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2008 ★★★★  Antidotes

FOALS - Antidotes (2008) ★★★★ 
Par K-ZEN le 5 Février 2026          Consultée 85 fois

Cela va-t-il aller mieux une fois tous ces médicaments mis en gueule ? Sans doute, a fortiori si jamais advient la surdose, même si dans l'hétéroclite tas se trouvait peut-être l'antidote au mal mystérieux en question, invoquant une suprême ironie…

L'histoire des FOALS – stylisé en majuscules et rendant ainsi totalement cohérente la typographie que nous adoptons ici – est typiquement celle d'un jeune collectif indépendant tâtonnant quelque temps avant de trouver sa formule idéale. Andrew MEARS est à la base de sa création, bien que le chanteur cesse rapidement de faire partie de sa destinée, se concentrant sur son autre projet YOUTHMOVIES qui n'aura malheureusement pas la même aura. La tâche vocale incombera finalement à Yannis PHILIPPAKIS, transfuge avec le batteur Jack BEVAN de The EDMUND FITZGERALD, formation assez culte malgré le peu de musique qu'elle coucha sur bande et dont la vie s'arrêta volontairement lorsque les choses devinrent trop sérieuses, ses protagonistes recherchant alors un peu plus de légèreté.

Les autres fondateurs des FOALS sont à chercher du côté de l'école Abingdon, établissement célèbre pour avoir abrité les futurs membres de RADIOHEAD, également fréquenté par le guitariste Jimmy SMITH et le bassiste Walter GERVERS. Un quatuor devenant quintet lorsque l'intégration du claviériste Edwin CONGREAVE est effective. Le groupe britannique signe avec le label Transgressive Records, ceci actant la pleine professionnalisation de son aventure et la fin des études pour la majeure partie des personnages impliqués. Après deux singles, les FOALS sont fin prêts, courant l'été 2007, à attaquer l'étape suivante naturelle : leur inaugural longue-durée dont le cadre géographique sera la Grosse Pomme new-yorkaise.

Antidotes, dont la production originelle, concoctée par Dave SITEK de TV ON THE RADIO, fut refusée par le groupe, est d'ores et déjà riche en enseignements musicaux. Outre l'étrange voix de PHILIPPAKIS reconnaissable entre mille, s'inscrivant directement dans les pas d'autres organes uniques illuminant un revival post-punk contemporain notable (le préposé au micro d'INTERPOL Paul BANKS en tête ou son homologue outre-Atlantique Tom SMITH chez les EDITORS), le math rock des FOALS propose une manière inédite de faire sonner les guitares, celles-ci élaborant de petits motifs minimaux et stridents en guise de riffs. Cette abstraction convoque autant les gothiques organiques AND ALSO THE TREES que leur pendant éthéré The CHAMELEONS, les deux formations partageant un aspect carillonnant caractéristique, mais également KING CRIMSON fraîchement réinitialisé des années 80 sans oublier Philip GLASS. Car comment caractériser ces notes tournant ad nauseam dans l'air autrement qu'en imaginant le chantre de la musique répétitive troquer une instrumentation classique au profit d'une électricité momentanée ?

Peu servi finalement par deux premiers morceaux quelconques, voire dangereusement identiques, bien que "Cassius" ait été choisi en guise de single, le propos des FOALS se déploie pleinement sur des pièces plus ambitieuses comme "Red Socks Pugie" ou "Heavy Water", l'indéniable allure indépendante se voyant cuisinée à la sauce expérimentale saupoudrée de progressif, ceci se manifestant via l'invitation de trois souffleurs souvent décisifs. L'apogée est atteinte sur une clôture d'exception à l'intitulé énigmatique : "Tron" se présente via un champ électrostatique prégnant bientôt rejoint par un rythme insaisissable, une basse au câblage simpliste et un imparable motif guitaristique. S'animant soudainement, le morceau reprend ses couplets en reproduisant aux vents le riff initialement choisi. PHILIPPAKIS, pendant ce temps, s'époumone perpétuellement, réclamant un ailleurs arrivant en ultime instance sous la forme d'un magnifique break céleste. Une pièce magnifique, sans doute la meilleure des FOALS… Quoique, le disque suivant nous offrira à nouveau un autre moment souverain subaquatique.

En attendant, Antidotes demeure une mise en bouche extrêmement convaincante.

3.5 arrondi à 4.

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LA CHRONIQUE

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  ★★★★ K-ZEN


LINE-UP
- Yannis Philippakis (chant, guitare, batterie)
- Jack Bevan (batterie)
- Jimmy Smith (guitare)
- Walter Gervers (basse, chœurs)
- Edwin Congreave (claviers, chœurs)
- +
- Stuart Bogie (saxophone)
- Aaron Johnson (trombone)
- Eric Biondo (trompette)

TRACKLIST
1. The French Open
2. Cassius
3. Red Socks Pugie
4. Olympic Airways
5. Electric Bloom
6. Balloons
7. Heavy Water
8. Two Steps Twice
9. Big Big Love (Fig. 2)
10. Like Swimming
11. Tron


             



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