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CHRONIQUES

ALBUMS STUDIO

1982 ★★★★★  4 L'Aventurier
1983 ★★★★  3 Le Peril Jaune
1985 ★★★★★  2 3
1987 ★★★★  1 7000 Danses
1990 ★★★★  1 Le Baiser
1993 ★★★★★  1 Un Jour Dans Notre Vie
1996 ★★★★★  1 Wax
1999 ★★★★★  Dancetaria
2002 ★★★★★  2 Paradize
2005 ★★★★★  1 Alice Et June
2009 ★★★★★  La Republique Des Meteors
2013 ★★★★★  1 Black City Parade
2017 ★★★★★  2 13
2024 ★★★★  Babel Babel

SINGLES

2020 ★★★★★  Nos Celebrations
★★★★  3sex
2024 ★★★★  Le Chant Des Cygnes

ALBUMS LIVE

1986 ★★★★★  Indochine Au Zenith
1994 ★★★★★  Radio Indochine
1997 ★★★★★  Indo Live
2001 ★★★★  Nuits Intimes
2004 ★★★★★  3.6.3
2007 ★★★★★  Alice Et June Tour
2023 ★★★★★  Central Tour

COMPILATIONS

2020 ★★★★★  Singles Collection -2001-2021-
★★★★  Singles Collection -1981-2001

VHS/DVD/BLURAYS

2006 ★★★★  Hanoï (Dvd)
2014 ★★★★  Black City Concerts (Blu-Ray)

LIVRES

2021 ★★★★★  Rafaelle Hirsch-Doran
ÉQUIVALENCES
Style + Membre : DOMINIK NICOLAS

INDOCHINE - Singles Collection -2001-2021- (2020) ★★★★★ 
Par RICHARD le 8 Septembre 2020          Consultée 5114 fois

Partout, c'est l'Indo ma vie ça on le sait. Ces simples mots écrits en 2002 par Jean-Louis MURAT pour le très émouvant "Un Singe En Hiver" croquent plutôt bien en définitive le parcours général de Nicola Sirkis et accessoirement de son groupe. En mai prochain, INDOCHINE fêtera ses quarante ans, quatre décennies comme autant de vies. L'histoire du combo est à elle seule une véritable télénovella brésilienne. On y retrouve l'amour, la haine, la passion, le succès, des échecs et la mort. Les choses de la vie, tout simplement. Même si les Indochinois ne sont pas nécessairement votre tasse de thé vert, leur carrière ou plutôt celle de son inoxydable leader force un peu quand même le respect. Cette compilation qui s'étend de la renaissance inespérée à la consécration installée correspond pour le combo à un temps dorénavant apaisé. En 2020, INDOCHINE n'a plus rien à prouver, si ce n'est faire perdurer les émotions et faire tourner également la machine à euros plus ou moins discrètement.

Ce sentiment de quasi consensus à la publication de cette double galette n'est sans doute pas aussi simple qu'il y paraît. Cette rétrospective par essence mercantile contentera sans conteste aussi bien celles et ceux qui ont accroché avec plaisir le wagon du phénoménal Paradize (pour son succès) que les jusqu'au-boutistes transis de n'importe quelle époque plus que bénie du groupe. Pour les autres, les fans qui ont une faiblesse particulière pour la bande des quatre originelle, les compositions du talentueux et trop discret Dominik Nicolas ou les années de traversée de désert, l'impression sera bien différente. Pour ne rien vous cacher, c'est mon cas. Ceci ne m'empêche aucunement d'aimer partiellement ces deux dernières décennies car elles ont évidemment leur intérêt, mais l'adhésion n'est pas totale, loin de là. La faute à qui, à quoi ?

Cette insatisfaction tient majoritairement à la sensation de linéarité qui colle aux CREEPERS depuis l'accès au Paradize. En effet, il n'est pas nécessaire d'être un exégète sirkisien pour s'apercevoir à travers cette généreuse compilation que le groupe alterne avec un certain savoir-faire titres directs et moments plus tranquilles. Cette formule gagnante sera usée jusqu'à la corde par Olivier Gérard, le compositeur des années 2000. Alors, parfois, ça marche, c'est indéniable. INDOCHINE n'a pas son pareil pour nous faire en moins de quatre minutes complètement décoller. Chaque album contient donc sa petite perle pop. Des instantanés "Alice Et June" et "Little Dolls" aux très anglo-saxons "Le Dernier Jour" et "Un Eté Français", le leader et sa bande délivrent en effet des petits hits hautement addictifs. Tout est bien fait et emballé. Le grand chef connaît la recette et place savamment refrains entêtants, ouh ouh à reprendre à l'unisson et riffs de guitares bien sentis à l'image du percutant "Electrastar". C'est efficace en diable et le succès est garanti d'avance normalement.

