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2007 Ina-Ich

INA-ICH - Ina-ich (2007)
Par DENKO le 5 Décembre 2007          Consultée 2449 fois

En faisant un petit tour sur le site officiel d’Ina-Ich, on peut trouver certaines phrases qui résument la musique de l’artiste. Cela sonne un peu comme des arguments de vente, mais qu’importe, reprenons-les et essayons de comprendre…

« Ina-ich : Bruit sourd et persistant [dérivé du vietnamien « inh-ich »]. »
Effectivement, on peut le dire : Ina-ich produit un son sourd et persistant. Sourd parce qu’une impression de vide domine à l’écoute de l’album. Persistant parce que l’album contient tout de même douze pistes… Et c’est long, douze pistes, quand il ne se passe pas grand-chose. J’irai même jusqu’à parler d’ennui.

« Son arme de prédilection : le piano qu’elle étudie depuis qu’elle a neuf ans. »
Pour sûr, le piano on y a droit pendant une grande partie de l’album. D’ailleurs à force, on se perd entre les chansons calmes qui parcourent le disque, tellement la ressemblance entre chaque morceau est flagrante. Si au moins le piano pouvait sublimer la voix d’Ina-ich. Mais non, même pas, il reste en fond sonore comme si de rien n’était.

« Sept années de conservatoire lui permettront de manier cette arme avec une efficacité redoutable. »
Pourquoi essayer de justifier la présence du piano par des compétences techniques ? Certes, elle doit bien le manier, son piano, je n’en doute pas une seule seconde. Je ne me permettrai pas de remettre en cause ses compétences musicales. Cependant le point abordé sur l’efficacité pose problème. Si trois accords répétés inlassablement pendant trois minutes, sous-mixés de surcroît, tient du domaine de l’efficacité alors effectivement le piano est très efficace.

« En quête de sonorités plus complexes, elle s’expérimente rapidement à la composition et à la programmation musicale. »
C’est un bon point : elle a remarqué que les chansons avec comme seul instrument le piano ne sont pas si efficaces que cela. D’ailleurs on ne peut que se réjouir de l’introduction de nouvelles expérimentations. Malheureusement, tout savant sait qu’il y a des expériences ratées. C’est le cas ici, avec des sonorités futiles, qui n’apportent finalement rien de plus que le piano. Dommage car c’était une bonne solution.

« Avec Aurélien Clair (batterie), Cyrile Nobilet (basse) et Mickaël Le Bayon (guitare), la machine de guerre Ina-Ich prend définitivement forme avant d’attaquer la scène. »
On les plaint les pauvres, ils n’ont pas eu grand-chose à faire sur cet album. Mais il faut relever une chose tout de même : « L’âme Armée » est vraiment LA révélation. Structure pour une fois complexe, instruments parfaitement exploités, mélodie imparable, breaks maîtrisés, accélération efficace. Bref, le morceau n’a que des atouts. Pour le coup, le potentiel est là. Dommage que ce soit la seule.

« Rock hurlé, poésie dérangeante, douceur amère, ironie grinçante s’écoulent au fil de chansons denses tissées par une langue ajustée au millimètre. »
C’est là le point le plus intéressant. Car tout le problème est là. Il est clair que les textes pondus par Ina-Ich sont magnifiques. De la poésie dérangeante, comme dit sur le site. Mais voilà : ces textes sont saccagés. Saccagés par la musique. Quand on a un tel talent d’écriture, et qu’on décide de le mettre en musique, il faut justement que celle-ci suive. L’écart est ici trop important : des textes sublimes que la musique aurait pu encore plus sublimer, à tel point qu’on aurait eu entre les mains une petite perle. Malheureusement, ces textes sont imprégnés d’une ambiance, d’une sensation, qui n’est jamais retranscrite dans la musique. En fait, il serait tout aussi facile d’ouvrir le livret, de lire les paroles puis de refermer le disque. Vous serez aussi touché(e), voire plus, qu’en écoutant le disque, car Ina-Ich n’a pas su utiliser la musique de telle façon à ce qu’elle apporte un vrai plus à ses textes. C’est vraiment pénalisant, car si les ambiances avaient été mieux maitrisées, pour vraiment exploiter au maximum les textes, Ina-Ich aurait fait carton plein. D’ailleurs, cela me désole vraiment de devoir mettre une note aussi faible à cet album. Mais une seule chanson bien tournée et de magnifiques textes ne font pas un disque.

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   DENKO

 
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- Ina-ich (chant, arrangements)
- Aurélien Clair (batterie)
- Cyrile Nobilet (basse)
- Mickaël Le Bayon (guitare)


1. Âme Armée
2. Seul
3. Libre Comme L'eau
4. Le Train
5. Belle Asiatique
6. Crache
7. Parfait
8. Mon Empire
9. Aime Moi
10. Au Revoir
11. Belle O Scalpel
12. Sale Crapaud



             



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