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ROCK  |  VHS/DVD/BLURAY

L'auteur
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CHRONIQUES

ALBUMS STUDIO

1983 ★★★★  Murmur
1984 ★★★★  Reckoning
1985 ★★★★★  Fables Of The Reconstruction
1986 ★★★★  Lifes Rich Pageant
1987 ★★★★★  Document
1988 ★★★★★  Green
1991 ★★★★  Out Of Time
1992 ★★★★★  Automatic For The People
1994 ★★★★★  Monster
1996 ★★★★★  New Adventures In Hi-Fi
1998 ★★★★★  Up
2001 ★★★★  Reveal
2004 ★★★★  Around The Sun
2008 ★★★★★  Accelerate
2011 ★★★★★  Collapse Into Now

E.P

1982 ★★★★  Chronic Town

COMPILATIONS

1987 ★★★★★  Dead Letter Office

VHS/DVD/BLURAYS

2014 ★★★★  Remtv
ÉQUIVALENCES

REM - Remtv (2014) ★★★★ 
Par MARCO STIVELL le 19 Janvier 2026          Consultée 304 fois

Document : coffret 6 DVD du groupe R.E.M, édité par la chaîne MTV

Années de traitement : 1980-2011, soit l'ensemble de leur carrière

Caractéristiques : Extraits live, télévision, documentaires et interviews sur les DVD 2 et 6

Problèmes à signaler d'emblée : Menu très sommaire, qui 'ignore' souvent les chansons des secondes parties.

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Page 1 : Le premier DVD est entièrement réservé à la face 'Unplugged' du groupe, présentée sur deux années différentes, en 1991 puis en 2001.

D'abord pour l'album Out of Time (1991) donc, le concert en question étant l'un des rares que R.E.M. a donnés entre la fin de la tournée Green (1989) et le début de celle de Monster (1995). Déjà que ces shows acoustiques sont toujours de vraies 'parenthèses' à l'époque et quel que soit l'artiste, c'est encore plus vrai pour eux. Le quatuor de base ne comporte alors qu'un seul musicien supplémentaire, à savoir, tout comme sur l'album studio, le guitariste Peter Holsapple, seul et unique fois où on le croise in vivo, mais bien présent sur "Losing My Religion" pendant que Peter Buck dégaine sa mandoline, sur les autres chansons aussi bien sûr. Bill Berry est à la basse sur le premier titre, "Half a World Away", perle sans clavecin ici, Mike Mills jouant de l'orgue. S'ensuivent "Radio Song" énergique où Michael Stipe débute par le rap et la solaire rendition (Holsapple à la 12 cordes !) du trop vite oublié "Disturbance at the Heron House". Puis, parmi les autres surprises, "Perfect Circle" de Murmur (1983), "Fall on Me", la reprise du "Love is All Around" des TROGGS (1967) chantée par Mills ou encore cette "Pop Song '89" toujours excellente en fin de concert, les trois guitaristes jouant debout. Sinon honneur est fait à Out of Time, mais plutôt par ses titres méconnus, "Low", "Belong" où Stipe force trop avec sa voix de tête, ainsi que "Endgame" pour les crédits de fin, vite interrompu. Dans les 'outtakes' bonus, outre Green mieux mis en avant ("World Leader Pretend", "Get Up") et Holsapple officiant à l'accordéon, on rencontre le beau "Swan Swan H", la curiosité "Rotary Eleven" (suite de "Rotary Ten") façon instrumental jazz swing pour solo de Buck (!) et la brumeuse complainte "Fretless".

Dix ans plus tard, le MTV Unplugged 2001, sans Bill Berry, avec donc Joey Waronker à la batterie et les deux musiciens habituels de tournée entre 95 et 2005 que sont Scott McCaughey et Ken Stringfellow, met bien sûr l'accent sur les derniers albums : "Electrolite" (Buck toujours au banjo sur celle-là), "Daysleeper", "All the Way to Reno", "At My Most Beautiful" avec de jolis choeurs en voix de tête et naturellement "Imitation of Life". Mais il y a également "Find the River" où l'harmonium de Mills remplace l'accordéon, "So. Central Rain" pour taper dans les débuts du groupe, ou encore l'improbable "Cuyahoga". Parce que c'est aussi ça, un concert de R.E.M., de la surprise, et celles du coffret veulent que l'on croisera peu l'épique "Country Feedback" après ici. Michael Stipe, habité, en lâche sa feuille d'aide, dès le début.
Parmi les outtakes, "The One I Love" avec doucereux 'fire!', "I've Been High", "Beat a Drum" et "I'll Take the Rain" du dernier album Reveal (2001), "The Great Beyond" de la B.O du film Man on the Moon avec Jim Carrey sur Andy Kaufmann et l'immanquable "Sad Professor", dense et puissant où Buck joue de l'harmonium, un des plus beaux titres de Up (1999). Immanquable, comme ces lives acoustiques.