Un des avantages évidents de Singles, c'est que l'auditeur qui n'aurait pas encore écouté les derniers albums d'INDOCHINE ne sera pas dans l'obligation de les subir dans leur totalité. Tant mieux pour lui ! En effet, à l'exception du plus que correct Alice et June, Paradize, La République Des Météors, Black City Parade et le tout dernier 13 (désolé pour le catalogue) souffrent de longueurs, de redites à la pelle, d'un manque de sensibilité et de subtilité à tous les étages de l'édifice indochinois. On mutualise ses efforts, on respire fort et on se trouve dès lors nez-à-nez avec des compositions prenantes. La mélodie imparable de "Traffic Girl" ou le petit côté NEW ORDER de l'excellent "Popstitute" font indéniablement mouche. Comme la voix de Sirkis qui apporte également son lot de petits moments serre-cœur. La sortie des mouchoirs n'est jamais loin à l'écoute des maussades et réussis "Pink Water" et "La Vie Est Belle" (texte Mickaël FURNON). J'ai toujours trouvé Sirkis convaincant lorsqu'il recherche cette forme d'épure. Vous pourrez sans doute encore rire de ses mots mais le sexagénaire a souvent le sens de la formule. Ils sont comme autant d'échos à nos doutes, nos joies et nos peines.

A ce stade, vous vous demandez sans doute où est le hic. Il est que le reste est au mieux moyen, voire pénible. C'est bien ici tout le mystère du succès public. La comparaison, même si elle n'est pas raison avec les titres des années 80 et 90, n'est pas vraiment à l'avantage de ceux du nouveau millénaire. Sirkis adepte d'une écologie musicale recycle avec assurance ses gimmicks. Comment ne pas être lassé à l'écoute des calques que sont "Adora" et "Play Boy"? Gentleman, je m'abstiendrai de souligner cette fois-ci la gêne occasionnée par le texte (copie appliquée niveau CM1). Et par tous les saints Nicolas, que de morceaux paresseux et longs comme un jour sans fin ! L'ennui est le point commun du sulfureux "College Boy" (clippé par Xavier NOLAN), et de l'électro paradoxalement plat des interminables "Belfast" ou "Station 13". Ces résonances so 80's sont dépourvues de la simplicité naïve et initiale qui fait justement la force et le sel de ces ambiances. La gourmandise est un vilain défaut et Sirkis n'arrive pas à se restreindre. Peut-être a-t-il peur d'être oublié ? Sinon, comment expliquer la présence des insipides "Song For A Dream" ou "Karma Girls" ? Comme souvent avec INDOCHINE depuis 2002, j'ai la nette impression qu'une bonne moitié des titres est chaque fois de trop.

Singles se clôt sur le faible et inédit "Nos Célébrations". A un moment, Sirkis nous dit qu'il ne faut "Garder que le beau". Ces quelques mots collent parfaitement avec cette nouvelle sortie. Plutôt que de retenir ces nombreux remplissages et impasses, on essaiera de se souvenir des trop rares moments émouvants et réussis qu'elle contient.

Note réelle : 2,5/5

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LA CHRONIQUE

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  ★★★★★ RICHARD


LINE-UP
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TRACKLIST
1. J'ai Demandé A La Lune
2. Mao Boy
3. Le Grand Secret
4. Marilyn
5. Popstitute
6. Electrastar
7. Un Singe En Hiver
8. Alice & June
9. Ladyboy
10. Adora
11. Pink Water
12. Crash Me
13. Little Dolls
14. Play Boy
15. Le Lac
16. Un Ange A Ma Table
17. Le Dernier Jour

CD 2
1. Memoria
2. College Boy
3. Black City Parade
4. Belfast
5. Traffic Girl
6. La Vie Est Belle
7. Un Ete Français
8. Station 13
9. Song For A Dream
10. Karma Girls
11. Nos Célébrations


             



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