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CHRONIQUES

ALBUMS STUDIO

1969 ★★★★  3 From Genesis To Revelation
1970 ★★★★★  4 Trespass
1971 ★★★★  4 Nursery Cryme
1972 ★★★★  5 Foxtrot
1973 ★★★★  3 Selling England By The Poun...
1974 ★★★★★  3 The Lamb Lies Down On Broad...
1976 ★★★★★  4 A Trick Of The Tail
★★★★★  3 Wind And Wuthering
1978 ★★★★  5 And Then There Were Three.....
1980 ★★★★  3 Duke
1981 ★★★★★  3 Abacab
1983 ★★★★★  3 Genesis
1986 ★★★★  4 Invisible Touch
1991 ★★★★  4 We Can’t Dance
1997 ★★★★★  3 Calling All Stations

E.P

1977 ★★★★★  1 Spot The Pigeon
1982 ★★★★★  1 3x3

DEMOS

1998 ★★★★★  Inedits

ALBUMS LIVE

1973 ★★★★★  2 Live
1977 ★★★★★  2 Seconds Out
1982 ★★★★★  2 Three Sides Live
1992 ★★★★★  The Way We Walk : The Shorts
1993 ★★★★★  2 The Way We Walk : The Longs
2007 ★★★★★  1 Live Over Europe

COMPILATIONS

1999 ★★★★  Turn It On Again - The Hits
2014 ★★★★★  R-Kive

COFFRETS

1998 ★★★★  Archive Vol 1
2000 ★★★★★  Archive Vol 2
2004 ★★★★  Platinum Collection

VHS/DVD/BLURAYS

1980 ★★★★  Duke Revisited: Live At The Ly...

ALBUMS TRIBUTE

2026 ★★★★  From Genesis To Reimagination ...
ÉQUIVALENCES
Style : KANSAS

GENESIS - From Genesis To Reimagination (the Ant Band) (2026) ★★★★ 
Par MARCO STIVELL le 1er Avril 2026          Consultée 641 fois

Il y a peu, je me demandais si le superbe ANT BAND, pensé comme un hommage à Anthony PHILLIPS au départ, ne nous réserverait pas d'autre surprise que le splendide A Light on the Hill de 2022, on ne sait jamais. Miracle, ils reviennent en ce début d'année 2026, et avec un nouveau projet de taille. Il s'agit toujours d'Ant, le vrai, un des secrets d'Angleterre les mieux gardés, mais cette fois en collectif car, après le personnage seul, nos jeunes Allemands veulent cette fois rappeler qu'il a fait partie d'un groupe.

GENESIS, on ne les présente plus. En revanche, pour le grand public, découvrir les débuts du groupe n'est pas une mince affaire, et selon les fans, le premier album du groupe apparaît souvent comme une anomalie. From Genesis to Revelation, album pop dans le style BEATLES avant 1967 plutôt, publié par la major Decca et sorti avant tout pour plaire à Jonathan King, le producteur-mentor de nos petits Anglais à l'époque, est comme un vilain petit canard dans cette discographie impeccable.

Le jour de fin de l'enregistrement, Anthony PHILLIPS est parti en claquant la porte, pour revenir ensuite, même si pas longtemps. King est resté encore moins, heureusement devrait-on dire, mais il a passé sa vie ensuite à ressortir l'album sans cesse, parfois avec des noms, pochettes, tracklists différentes. L'hommage du ANT BAND ici va pourtant à ce disque mal-aimé, chose courageuse et dont on sait forcément, avec des musiciens de cette trempe, aussi passionnés, que l'écoute, même pressentie comme un détour, ne peut que payer.

En enregistrant sur trois ans dans divers endroits, les frères et soeur Morgenstern ainsi que leurs acolytes ne se moquent nullement de nous, bien au contraire. L'effectif est sensiblement similaire à celui du premier opus de 2022, ce qui reste un exploit pour un collectif de cette taille, avec seulement la perte de deux des claviéristes (Thomas Lehr, Thomas Waltner) et un batteur (Roland Manns) qui remplace parfois un autre (Damian Krebs).

Avec From Genesis to Reimagination, dont on adore la pochette qui salue le travail du Hongrois Willy Pogány (un des maîtres de l'Art Nouveau, début XXème siècle), Robin Morgenstern prend vraiment l'ascendant niveau chant sur sa soeur Nina. Chose que l'on peut regretter quelque peu, après que celle-ci a si bien ouvert l'ensemble avec "In the Beginning". Entre cette voix acidulée et les rythmiques tranchantes d'un morceau revigoré, quel bonheur ! Toutefois, master Robin n'est pas en reste niveau beauté vocale et parfaitement adaptée pour ce projet.

Pendant ce temps, Tom Morgenstern? le troisième de la fratrie? pose l'ossature instrumentale autour de laquelle se greffent les autres musiciens. From Genesis to Revelation est respecté pour son nombre de pistes, ou presque, avec l'exception notable de "Silent Sun", écrit en dernier parce que King voulait un tube – et ce n'en a pas été un. En fait, The ANT BAND se rapproche plus du master original de l'album en 1968, la 'version du groupe' donc, incluant des chansons restées inédites ("Image Blown Out", "Build Me a Mountain", que le premier coffret Archive des années 90 exhumera) et même des instrumentaux.