Page 2 : Vous avez compris le principe, les chansons connues du groupe côtoient plein de classiques perdus, les membres interchangent leurs instruments (même Stipe qui laisse à Mills le soin de chanter "(Dont Go Back to) Rockville") surtout dès lors qu'arrivent Stringfellow et McCaughey (Holsapple avait un air de frère de Mike Mills, c'est un peu vrai pour lui aussi). Dites-vous également que dès lors, vous aurez systématiquement droit non seulement à "Losing My Religion" mais aussi à "Man on the Moon", chansons qui n'appartiennent plus au groupe mais au public, suivies par "Daysleeper" et "Imitation of Life" à partir d'un certain point.

Sur le deuxième DVD, on commence avec les Storytellers, concert 'expliquant' les chansons, avec Stipe plus bavard que jamais forcément, même s'il dira dans le documentaire que le sens de chacune appartient à celui qui les écoute. "Losing My Religion" n'a rien de spirituel hormis le fait d'avoir un 'crush'/coup-de-foudre pour quelqu'un. "(Don't Go Back to) Rockville" courte et par un Mills mal assuré chantant au piano, est inspirée d'une serveuse appelée Ingrid. "Parakeet" est dédié à un ami parti vivre en Australie... Pour R.E.M., les messages se fondent dans la musique, mais on vit avec merveille tout le sens de "New Test Leper", écrit à Seattle, et celui de "At My Most Beautiful", vrai clin d'oeil aux BEACH BOYS.

Passant du coq à l'âne, on revient en 1985 avec un docu-live (qui sera ensuite brièvement montré dans le DVD 6), où le groupe encore très jeune (Stipe plein de bouclettes) joue pour lui-même "Driver 8", "Wendell Gee" avant de s'éclater sur scène télé face à de jeunes danseurs à qui il interprète "So. Central Rain" puis "Carnival of Sorts (Box Cars)". Toute une époque !

Sans crier gare et en mode DeLorean, on revient aux 90's où "Everybody Hurts" (une des rares versions proposées pour le coup) est jouée aux MTV Awards en 1993 avec un musicien au cor d'harmonie. R.E.M. et leurs humeurs font qu'ils enchaînent avec une version funky de "Drive", assez déroutante. Puis petit saut en 1996 avec "The Wake-Up Bomb" pour que Peter Buck en fasse des grands, lui, des sauts, enfin ! "Begin the Begin" et "Gardening at Night" offrent de nouveaux temps forts de jeunesse juste avant qu'Eddie Vedder (PEARL JAM) n'introduise le groupe au Rock'n'Roll Hall of Fame et ne fasse un duo avec lui sur "Man on the Moon".

Page 3 : La période Monster (1994-95) est vraiment celle où Buck délaisse, pour un temps, sa chère guitare Rickenbaker pour une Gibson Les Paul, vrai morceau de bois au son dur.

Le live Reunion à Dallas commence par "I Know Your Name". "Crush With Eyeliner" est bien souligné par les choeurs de Mills et Berry. Ce ne sont encore une fois que des extraits, tout comme ceux du Bowery Ballroom à New York en 99. On s'attarde plus sur l'Uplink de la même époque, notamment pour la première version nerveuse de "Walk Unafraid" proposée, le joli parterre de filles-fans enthousiastes sur "The Apologist", ou encore R.E.M. qui redevient (post-)punk en beauté sur "Radio Free Europe", lui par qui tout a commencé en 1981. Stipe repousse même brusquement la caméra de celui qui le filme un peu trop près ! Le clou, c'est quand même Patti SMITH enfin pour de vrai, visuellement, sur la magistrale "E-Bow the Letter", avec le son-sitar adopté par Stringfellow. Plus que mesurée et sans doute bien chargée (en alcool ou autre), la 'mamie du rock' dont les R.E.M. sont tellement admiratifs depuis toujours vient et repart sans dire un mot !

