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CHRONIQUES

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2011 ★★★★★  The Light Of The Sun
2026 ★★★★  To Whom This May Concern
ÉQUIVALENCES
Style : LAURYN HILL

JILL SCOTT - To Whom This May Concern (2026) ★★★★ 
Par ARCHANGEL le 16 Février 2026          Consultée 419 fois

Personne n'avait oublié sa voix malgré dix ans de disette dans sa discographie. Impossible d'effacer des esprits la tessiture veloutée de Jill SCOTT car son instrument fait partie de la catégorie rare qui traverse les époques sans prendre une ride et définit à elle seule tout un pan de la néo-soul américaine. Les scènes ont continué à l'accueillir, mais il lui a fallu quelques années pour enrichir à nouveau son répertoire, c'est désormais chose fait avec To Whom This May Concern, un sixième album où dix-neuf chansons se succèdent. Visiblement, l'inspiration a fini par frapper fort.

Dans ce flot généreux, deux singles ouvrent les festivités en annonçant la couleur avec une douceur feutrée, "Beautiful People" où SCOTT fait parler sa bienveillance et son amour, ainsi que "Pressha"sur lequel la chanteuse ne revient pas pour courir après le temps, mais pour offrir cette voix tout en rondeur et en naturel. Jill chante sans avoir besoin de virer dans la démonstration et cela suffit pour que l'émotion circule à bas bruit. Cette délicatesse se poursuit sur quelques titres moins marquants comme "The Math", "Àṣẹ" ou encore "Sincerely Do" où les harmonies sont particulièrement agréables.

Mais dans cette même lignée, certaines chansons qui se distinguent par une personnalité plus affirmée donnent à Jill un terrain de jeu plus expressif. "A Universe" et "Don't Play" présentent des arrangements plus dessinés et son chant en est d'autant plus mis en valeur, explorant davantage de nuances et de couleurs vocales. Le featuring avec le rappeur JID, "To B Honest" m'a aussi séduit par sa ligne de basse élégante qui ancre le morceau dans une sensualité forte, démontrant que la douceur n'empêche pas une bonne dose de caractère, bien au contraire.

Les percussions de "Me 4" sont particulièrement vivantes, morceau co-écrit par les NEPTUNES. Elles apportent un petit grain hip-hop à l'univers soul de Jill avec un sample intelligemment retravaillé de BIRDMAN et CLIPSE. C'est solidement charpenté et porté par un beat efficace qui donne du rythme sans écraser la voix de la chanteuse, on ne peut que regretter que le titre ne dure qu'à peine une minute trente alors qu'on aurait bien voulu le savourer encore un peu plus longuement.

"Offdaback" rend hommage aux pionniers de la black music sur une instru presque méditative, tandis que dans un autre registre, "Pay U On Tuesday" met joliment en avant le versant plus jazz-blues de SCOTT. Le morceau s'illumine d'un savoureux dialogue entre saxophone et trombone, qui se pose sur une atmosphère feutrée où la voix se loge sans effort... Parfaitement équilibré, l'ensemble est d'une grande finesse. Malheureusement, tout n'est pas aussi bon que ça car je suis restée plus froide devant "Ode To Nikki" en duo avec le rappeur californien AB-SOUL, j'avoue que c'était un peu trop mou pour moi et j'émets aussi quelques réserves face à "Right Here Right Now", tentative house qui ne correspond pas à mes goûts personnels. Mais Jill SCOTT ne s'y égare pas pour autant puisque ce petit virage stylistique reste maîtrisé et que la chanson fonctionne sans fausse note.

On garde le meilleur pour la fin avec les morceaux qui m'ont le plus emballée : j'ai adoré le groove et l'ambiance soul-funk seventies, qui sent bon la basse, de "BPOTY", mais aussi de "Norf Side", un vrai coup de coeur. Aux commandes, DJ PREMIER offre à Jill un bop ultra cool au doux parfum hip-hop sur lequel elle rappe avec un phrasé posé et un flow rythmique qui renforce encore davantage son identité musicale. "Liftin' Me Up" s'impose également comme un concentré d'énergie positive avec son cortège de cuivres flamboyants, créant une ambiance feel-good qui respire la lumière et redresse l'humeur en quelques secondes. Cette vitalité communicative, on la retrouve aussi sur "Be Great", une chanson très vibrante partagée avec le tromboniste-chanteur TROMBONE SHORTY qui la propulse vers le haut à chaque note.

La qualité est telle que To Whom It May Concern mérite grandement un 4 bien que l'album soit assez long, mais il se laisse parcourir en étant très agréable à suivre. Tout y est pensé pour ne jamais voler la vedette au timbre de Jill SCOTT dont la force expressive reste inébranlable. L'icône de Philadelphie n'a jamais joué selon les règles de l'industrie et ce sixième album le confirme ; elle avance à son rythme, hors des calendriers, et son public répond toujours présent, fidèle à cette voix qui ne se démode pas d'un poil.

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LA CHRONIQUE

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  ★★★★ ARCHANGEL


LINE-UP
- Jill Scott (chant)
- Trombone Shorty (trombone)
- Dan Oestreicher (saxophone)
- Terance Vaughn (batterie)
- Bk Jackson (saxophone)
- Dontae Winslow (tuba)
- Matthew Banner (tuba)
- Riley Geare (batterie)
- Melvin Jones (trombone, trompette)
- Erskine Hawkins (piano)
- Om'mas Keith (batterie)

TRACKLIST
1. Dope Shit
2. Be Great
3. Beautiful People
4. Offdaback
5. Norf Side
6. Disclaimer
7. Pay U On Tuesday
8. Pressha
9. BPOTY
10. Me 4
11. The Math
12. A Universe
13. Liftin' Me Up
14. Ode To Nikki
15. Don't Play
16. To B Honest
17. Right Here Right Now
18. Àṣẹ
19. Sincerely Do


             



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