guillaume Vdr
- Ange Vesper


1. Staring Away
2. In My Veins
3. Promised Land
4. Spoke To The Devil
5. So Far Away
6. Frozen Times
7. Blanc & Noir
8. This City
9. Times Run Out
10. Give Me An Angel
11. The Great Fall
12. Schlafen ! (bonus Track)


             



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