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- Membre : Blind Faith, Jj Cale & Eric Clapton

JJ CALE - Okie (1974)
Par MASTCARD le 17 Mai 2011          Consultée 1465 fois

Si vous habitez dans ce bel état qu’est l’Oklahoma, ou que vous venez d’y emménager, alors vous êtes un "okie". C’est donc en tant qu’ambassadeur de sa région natale que CALE livre son troisième album.

Le style n’a pas bougé d’un poil : des chansons courtes de deux minutes en moyenne, aux structures simples et aux ambiances intimistes. Le chant de Gigi est toujours celui d’un septuagénaire enrhumé en phase terminale, et c’est tant mieux.

Mais CALE instaure cette marque de fabrique depuis deux albums déjà. On est donc en droit de se demander si la sauce va prendre à nouveau. Et il n’y a pas de doute, la sauce prend, et prendra toujours. Par quel miracle ? Aucune idée. Le fait est que Gigi ne se répète pas, et arrive à composer des chansons originales sur une base de deux ou trois accords (pensez à « Cocaine », qui arrive avec l’album suivant).

Ainsi, des chansons qui paraissent bêtes comme choux s’avèrent presque irrésistibles. Je pense à l’ouverture « Crying » avec sa rythmique réglée comme un chronomètre, une basse toute simple, et une guitare aux accents reggae. Pendant deux minutes rien ne change, mais ça groove tout le long… Le chant finit par boucler la boucle du morceau type chez JJ CALE.

Le second grand moment de l’album vient avec la quatrième chanson « Rock And Roll Records ». La recette est la même : une mélodie percutante, un enrobage musical discret mais précis, et le tour est joué. Les cuivres, qui donnent la mélodie, apportent un vrai plus au morceau.

Mais le meilleur morceau de l’album est sans aucun doute « Cajun Moon ». Tout y est, ça swing, la guitare de CALE est pleine de feeling, la batterie et les percussions forment une rythmique irréprochable, et la mélodie vous rentre dans la tête immédiatement, sans prévenir. Tout comme celle de « Precious Memories » chantée comme un gospel traditionnel, ou encore celle de « I Got The Same Old Blues » qui termine l’album sur une très bonne note.

Sauf que le problème de l’album précédent, Really, à tendance à persister. Car si on peut ajouter « I’ll Be There », « Everlovin’ Woman », ou encore l’instrumental « Okie » parmi les morceaux très sympathiques, il manque à d’autres comme « The Old Man And Me » et « I’d Like To Love You Baby » un élément accrocheur pour que l’auditeur soit vraiment emballé. Ces morceaux ne sont évidemment pas désagréables à écouter, mais ils passent sans nous créer de réelles émotions.

D’ailleurs, on peut même dire que l’album passe tout seul, tant il est court. Cependant, il a beau ne durer qu’une petite demi-heure, il s’agit là d’une demi-heure de musique de qualité. Et heureusement que l’écouter n’est pas une besogne, car il vous faudra, pour certains morceaux, le réécouter à plusieurs reprises pour vraiment les avoir en tête une fois pour toutes.

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- J.j. Cale (chant, guitare, slide guitar)
- Paul Davis (guitare)
- Harold Bradley (guitare)
- Grady Martin (guitare)
- Reggie Young (guitare)
- Weldon Myrick (steel guitar)
- Mike Leech (basse)
- Tommy Cogbill (basse)
- Tim Drummond (basse)
- Joel Green (basse)
- Red Spivey (piano)
- Jerry Smith (piano)
- Pig Robbins (piano)
- Jerry Whitejurst (piano)
- Beegie Cruzer (piano)
- Kenny Malone (batterie)
- Karl Himmel (batterie)
- Terry Perkins (batterie)
- Farrel Morris (percussions, vibes)
- George Tidwell (trompette)
- Dennis Goode (trombone)
- Billy Puet (saxophone)


1. Crying
2. I'll Be There (if You Ever Want Me)
3. Starbound
4. Rock And Roll Records
5. The Old Man And Me
6. Everlovin' Woman
7. Cajun Moon
8. I'd Like To Love You Baby
9. Anyway The Wind Blows
10. Precious Memories
11. Okie
12. I Got The Same Old Blues



             



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