À Cologne en 2001, devant la cathédrale qui fascine Stipe & co, tout comme le beau temps enfin savouré après de nombreuses dates pluvieuses, les chansons de Reveal font mouche, "All the Way to Reno", "She Just Wants to Be" superbe, mais aussi "The Lifting" et la bizarre "I've Been High" où le tandem McCaughey/Stringfellow se mue en DJs modernes ou pas loin. À côté de cela, beaux clin d'oeil à la période 86-87 avec "Cuyahoga" et une version longue épique de "It's the End of the World as We Know It (and I Feel Fine)", sans son plus bel élément ! Notez que le concert est totalement déstructuré, on revoit des prises de jour après ce qui constituait le final...

Page 4 : Par rapport aux DVD 2 et 3, ça sent déjà moins le collage sauvage.

Du Tabernacle, Londres, en 2001, parmi les morceaux les plus joués à l'époque comme de tous temps, on retient une version particulièrement tranchante de "Losing My Religion".

Après la tournée où Stipe se barbouillait les yeux avec de l'orange fluo, le voilà en 2005 pour Around the Sun et le Rock AM Ring (festival, de nouveau en Allemagne) tel un épouvantail, costume et masque noir, sous des néons verticaux. Le splendide "Electron Blue" incarne bien cette période de même que "Leaving New York" (riche en choeurs), contrairement à "Wanderlust" perdu dans les outtakes (avec "The Outsiders" également, sans rappeur bien sûr). De façon incompréhensible à nouveau, celle-ci sont plus nombreuses et intéressantes, que ce soit "Bad Day", un des derniers tubes d'R.E.M. et rock furieux dans une période calme, ou même "Losing My Religion" avec son gros problème de mandoline pratiquement inaudible ! Et surprises énormes, "Me in Honey" avec Mike Mills pour remplacer Kate Pierson de belle façon (vocalement du moins) et la géniale "Leave", un peu plus funky mais dense comme en 96 sur album. "Walk Unafraid", "I Took Your Name", l'enchaînement "The Great Beyond"/"Animal" ne sont pas en reste. "The One I Love", message de rupture, chanté sous la pluie est d'autant plus significatif, tout comme "Orange Crush" avec son traditionnel megaphone. "I'm Gonna DJ" est lourdingue ; en revanche, si l'on est très heureux d'entendre l'intense "Drive" dans sa version Automatic for the People (1992), enfin (!), les guitaristes sont gentiment snobés par les caméras, alors que voilà quoi !

Page 5 : Trois live différents, et incomplets bien sûr, mais sans outtakes. On se recentre.

Au Rolling Stone, Milan (Italie), le public entre dans la salle sur un plan fixe long en mode rapide, et ça tombe bien car le premier titre est la première d'Accelerate, "Living Well is the Best Revenge", témoin du gros retour au rock vitaminé de R.E.M. en cette année 2008, même s'ils ne savent pas encore que cette tournée est leur dernière. Signe des temps, outre leur batteur Bill Rieflin depuis 2005, ils ont perdu Ken Stringfellow et n'ont gardé 'que' le fidèle Scott McCaughey. Si "Losing My Religion" y perd un peu sans ses claviers du coup, le bonhomme joue lui-même du piano sur "Hollow Man", fausse ballade folk qui retrouve vite l'ambiance salvatrice du nouvel album, après un précédent qui s'enlisait littéralement. "Supernatural Superserious" est un des grands moments d'alors, tout comme "Houston" et "Until the Day is Done", vraies ballades cette fois ! Chose très drôle et couillonne à la fois, sur "Bad Day" et comme dans la version précédente, Stipe veut montrer qu'il peut tenir autre chose qu'un micro sur scène mais donne toujours l'impression de faire semblant de bosser son harmonica en direct, quitte à ne jouer que deux notes !
Au festival Oxegen, le plus grand d'Irlande, on retrouve un "What's the Frequency Kenneth?" fidèle à lui-même comme les autres fois d'avant depuis 1995 (même retentissement qu'Accelerate mais à une période plus qualitative en sus d'être folle niveau succès), et on observe le look de Mike Mills tirant de plus en plus vers le cowboy comme son faux-frère McCaughey. "I'm Gonna DJ" et "Man-Sized Wreath" ne sont pas les meilleures idées de la période mais se placent bien dans le lot.
Avec un humour bien américain et une folle dose de classe, toute cette sélection de live pour l'ancien 'petit groupe' d'Athens, état de Georgie, U.S.A., se termine dans l'antique et mieux connue Athènes, Grèce. Après de splendides plans aériens sur la ville et son acropole, retour sur terre mais qui fait lever les pieds en sautant et dansant avec le génial "Living Well is the Best Revenge". Puis c'est le patchwork habituel des inévitables, "Man on the Moon" et "Losing My Religion" en tête, des morceaux du nouvel album, des moins courants qu'on est contents de retrouver ("Rockville" chanté par Mills toujours et cette fois bien 'droit', "Orange Crush", "Electrolite"), et des surprises dingues, une plutôt seulement cette fois. Ce n'est pas un simple plaisir de voir le groupe en petit cercle, Stipe tourner le dos au public tandis que Buck se met à l'orgue et les trois autres, Rieflin compris, jouent des guitares sur l'impressionnant "Let Me In", perle sombre de 1994 dédiée à feu Kurt Cobain, même si cette version live ne vaut pas son originale 'électrique'. On se remet à peine de ses émotions alors que pour final, on a droit à une présentation de musiciens, bien placée, en bonne et due forme, et on se dit alors "quel groupe, bon sang..." !

