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MUSIQUE ÉLECTRONIQUE  |  LIVE

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CHRONIQUES

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1978 ★★★★★  Does It Live

MICHAEL ICEBERG - Does It Live (1978) ★★★★★ 
Par NANAR le 19 Janvier 2026          Consultée 99 fois

Michael Iseberg est l'un des promoteurs oubliés de la musique électronique. Après une activité de vendeur de pianos et d'orgues Wurlitzer, il a commencé à la fin des années 1960 à se produire en public, dans des stations de ski et des restaurants. Au fil du temps, il acquérait différents claviers et synthétiseurs et, à partir d'avril 1976 jusqu'à la fin des années 1980, se produisait régulièrement, sous le nom de scène Michael ICEBERG, à la Tomorrowland Terrace du parc Disney World à Atlanta, juxtaposant durant ses spectacles compositions originales, reprises d'airs célèbres et démonstrations techniques. La première trace discographique en est cet album, enregistré en juin 1977 et publié l'année suivante afin de célébrer la centième semaine d'ouverture de Disney World. Il y avait également une dimension visuelle non négligeable à ses concerts, à base de miroirs plaqués sur une pyramide au-dessus de la scène (qui rappelle un peu la pyramide en plexiglas utilisée par CERRONE puis TOTO) puis de vidéo projections.

Privé des images, le résultat sur disque n'est pas des plus convaincants. Les compositions originales constituent clairement le plus grand attrait de cet album. Michael ICEBERG fait preuve sur les onze premières minutes d'un bon sens de la progression mélodique. Puis, des minutes quatre à huit de la seconde face, il développe un beau thème électronique avec des mélodies emphatiques, sur un texte du producteur Robb Royer, un genre de "Fanfare" – c'est sous ce titre que sera repris le morceau sur certains albums suivants. Les sonorités sont envoûtantes et l'imitation de mandoline au Chamberlain (un clavier électro-mécanique à bandes, ancêtre du Mellotron) au début de l'album est originale. On peut regretter le manque de charisme du chant de Michael ICEBERG qui double certaines mélodies mais ça n'empiète pas sur l'instrumentation – c'est moins envahissant que chez Tim BLAKE. Un peu plus tard, on trouve encore un petit thème au piano électrique, dans un style proche de VANGELIS – on pense rétrospectivement à "Memories of Green" (1980).

Le reste du programme est difficile à démêler. C'est un medley de thèmes classiques, d'airs populaires et d'effets sonores commentés par Michael ICEBERG lui-même, et c'est là que le bât blesse. Sur la moitié centrale de la seconde face, on trouve un medley de thèmes de films (La Guerre des Étoiles, Rencontres du Troisième Type) ou de bandes-sons d'attractions ("Main Street Electrical Parade" de PERREY & KINGSLEY et réarrangé par Don Dorsey, et "It's a Small World" des frères Sherman, tous deux écrits pour les besoins du Disneyland Park de Anaheim en Californie). La fin de l'album est une divagation sur l'ouverture de Guillaume Tell de ROSSINI.
Les démonstrations techniques sont concentrées à la fin de la première face et au début de la seconde. On y entend Michael ICEBERG montrer au public les possibilités du Chamberlain (dont certains sons seront réutilisées dans les banques sonores du Mellotron). Il en tire des chœurs, des cordes et des effets sonores cartoonesques divers (des cris d'animaux au rot comique), qui encadrent des interprétations électroniques de l'"Invention en Fa Majeur" de BACH ou "Norwegian Wood" des BEATLES.

Cette œuvre est frustrante car bâtarde et totalement déséquilibrée. L'aspect démo-de-matos-en-tout-genre de certains passages peut être amusant, mais cela occasionne de grosses chutes de rythme, ce qui ne met en valeur ni les thèmes originaux de Michael ICEBERG, ni son medley de reprises – pas toujours réussi: l'ouverture de Guillaume Tell est allongée à perte, et "It's a Small World" avec le gros synthé baveux sur la seconde face, comment dire... on pouvait s'en passer.

2 ½ sur 5

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LA CHRONIQUE

 > PRINCIPALE
  ★★★★★ NANAR


LINE-UP
- Michael Iceberg (claviers, synthétiseurs, voix)

TRACKLIST
1. Face 1
2. Face 2


             



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