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FOLK  |  VHS/DVD/BLURAY

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CHRONIQUES

ALBUMS STUDIO

1997 ★★★★★  12 Grandes Chansons
1998 ★★★★★  Sur Mon Canape
2000 ★★★★★  Motel Capri
2002 ★★★★  Break Syndical
2004 ★★★★★  1 La Grand Messe
2008 ★★★★★  L'Expédition
★★★★  Sur Un Air De DÉjÀ Vu
2011 ★★★★★  Que Du Vent
2015 ★★★★  Octobre
2019 ★★★★  Les Antipodes
2021 ★★★★★  Les Nuits De Repentigny
2024 ★★★★  Pub Royal

E.P

2002 ★★★★  Heures Supplémentaires

SINGLES

2011 ★★★★  Paris - Montreal
2015 ★★★★  Bye Bye Lou
2020 ★★★★★  Sous-Sol

ALBUMS LIVE

2002 ★★★★  Attache Ta Tuque
2006 ★★★★★  Les Insuccès En Spectacle
2007 ★★★★★  Au Grand Théâtre De Québec
2010 ★★★★★  En Concert Au Zénith De Paris
2020 ★★★★  L'Amérique Pleure
2022 ★★★★★  En Concert Avec L’orchestre ...

VHS/DVD/BLURAYS

2025 ★★★★  Québec/14/01/2023
ÉQUIVALENCES
Style + Membre : Jean-francois PAUZE
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LES COWBOYS FRINGANTS - Québec/14/01/2023 (2025) ★★★★ 
Par GEGERS le 12 Janvier 2026          Consultée 122 fois

"Malgré la mort, celle qui frappe et qui nous fait pleurer. Ou bien celle qui un jour, tôt ou tard, nous fauchera. Je m'accroche les pieds, ici-bas."

L'émotion est immédiate, brute, sincère. Deux ans après le décès du chanteur Karl Tremblay, les COWBOYS FRINGANTS proposent Québec/14/01/2023, film issu de leur concert donné au Centre Vidéotron de la ville de Québec, immense salle pouvant rassembler jusqu'à 18 000 spectateurs. Nous sommes ici à la fois si près et si loin de la Ripaille de Repentigny, ce bar qui a vu les quatre amis faire ensemble leurs premières armes, et bâtir une carrière qui allait les porter au-delà de toutes leurs espérances. En janvier 2023, le groupe est solidaire, harnaché au cou de son chanteur qui combat alors un cancer ne lui offrant que peu de moments de répit. S'il n'est pas question d'aller en Europe (le groupe y aura donné ses derniers shows en février 2022), le quartette poursuit bon an mal an ses activités, donnant dès qu'il le peut des concerts dans sa province. En ce janvier 2023, l'ambiance est à la fête, à l'espoir, et à l'envie de communier avec le public, de profiter de cet amour qu'il étale sur le groupe comme un baume sur ses plaies. En cette fin d'année 2025 le concert du Centre Vidéotron, filmé par de nombreuses caméras, fait ainsi l'objet d'un film réalisé par Louis-Philippe Eno, déjà à la barre sur le clip du morceau "L'Amérique Pleure" et sur le film du même nom sorti en 2021. Diffusé tout d'abord sur grand écran dans les cinémas de la Belle Province, le concert fait aujourd'hui l'objet d'une diffusion en VOD, afin de "servir la mémoire collective de la culture québécoise", dans les mots du producteur du groupe Claude Larivée.

Il aura fallu attendre 20 ans pour que les COWBOYS publient un nouveau concert en vidéo, la captation du show donné au Centre Bell, en fin de tournée pour l'album Break Syndical, datant de 2003. Et si l'on peut regretter que le show ne fasse pas l'objet d'une diffusion sur un support physique, il y a ici largement de quoi se contenter. Car les images sont belles, la réalisation cinématographique. Une émotion folle se dégage de chaque plan, dès l'entrée en scène des musiciens sur "Ici-Bas" dont la construction mélodique, toute en subtilité, laisse peu à peu place à la ferveur, l'énergie, l'explosion du public à l'arrivée de Karl Tremblay derrière le micro. Un chanteur qui, comme un titan, offre tout ce qu'il a, nourri et épaulé par l'amour indéfectible de ses camarades. Que l'on ait assisté au concert ou pas, le montage, alternant plans d'ensemble ou plus resserrés sur les musiciens, retranscrit ce joyeux bordel qui règne alors sur scène. Un concert bouillonnant, comme une explosion de vie. De la folie débridée des jeunes années persiste une espièglerie juvénile qui donne au show une saveur particulière. Ainsi, sur un "La Reine" bardé de cuivres, les facéties du bassiste Jérôme Dupras rendent l'ensemble particulièrement ludique et savoureux. Tout au long du concert, l'énergie de l'infatigable Jean-François Pauzé, les sourires permanents de la multi-instrumentiste Marie-Annick Lépine, construisent un cocon bienveillant dans lequel on se love avec délectation.