Page 6 : Le documentaire MTV, fait de vidéos et extraits live déjà croisés, d'interviews etc.

Quel groupe, bon sang, qui dès ses débuts à Athens avait quelque chose de fort. Tous espéraient mais aucun n'y croyait. Stipe, diplômé en art (et bien avant qu'on ne lui laisse gérer les clips, de fait), jugeant mal un Mills bourré dans un bar où celui-ci lui est présenté par Berry et Buck, amis du lycée. Buck, souvent présenté comme leader insoupçonné, qui vit en coloc avec Mills dans une église abandonnée du coin en forêt, délabrée mais où ils feront venir un public enthousiaste de 700 étudiants pour un concert ! Groupe fondé en une heure, pour une amitié jamais rompue par la suite. Nom trouvé et adopté à 3 heures du matin dans le dictionnaire, parce que 'rapid eye movement', outre l'image flashy, échappe à toute mode ou courant musical. Et ainsi de suite, le succès mieux que local de "Radio Free Europe" en 81, la signature chez IRS Records grâce à un producteur qui, seul contre l'avis de ses pairs, a cru au groupe et au long terme. L'ascension à la fois rapide et mesurée avec l'EP Chronic Town (82) puis Murmur (83), les bords de l'implosion interne en 1985, leur année la plus rude qui a conduit au troisième album sombre (dont, ne serait la petite session musique en coulisses, on ne croiserait aucun extrait live sur tout ce coffret sinon !). Et ensuite, le succès toujours plus croissant entre 1986 et 89 avec son passage chez Warner – contrat juteux à l'appui -, ses engagements politiques ou autres (Stipe est au moment de Green un écolo chevronné et de moins en moins chevelu) pour faire des années 90 le moment où R.E.M. est au faîte de sa gloire. Le rythme du propos se ralentit, le groupe accueille tout cela avec philosophie, on entend les tubes dont ils parlent avec détachement, en particulier ce pauvre "Shiny Happy People" pourtant brillant qu'ils disent aimer, sans avoir jamais joué en live ! Puis après cette période sans tournée, le road-movie Monster/New Adventures in Hi-Fi (1994-96), ponctué des problèmes de santé du groupe, Bill Berry qui frôle la mort avec sa rupture d'anévrisme cérébral alors que le groupe joue à Lausanne où se trouvent les meilleurs médecins heureusement, mais aussi Mills et Stipe à des degrés moindres bien que marquants. Ces moments aussi sombres que forts en décibels sont contrebalancés en beauté féminine éclatante (après celle, trop brève, de Kate Pierson) par la présence de la journaliste-intervieweuse d'MTV News, avenante et très sexy Tabitha Soren. Puis le groupe parle longuement du départ de Berry un peu avant l'an 2000, quelque chose dont il ne s'est peut-être au fond jamais vraiment remis, alors que son succès allait decrescendo avec les années 2000. Au point que pour Collapse Into Now, dernier album en 2011, on n'a droit qu'à un extrait mais très convaincant, de "Discoverer" en répètition, sans tournée bien sûr ni explication créative ou autre, alors que chacun des autres albums avait droit à des mentions créatives etc.

