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2011 Decontrol

The SUBS - Decontrol (2011)
Par SASKATCHEWAN le 28 Mai 2011          Consultée 971 fois

Les SUBS sont une belle surprise du festival Panorama 2011. Alors que les vieux de la vieille (VITALIC, De CRÉCY, Jeff MILLS) livraient des concerts bien falots, le trio belge est venu réveiller tout le monde au bon moment. Réussir à transformer une foule imbibée en marsupilamis bondissants à ce moment-là de la soirée, c’est un véritable tour de force qu’il faut savoir apprécier.

Reste à confirmer sur disque. En fait, non, pas vraiment. Reste à les redécouvrir sur disque ! Attendre d’un musicien qu’il surpasse la valeur de ses concerts sur un rond de plastique, ce serait faire une drôle d’inversion hiérarchique. Donc on redécouvre The SUBS. A travers le nuage d’une soirée noyée dans la Standard, on reconnaît « Dry Lemon » et « Lemonade », deux grosses charges électro-house qui se ruent sur les synapses avec une finesse digne d’un T-34. Au diable la finesse ! The SUBS n’est pas sophistiqué et ne le sera sans doute jamais : rythmes primaires, paroles hallucinées, sonorités néandertaliennes ; voilà le trio gagnant de cette électro qui tâche.

Les SUBS cherchent l’hymne imparable et le trouvent parfois. « The Face of the Planet », avec ses synthés piqués à Nintendo, n’en constitue pas moins un single prometteur. Son antipode, « Decontrol », fait semblant de fermer la marche sur une communion électronique rageuse, bref, un morceau qui ne se vit qu’en concert, quand quelques milliers de personnes reprennent en chœur ses paroles intrigantes. Fait semblant seulement, car Decontrol est agrémenté d’un grigri, le sempiternel titre caché pas caché du tout, pas réussi non plus d’ailleurs, ce qui est d’autant plus décevant que l’on vient de s’infliger sept minutes de silence gênant pour y accéder.

Autre exploit : le groupe belge a réussi à produire un album inégal parfaitement symétrique. Toutes ses qualités convergent en son centre, « Hannibal and the Battle of Zama », le morceau le plus ambitieux de l’album, avec une véritable ambiance, une pointe d’originalité et une mélodie entêtante. De chaque côté de ce monument, un ensemble de titre énergiques mais anecdotiques, ni trop bons, ni trop mauvais. Il y a des influences gâchées, comme sur « Don’t Stop », qui rappelle le « Face to Face » de DAFT PUNK, sans aller aussi loin dans l’appropriation du funk. Au contraire, sur « Hairdo », la référence, volontaire ou involontaire, au « Kricket » de PLASTIKMAN ne manquera pas d’emporter l’adhésion des amoureux de techno.

En résumé, Decontrol est un bon album, un bon deuxième album qui rappelle la dynamique des concerts du groupe. Je le garde comme un souvenir de cette soirée démentielle que j’ai passée à Panorama, ravissement que vous connaîtrez à votre tour si vous daignez bouger votre paresseux fessier de lecteur. Si avec ça, je n’ai pas de tickets boissons gratos à la prochaine édition, que faut-il dire, que faut-il faire ?

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   SASKATCHEWAN

 
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- Jeroen De Pessemier
- Wiebe Loccufier
- Stefan Bracke
- Luca Di Ferndinando (invité)


1. The Face Of The Planet
2. Don't Stop
3. The Hype
4. Dry Lemon
5. Hannibal And The Battle Of Zama
6. Itch
7. Hairdo
8. Lemonade
9. The Visible Man
10. Decontrol



             



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