La voix de Karl Tremblay, affaibli bien qu'il semble ici incandescent, se fait parfois fragile. Autour de lui, ses camarades forment un rempart fraternel, épaulent, soutiennent, relancent. La setlist est pensée comme une traversée de l'histoire des COWBOYS FRINGANTS, sans nostalgie appuyée. Elle épouse une logique affective plus que chronologique, alternant brûlots festifs et morceaux de recueillement, comme pour rappeler que le groupe n'a jamais su choisir entre la fête et la gravité. Si les albums fondateurs sont ignorés, les albums-culte que sont devenus Break Syndical et La Grand-Messe fournissent l'ossature du concert, avec leurs hymnes repris à pleins poumons par une foule qui en connaît chaque mot, chaque respiration. "Ti-Cul", "L'Hiver Approche", "La Manifestation" ou encore "Les Étoiles filantes" surgissent comme des évidences, joués avec une intensité légèrement ralentie, parfois plus lourde, comme si chaque titre portait désormais le poids des années et des combats.

Les disques plus récents, Octobre et surtout Les Antipodes, trouvent ici une résonance particulière. Des chansons telles que "L'Amérique Pleure" ou "Les Maisons Toutes Pareilles", hantées par l'idée de perte, de désillusion collective et de fin de cycle, prennent sur scène une dimension presque prophétique. À l'inverse, les titres plus festifs tels que "La Traversée de L'Atlantique" ou "Le Shack à Hector" sont interprétés avec une urgence presque juvénile, rappelant que la fougue des débuts n'a jamais totalement quitté les COWBOYS.

Sur scène, l'interprétation évolue au fil du concert. Les arrangements sont parfois enrichis par les cuivres, parfois volontairement dépouillés, laissant la voix, même tremblante, porter seule l'émotion. Celle-ci se fait particulièrement forte sur "Pub Royal", qui voit Karl démarrer le morceau en guitare / voix, et sur le crépusculaire "Plus Rien", . A l'écoute de son chanteur, le groupe module l'intensité des morceaux, étire certains refrains, accélérant certains passages pour maintenir l'intensité.

Ce concert des COWBOYS FRINGANTS dessine le portrait sincère d'un groupe fier de son histoire et de son héritage. La setlist proposée n'est pas un best-of, mais une véritable déclaration d'amour de la formation québécoise pour son public. Comme un pacte scellé le temps d'une soirée alors que chacun, sans encore oser se l'avouer, sait qu'il assiste ici à quelque chose de très précieux, un moment à chérir. On pourrait regretter que certaines interventions de Karl entre les morceaux aient été coupées, on pourrait espérer une diffusion similaire du concert donné en juillet 2023 dans le cadre du Festival d'Été que Québec ou on pourrait savourer, tout simplement, ce film qui prolonge un peu la vie de ces COWBOYS qui auront mené, jusqu'au bout, une carrière exemplaire.

Visionner le film sur la plateforme Vimeo : CLIQUER ICI

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LA CHRONIQUE

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  ★★★★ GEGERS


LINE-UP
- Karl Tremblay (chant, guitare)
- Jérôme Dupras (basse)
- Jean-François Pauzé (guitare, basse)
- Marie-Annick Lépine (violon, accordéon, mélodica, chant)

TRACKLIST
1. Ici-bas
2. Bye Bye Lou
3. La manifestation
4. La Reine
5. L’hiver approche
6. Les maisons toutes pareilles
7. Ti-Cul
8. La traversée de l’Atlantique en 1774
9. Plus rien
10. Sur mon épaule
11. L’Amérique pleure
12. Droit devant
13. Paris – Montréal
14. Joyeux calvaire !
15. Awikatchikaën
16. Tant qu’on aura de l’amour
17. Pub Royal
18. Le shack à Hector
19. Marine marchande
20. Les étoiles filantes


             



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