La rétrospective reste bien fichue et idéale pour toute (re)découverte, avec des scènes coupées là encore qu'il convient de mentionner. Celles du début de carrière font bien rire, avec Buck et ses anecdotes, mais aussi plus tard avec les journalistes qui, suite à une simple blague de Berry en interview, n'ont cessé de tanner le groupe avec sa séparation soi-disant prévue lors d'un concert le 31 décembre 1999, qui n'a pas eu lieu ! Il y a aussi l'intimité 'violée' de Stipe affiché comme bissexuel, plusieurs mentions politiques avec un groupe affiché comme très 'démocrate' (pour un groupe sudiste de 'college rock', c'est le maximum !) et mieux qu'autre chose, leur investissement dans leur propre petite ville d'Athens, bienvenu après quelques années à faire parler d'eux. Ce qui ne les empêchera pas de figurer auprès de Bruce SPRINGSTEEN durant la période Vote for Change en 2004, au prix d'un "Because the Night" sans Patti SMITH cette fois mais bien remplacée !

Ce n'est pas la facette que l'on retient le mieux internationalement parlant, mais cela ne fait qu'ajouter à leurs qualités de groupe décidément à part (alternatif certes, car ni post-punk, ni folk-country etc.) et archi-populaire. Ainsi que leur histoire de quartette amical parmi les plus solides, bien que moins passionnante et fournie sur les dix-quinze dernières années, celles en trio. Et qui, c'est l'une des grandes leçons de ce coffret essentiel, n'a jamais perdu sa verve rock ni sa fougue de jeunesse, même durant des périodes plus calmes.

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LA CHRONIQUE

 > PRINCIPALE
  ★★★★ MARCO STIVELL


LINE-UP
- Michael Stipe (chant)
- Peter Buck (guitares, mandoline, banjo, claviers)
- Mike Mills (basse, chant, claviers, guitare acoustique)
- Bill Berry (batterie, guitare acoustique)
- Scott Mccaughey (guitares, claviers, percussions, choeurs)
- Ken Stringfellow (guitares, basse, claviers, choeurs)
- Bill Rieflin (batterie, guitare acoustique)
- Joey Waronker (batterie)
- Peter Holsapple (guitares, basse)
- Nathan December (guitares, basse)

TRACKLIST
dvd 1 ; Mtv Unplugged 1991 (April 10, 1991)
1. Half A World Away
2. Disturbance At The Heron House
3. Radio Song
4. Low
5. Perfect Circle
6. Fall On Me
7. Belong
8. Love Is All Around
9. It's The End Of The World As We Know It (And I Feel Fine)
10. Losing My Religion
11. Pop Song 89
12. Endgame
outtakes
13. Fretless
14. Swan Swan H
15. Rotary Eleven
16. Get Up
17. World Leader Pretend
mtv Unplugged 2001 (May 21, 2001)
18. All The Way To Reno (You're Gonna Be A Star)
19. Electrolite
20. At My Most Beautiful
21. Daysleeper
22. So. Central Rain (I'm Sorry)
23. Losing My Religion
24. Country Feedback
25. Cuyahoga
26. Imitation Of Life
27. Find The River
outtakes
28. The One I Love
29. Disappear
30. Beat A Drum
31. I've Been High
32. I'll Take The Rain
33. Sad Professor
34. The Great Beyond

CD 2
dvd 2 : Vh1 Storytellers (October 23, 1998)
1. Electrolite
2. Daysleeper
3. Losing My Religion
4. Perfect Circle
5. Sad Professor
6. Fall On Me
7. I'm Not Over You
8. The Apologist
9. Man On The Moon
outtakes
10. New Test Leper
11. Parakeet
12. (Don't Go Back To) Rockville
13. Suspicion
14. Walk Unafraid
15. At My Most Beautiful
the Cutting Edge (June 14, 1984)
16. (Don't Go Back To) Rockville
17. Driver 8
18. Wendell Gee
19. Smokin' In The Boys Room
20. Time After Time (Annelise)
livewire (October 30, 1983)
21. So. Central Rain
22. Carnival Of Sorts (Box Cars)
mtv 10Th Anniversary Special (November 10, 1991)
23. Losing My Religion
mtv Video Music Awards (September 2, 1993)
24. Everybody Hurts
25. Drive
mtv Video Music Awards (September 7, 1995)
26. The Wake-Up Bomb
european Music Awards (November 12, 1998)
27. Daysleeper
european Music Awards (November 8, 2001)
28. Imitation Of Life
rock And Roll Hall Of Fame Induction (March 12, 2007)
29. Begin The Begin
30. Gardening At Night
31. Man On The Moon
the Colbert Report (April 2, 2008)
32. Supernatural Superserious

