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Rick SPRINGFIELD - Venus In Overdrive (2008)
Par GEGERS le 17 Septembre 2008          Consultée 1504 fois

Généralement, lorsque l’on traite dans une chronique d’un artiste ou d’un groupe que l’on ne connaît pour ainsi dire pas, deux choix s’offrent à nous : se la jouer expert musical et raconter, avec force de détails croustillants, comment vous avez raccompagné l’artiste ou le chanteur du groupe à son hôtel il y a dix ans après une soirée trop arrosée, comment l’artiste en est arrivé à vous appeler "Coco" lorsqu’il vous téléphone tous les deux ou trois jours, comment vous avez permis au groupe de rejoindre à temps le Madison Square Garden en 1988 alors que son van était bloqué dans le Nevada à cause d’une grève des routiers.
Ou alors se la jouer plus modeste, en avouant (du bout des lèvres mais en l’avouant tout de même) que non, l’artiste a beau parcourir le globe depuis plusieurs décennies, vendre ses albums par millions et remplir des salles bien plus grandes que la cuisine de mémé, vous n’aviez jamais entendu parler de lui.

Je n’avais jamais entendu parler de RICK SPRINGFIELD avant de recevoir ce Venus in Overdrive. Et pourtant RICK SPRINGFIELD, c’est 41 ans de carrière (le sieur en a 59) et 16 albums studio, tout ça pour 18 millions d’albums vendus, et en parallèle d’une carrière d’acteur bien remplie. Une énorme star aux Etats-Unis, mais un succès bien plus mitigé en Europe, SPRINGFIELD n’ayant connu qu’un succès ponctuel au Royaume-Uni dans le courant des années 80.

Voilà, les explications et justifications sont données, parlons maintenant musique : RICK SPRINGFIELD, c’est tout simplement du rock à l’américaine, à savoir toujours très mélodique, tantôt pêchu, tantôt mielleux, et non dénué d’éléments pop. La première chose qui frappe est la voix de SPRINGFIELD, en total anachronisme avec l’âge du bonhomme. Alors qu’avec le temps les chanteurs modulent leurs cordes vocales plus qu’ils ne les forcent, l'australo-américain possède la fougue vocale d’un jeune premier et ne s’économise pas le moins du monde, ce qui donne à cet album une certaine naïveté que l’on retrouve peu (de façon naturelle) chez les artistes dont l’âge est supérieur à celui du Christ lors de sa mort.

Et en termes de qualités musicales, cet album est bon, très bon. SPRINGFIELD fait penser, avec le premier single de l’album "Victoria’s Secret" au rock pêchu de groupes comme Harem Scarem, notamment grâce à un refrain immédiat et entêtant. "Time stand still", avec son riff très "happy rock", évolue dans le même registre. Et on frôle presque le hard rock avec "Mr PC", énervé et rapide, mais dont les ardeurs calculées sont bien vite maîtrisées par un break acoustique. Le très bonjovien "3 warning shots" est également une des grandes réussites de cet opus. Morceau dont les paroles traitent de l’assassinat de JOHN LENNON, doté d’une magnifique montée en puissance et de bruitages efficaces permettant de s’imprégner pleinement de l’ambiance véhiculée non seulement par la musique mais aussi par les paroles, "3 warning shots" est tout simplement une petite tuerie de rock mélodique.

Et malgré sa carrière longue comme un jour sans pain, RICK SPRINGFIELD parvient, avec le morceau-titre "Venus in overdrive", à surprendre son monde, ce titre mélangeant avec bonheur modern rock, reggae, le tout saupoudré de petites touches r’n’b, notamment dans le phrasé des parties vocales. Alors que, la vieillesse approchant, le conservatisme est généralement la règle d’or des artistes rock, SPRINGFIELD n’hésite pas à franchir les barrières musicales avec un morceau que certains vont honnir mais qui devrait largement convaincre ceux qui n’ont pas l’esprit étriqué.

SPRINGFIELD clôt son album avec le sublime "Saint Sahara", ballade folk tenant autant de BOB DYLAN que de CAT STEVENS. Même si le morceau s’enhardit sur la fin, les chœurs d’enfants sur le refrain donnent à ce titre une saveur 70’s pas déplaisante.

"You’ve walked this far with us, let’s walk one more mile", nous chante RICK SPRINGFIELD sur le refrain de "Saint Sahara". Ceux qui l’ont suivi jusqu’à présent continueront de marcher avec lui c’est certain, et ceux qui comme votre serviteur l’ont découvert avec ce superbe "Venus in Overdrive" feront le chemin à l’envers afin de tenter de rattraper le temps perdu.

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   GEGERS

 
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- Rick Springfield (chant, guitares)
- Neil Giraldo (guitares)
- Gabriel Katona (claviers)
- Mike Baird (batterie)


1. What's Victoria's Secret?
2. I'll Miss That Someday
3. Venus In Overdrive
4. One Passenger
5. Oblivious
6. 3 Warning Shots
7. Time Stand Still
8. God Blinked (swing It Sister)
9. Mr. Pc
10. She
11. Nothing Is Ever Lost
12. Saint Sahara



             



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