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MUMFORD & SONS - Prizefighter (2026) ★★★★★ 
Par GEGERS le 30 Mars 2026          Consultée 488 fois

C'est un sixième album qui débarque comme une fulgurance. Après avoir fait preuve de mutisme pendant de trop longues années, voici que les MUMFORD & SONS nous balancent deux albums en l'espace d'un an. Si Rushmere était attendu, Prizefighter se présente pour sa part comme une surprise totale. C'est un fait, il y avait la volonté de continuer à composer, et c'est justement à l'occasion d'une séance de répétitions que le groupe britannique croise le chemin d'Aaron Dessner dont les studios avaient déjà servi d'écrin à la mise en boîte de l'album Wilder Mind en 2015. A New York, 10 jours seulement sont nécessaires pour que le trio enregistre cette nouvelle réalisation qui est, près de 20 ans après les débuts du groupe et malgré une concurrence sérieuse, sans doute sa plus aboutie. A la fois la plus riche en mélodies percutantes, la plus bariolée, la plus mûre.

Il y a ici l'identité profonde de MUMFORD & SONS. Non pas dans sa forme la plus démonstrative (les cavalcades folk façon "The Cave" ou "I Will Wait" se font rares) mais dans sa capacité intacte à faire naître l'émotion par la mélodie. Certes, "Run Together", "Begin Again" et "Stay" rappellent encore les élans frénétiques d'antan, mais l'essentiel se joue ailleurs, dans des morceaux comme "Badlands" ou "Shadow of a Man", où tout repose sur une écriture fine, une montée progressive, des arrangements à la fois pop et folk qui témoignent d'une évolution naturelle. L'intensité ne s'impose plus comme une explosion sur des morceaux se mettant à son service, mais elle s'infiltre dans les interstices, se répand comme une ombre bienveillante sur un ensemble bariolé.

Porté par une liberté qui semble irrépressible, le groupe devenu trio en 2021 n'hésite pas à s'éloigner du style qui a fait sa renommée pour s'épanouir dans des ambiances folk avant tout, mais pop également, un mélange porteur de chansons particulièrement inspirées, pour certaines écrites par des collaborateurs extérieurs. "Rubber Band Man", composé par Brandi Carlile et interprété en duo avec Hozier, est une beauté folk/rock assez laid-back, qui illumine le début d'album. Là est la nouveauté de Prizefighter : MUMFORD & SONS s'ouvre ici plus que jamais vers l'extérieur. Là où le groupe fonctionnait autrefois en vase clos, ce sixième album s'ouvre à d'autres plumes et d'autres voix. "Here" voit apparaître le timbre chaud de Chris Stapleton. Sur "Badlands", une véritable pépite dont le mélange entre folk et pop se fait le plus abouti, c'est Gracie Abrams qui apporte sa fragilité lumineuse, alors que "Icarus" s'enrichit de la présence de Gigi Perez. Loin d'apparaître comme un simple défilé de noms prestigieux, ces collaborations nourrissent véritablement l'album, lui donnant une dimension collective et chaleureuse qui lui va à merveille.

"Conversation With My Son" qui, dans l'intention peut rappeler le classique "Matthew and Son" de Cat Stevens, cet échange philosophique sur les choses de la vie entre un père et son fils, surpasse à lui seul tout ce que le groupe a pu proposer sur Rushmere. Il y a ici, à l'écoute de cette pièce alambiquée, une impression d'universalisme qui se retrouve dans les changements de tempo, dans l'assemblage naturel des voix, dans ce crescendo qui voit le morceau tutoyer les étoiles, comme si l'humanité se retrouvait en écho dans ce chef-d'oeuvre d'écriture et d'interprétation. À des degrés divers, tout l'album fait preuve d'une beauté similaire. Le morceau-titre, "Prizefighter", co-écrit par Justin Vernon et Aaron Dessner, s'impose comme le pivot de l'album, comme une chanson dépouillée et habitée, qui capte dans la résilience et la fatigue la tendresse et la lassitude d'une humanité fatiguée.

MUMFORD & SONS n'a peut-être jamais été aussi pertinent que sur ce sixième album qui s'impose par sa maîtrise et sa cohérence comme le plus abouti de sa discographie. Chaque morceau est une fulgurance inspirée, chaque mélodie pensée pour durer. Le trio nous montre ici qu'il peut se renouveler sans renier son identité, qu'il peut explorer la pop comme le folk avec la même sincérité, et surtout qu'il conserve ce don intact de toucher directement l'auditeur. Cet album affirme que le groupe britannique reste aujourd'hui l'un des rares à faire parler l'émotion avec autant de justesse. Attention, chef-d'oeuvre.

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  ★★★★★ GEGERS


LINE-UP
- Marcus Mumford (chant, guitare, percussions)
- Ted Dwane (basse, contrebasse, chant)
- Ben Lovett (claviers, piano, chant)
- Aaron Dessner (guitare, production)
- Chris Stapleton (chant, guitare)
- Hozier (chant, guitare)
- Gracie Abrams (chant)
- Gigi Perez (chant)

TRACKLIST
1. Here
2. Rubber Band Man
3. The Banjo Song
4. Run Together
5. Conversation With My Son (Gangsters & Angels)
6. Alleycat
7. Prizefighter
8. Begin Again
9. Icarus
10. Stay
11. Badlands
12. Shadow Of A Man
13. I’ll Tell You Everything
14. Clover


             



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