CD 3
dvd 3 : R.e.m. In Dallas (September 19, 1995)
1. I Took Your Name
2. What's The Frequency, Kenneth?
3. Crush With Eyeliner
r.e.m. Uplink At The Bowery Ballroom (October 28, 1998)
4. Losing My Religion
5. Lotus
6. Daysleeper
7. E-Bow The Letter
8. The Apologist
9. So. Central Rain
10. Walk Unafraid
11. Man On The Moon
12. Radio Free Europe
live In Cologne (May 12, 2001)
13. All The Way To Reno (You're Gonna Be A Star)
14. The Lifting
15. Imitation Of Life
16. The One I Love
17. She Just Wants To Be
18. Walk Unafraid
19. Losing My Religion
20. Man On The Moon
21. It's The End Of The World As We Know It (And I Feel Fine)
outtakes
22. What's The Frequency, Kenneth?
23. Cuyahoga
24. Electrolite
25. I've Been High
26. Find The River
27. I'll Take The Rain
28. At My Most Beautiful
29. So. Central Rain (I'm Sorry)

CD 4
dvd 4 : R.e.m. At The Tabernacle, London (March 2, 1999)
1. Losing My Religion
2. Daysleeper
3. Walk Unafraid
4. Man On The Moon
5. What's The Frequency, Kenneth?
6. It's The End Of The World As We Know It (And I Feel Fine)
mtv Supersonic Milan (May 2, 2001)
7. Losing My Religion
8. The Great Beyond
9. What's The Frequency, Kenneth?
10. Daysleeper
11. All The Way To Reno (You're Gonna Be A Star)
12. The Lifting
13. I'll Take The Rain
14. I've Been High
15. Man On The Moon
16. She Just Wants To Be
17. Imitation Of Life
rock Am Ring (June 3, 2005)
18. What's The Frequency, Kenneth?
19. Leaving New York
20. Imitation Of Life
21. Electron Blue
22. Man On The Moon
outtakes
23. I Took Your Name
24. Bad Day
25. Drive
26. The Outsiders
27. Leave
28. Me In Honey
29. Wanderlust
30. Everybody Hurts
31. Electrolite
32. Orange Crush
33. The One I Love
34. Walk Unafraid
35. Losing My Religion
36. Imitation Of Life
37. The Great Beyond
38. Animal
39. I'm Gonna Dj

CD 5
dvd 5 : Live At Rolling Stone, Milan (March 18, 2008)
1. Living Well Is The Best Revenge
2. Drive
3. Accelerate
4. Hollow Man
5. Electrolite
6. Houston
7. Supernatural Superserious
8. Bad Day
9. Losing My Religion
10. I'm Gonna Dj
11. Horse To Water
12. Imitation Of Life
13. Until The Day Is Done
14. Man On The Moon
live At Oxegen Festival (July 12, 2008)
15. What's The Frequency, Kenneth?
16. Drive
17. It's The End Of The World As We Know It (And I Feel Fine)
18. Man-Sized Wreath
19. I'm Gonna Dj
20. Supernatural Superserious
21. Man On The Moon
r.e.m. In Athens, Greece (October 5, 2008)
22. Living Well Is The Best Revenge
23. What's The Frequency, Kenneth?
24. Drive
25. Man-Sized Wreath
26. Bad Day
27. Electrolite
28. (Don't Go Back To) Rockville
29. The Great Beyond
30. The One I Love
31. Losing My Religion
32. Let Me In
33. Orange Crush
34. Imitation Of Life
35. Supernatural Superserious
36. Man On The Moon

CD 6
dvd 6 : R.e.m. By Mtv (Original Documentary)
deleted Scenes


             



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