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Bootsy COLLINS - Tha Funk Capital Of The World (2011)
Par MANIAC BLUES le 7 Juin 2011          Consultée 1165 fois

Bootsy Collins est une véritable icône du funk des années soixante-dix. Il a été le bassiste de James Brown, Funkadelic et Parliament, participant à une myriade de chefs d’œuvre dont Sex Machine et Mothership Connection. Fort de ce curriculum vitae impressionnant, il a commencé dès 1976 une brillante carrière solo. La sortie d’un nouveau disque de Boosty en 2011 n’est donc pas un petit événement. Pourtant, on a toutes les raisons de se méfier de cet album à la pochette kitsch peu engageante. Tha Funk Capital of the World pue l’album commercial à plein nez. Les apparences sont-elles trompeuses ?

Quatre-vingt minutes, dix-sept morceaux, une pléiade d’invités. C’est du lourd. Tha Funk Capital of the World est une œuvre ambitieuse, monumentale à la gloire des héros du funk et plus largement de la black music. Dès l’intro, on fête James Brown, George Clinton et évidemment Boosty Collins. Ce projet mégalo et narcissique est casse-gueule. D’ailleurs, Boosty se la casse souvent, mais il parvient tout de même à se révéler sur certains titres.

Musicalement, Boosty a refusé de sombrer dans une nostalgie complaisante en insufflant dans son disque une bonne dose de hip hop. Il a fait notamment appel aux stars contemporaines de la black music-Ice Cube, Snoop Dog, Chuck D-sur le titre « Hip Hop @ Funk U ». Le résultat surprend très agréablement. Cette confrontation du funk d’antan au hip hop d’aujourd’hui fonctionne aussi avec efficacité sur « Kool Whip ».

Sur une poignée de morceaux, un groove d’enfer et la basse gargantuesque de Boosty rappellent la belle époque du funk. On croirait même parfois entendre du Parliament, notamment sur « After These Message ». Le révérend Al Sharpton, militant pour les droits civiques, livre aussi un vibrant et brillant hommage à James Brown sur « JB-Still the Man » tandis que George Clinton célèbre la mémoire de Garry Shider, guitariste de Parliament/Funkadelic décédé l’année dernière. Caftish Collins, mort quelques mois avant la sortie du disque, et Bobby Womack se joignent également à cette grande fête sur « Don’t Take My Funk ». Dommage que cette composition soit aussi médiocre.

La médiocrité, parlons-en justement...

Boosty a du mal à tenir la distance. Malheureusement, trop de titres faiblards comme « Mirror Tell Lies » polluent les bons moments de cet album. « If Looks Could Kill » et « Stars Have No Names » tombent dans des facilités commerciales rebutantes. Et puis que dire de l’intermède latin « Siento Bombo » ? Ce morceau repoussant tombe comme un cheveu sur la soupe. Sur « Minds Of Construction », Boosty collabore à nouveau avec le mystérieux guitariste Buckethead avec qui il a travaillé dans les années quatre-vingt dix. Mais ce titre lourdingue aux relents néo-metal n’est pas très exaltant. Le dernier quart d’heure avec « Chocolate Caramel Angel » et « Yummy, I got The Munchies » finit de nous achever. Ce disque est en effet beaucoup trop long et indigeste.

Tha Funk Capital of the World n’est pas un échec, loin de là. Toute la partie hommage de cet album est réussie. Bootsy désire célébrer les héros du funk disparus, notamment James Brown, le créateur du genre, et on ne peut que respecter sa démarche. Mais globalement, la pilule a du mal à passer. Trop lourd, trop long, trop de titres moyens, voilà les handicaps de ce disque. La musique est finalement à l’image de la pochette : une grande foire bariolée parfois plaisante mais souvent écœurante car trop tape-à-l’œil. Hélas, les apparences ne sont pas toujours trompeuses...

2,5/5

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1. Spreading Hope Like Dope (intro)
2. Hip Hop @ Funk U
3. Mirrors Tell Lies
4. Jb-still The Man
5. Freedumb
6. After These Messages
7. Kool Whip
8. The Real Deal
9. Don’t Take My Funk
10. If Looks Could Kill
11. Minds Under Construction
12. Siento Bombo
13. The Jazz Greats
14. Garry Shider Tribute
15. Stars Have No Names (they Just Shine)
16. Chocolate Caramel Angel
17. Yummy, I Got The Munchies



             



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