L'ordre aussi est différent, sauf pour le début ("Where the Sour Turns to Sweet" apparaissait plus loin). Et de toute façon, cet album est si peu à GENESIS depuis toujours que les Allemands pouvaient se permettre une récupération sans mal, justifiant le fait d'offrir mieux. Les chansons étaient bonnes (mais mal/sur-arrangées), elles deviennent parfois excellentes, même si les écueils 'de base' ne sont pas toujours évités. C'est particulièrement vrai DE "Am I Very Wrong?", aux arrangements vocaux et cuivrés aussi lourds que délirants, que les BEATLES d'un certain Sgt. Pepper's ne sauraient renier.

Sans passer en revue tous les morceaux (on vous laisse les surprises !) et outre la révision des sonorités, disons que cette nouvelle version de l'album est toujours pensée 'selon Ant' avec de nombreux moments où les guitares classiques et acoustiques 12 cordes supplantent le piano de Tony Banks. Mike Rutherford n'est pas en reste avec de nombreux moments où sa basse comme l'aspect duo 'galants ménestrels' avec Ant est clairement renforcé. Et sachant qu'à côté, le blues-rock de CLAPTON, FLEETWOOD MAC etc; leur étaiENt tout aussi cherS en ce temps ; les riffs de guitare inspirés pullulent !

Tout cela vaut aussi le détour parce qu'il y a quelques clins d'oeil, que ce soit TCHAÏKOVSKY et son Lac de Cygnes au début de "Build Me a Mountain" ou OASIS et leur "Wonderwall" (Noel Gallagher est fan du tout premier GENESIS et s'en est lui-même inspiré) pour le début en accords plaqués de "In Hiding", pensé binaire et non valsé cette fois-ci. Notez que l'inverse est présenté sur "In Limbo", titre passe-partout à l'origine qui prend une tournure de (superbe) taille ici. Et que dire de ce "The Conqueror" où entre voix de Robin Morgenstern et autre, on pense à un morceau du VELVET UNDERGROUND avec des guitares à la BYRDS ?!

"The Serpent" et son conbo oud-cajón aussi bien que son refrain dantesque, les effets pop-psychédéliques voire baroques DE "One Day", toujours aussi illuminé. Et puis il y a le clou de l'album, plutôt du genre réparti, ces quelques moments où, grâce à des musiciens solides (plus que GENESIS en ce temps-là), on assiste à des incursions de ce que sera le groupe mythique ensuite, dans les années 70, à travers un premier album jugé trop simple.

Ecoutez le refrain de "Fireside Song" en version très pop californienne mais avec Mellotron, "Image Blown Out" et son évocation du morceau "A Trick of the Tail" (1976), ou encore ce cher "In the Wilderness" (tube potentiel premier au final) avec cette batterie plus funky, cette guitare hackettienne sur un début très coloré (mister Steve avait participé à l'album de 2022, pas ici mais on croirait !), et cette très belle Nina Morgenstern qui revient, trop tardivement, dans les choeurs.

On l'entend ensuite diluée sur "Where the Sour Turns to Sweet", puis apportant de la féerie à "Visions of Angels", écrit par Ant alors amoureux d'une certaine Jill qui choisira Peter Gabriel. De façon très intéressante, ce titre-là perd au contraire sa verve progressive Trespass (le deuxième album et premier chef d'oeuvre de GENESIS en 1970) pour devenir un slow épique, non sans délicatesse ajustée. Merci notamment à miss Nina, qui brille aussitôt après sur "In Limbo", d'une énergie rêveuse comparable à "It" (final de The Lamb Lies Down on Broadway, 1974) et qui mériterait bien le rang de tube actuel pour le coup.

Enfin, "A Place to Call My Own", chanson la plus courte de base (moins de deux minutes), passe à plus de six grâce à un long développement progressif instrumental qui mentionne divers thèmes de l'album avec une touche "Supper's Ready"/"Apocalypse in 9/8" avant d'amener la petite ballade classique. Et là encore, petit effet croustillant : la coda 'sous la douche', avec pour mémoire tout ce que Peter Gabriel peu habitué à chanter haut alors, devait faire afin de maintenir sa voix entre deux prises à l'époque ! S'il avait sans doute été seul à aimer le disque (Jonathan King ne compte pas), pourvu que l'initiative ô combien charmante du ANT BAND soit largement reconnue.

Pour écouter : https://antband.bandcamp.com/album/from-genesis-to-reimagination

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LA CHRONIQUE

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  ★★★★ MARCO STIVELL


LINE-UP
- Robin Morgenstern (chant, choeurs)
- Nina Morgenstern (chant, choeurs, guitare acoustique)
- Tom Morgenstern (guitares, basse, claviers, cajón, choeurs)
- Damian Krebs, Roland Manns (batterie)
- Gereon Schoplick (guitare classique, waldzither)
- Jan-Peer Hartmann (guitares, oud)
- Bert Wenndorff, Martin Brilla (claviers)
- Peter Mustó (claviers)
- Sascha Krieger (guitares, claviers, basse, percussions, ch)
- Christoph Piel (guitare solo)
- David Dunnington (direction de choeur et fête)
- Stefan Störmer (orgue)

TRACKLIST
1. In the Beginning
2. Fireside Song
3. The Serpent
4. The Conqueror
5. Build Me a Mountain
6. One Day
7. In the Wilderness
8. Where the Sour Turns to Sweet
9. In Hiding
10. Image Blown Out
11. Am I Very Wrong?
12. Window
13. Visions of Angels
14. In Limbo
15. A Place to Call My Own


             



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