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ROCK GOTHIQUE / INDUS  |  E.P

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CRANES - Self-non-self (1989)
Par SEIJITSU le 13 Juin 2011          Consultée 1335 fois

J’ai encore fait ce rêve hier soir. Cela doit faire une semaine que ça dure et je n’en peux plus. Toujours cette même progression dans les ténèbres qui s’achève dans une lumière aveuglante avec cette même phrase énigmatique.
Mais ne brûlons pas les étapes, reprenons tout depuis le début.

Y aurait-il un rapport avec ce disque que j’ai découvert il y a un peu plus de 7 jours ? Self-Non-Self est peut-être très sombre et atypique, mais ce n’est pas possible d’être autant traumatisé par de la musique. J’ai vu une bonne centaine de films d’horreur tous plus ignobles les uns des autres. Ecouter des musiques bien plus affreuses que ça, que ce soit dans le metal extrême ou dans l’indus le plus cru, comment un simple album peut provoquer autant d’effet sur moi ?

Pourtant c’est toujours le même rêve qui se produit. Je me retrouve seul dans une sorte de caverne mal éclairée et jonchée de cadavres de machines antiques, devant un panneau intitulé « One From the Slum ». Une fois le titre lu, le cauchemar commence. Des percussions métalliques résonnent dans ma tête, j’entends cette basse de plomb et ces guitares écorchées qu’on croirait avoir désaccordées volontairement. Puis je me mets à courir sans raison apparente, il me faut quelques secondes pour me rendre compte que je tente d’échapper aux mâchoires métalliques d’un monstre d’acier juste derrière moi.

La course poursuite s’arrête finalement brusquement pour me retrouver nez à nez avec la personne qui me sert à chaque fois de guide dans ce songe étrange : Alison Shaw chanteuse du groupe CRANES. Elle ne m’adresse pas la parole mais elle se met à chanter dans cette cacophonie industrielle. Je n’en crois pas mes oreilles, quelle est cette voix ? Malgré son apparence de frêle jeune femme, elle possède une voix enfantine totalement en décalage avec l’univers dans lequel elle se trouve. Elle ne s’arrête de chanter que pour prononcer quelques mots: « Joy Lies Within » par exemple la première fois où l’on se rencontre. « Heaven Or Bliss » quelques minutes après et les machines qui m’entourent se mettent à produire des sons différents, des crissements réguliers et ce martèlement en acier qui ne cesse jamais. Elle se remet à chanter en dansant comme si de rien n’était, absolument pas effrayée par ces automates qui bougent sans cesse en produisant tous ces sons effrayants.

Et ça continue encore et encore, toujours ces quelques mots prononcés avant de changer de tableau même si l’atmosphère reste la même. « Beach Mover », « Focus Breathe » puis « Fuse ». Je ne comprends rien à ce qui se passe mais je la suis coûte que coûte, je sais que ma vie en dépend si je ne veux pas me faire découper en morceaux par une de ces machines hostiles.
Et c’est juste après que le plus étonnant arrive dans mon rêve, je me retrouve sur scène avec Alison, cette fois-ci accompagné de quelques musiciens dont un grand gaillard aux cheveux longs. Elle se remet à chanter et moi, je suis là à côté d’elle comme un idiot à fixer le public sans rien dire. Puis tout s’éteint brusquement et je me retrouve à nouveau dans cette caverne sombre devant Alison.

« - Mais bon sang, qu’est-ce qui se passe ici ? » lui hurlé-je.
« - Nothing in the Middle Nothing in the End », me répond-elle.
« - Quoi ? Mais ça ne veut rien dire ! Et arrête de chanter, tu ne vois pas ce qui nous entoure ?! »

Elle m’ignore et continue de susurrer des paroles incompréhensibles et la cacophonie reprend. On arrive à la fin de ce tunnel et au bout je vois cette fameuse lumière aveuglante, Alison cesse de chanter et s’y fait engloutir, je continue de la suivre et elle me dit toujours la même chose, toujours cette phrase qui ne veut rien dire, mais c’est la même mot pour mot qui conclue ce cauchemar à chaque fois : « Ne t’inquiète pas, ce qui suivra sera beaucoup moins douloureux et la prochaine fois que nous nous reverrons, je te promet que tout cela sera plus doux. Mais ce que tu as entendu précédemment ne disparaîtra jamais complètement non plus… ».

Enfin, je me réveille. Cela n’a aucun sens, la prochaine fois se passera mieux ? Mais enfin, à chaque fois que je me rendors je refais ce cauchemar affreux, c’est une blague ? Le seul moyen que j’ai trouvé pour oublier tout ça et de réécouter encore ce mini-album de CRANES, en espérant que cela me permettra d’exorciser ce démon qui me tourmente toutes les nuits. Ce n’est pas sûr que ça marche, mais au moins pendant son écoute, j’oublie tout ce qui s’est déroulé la nuit dernière et mon esprit s‘apaise pendant la petite demie heure que dure ce disque.

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1. One From The Slum
2. Joy Lies Within
3. Heaven Or Bliss
4. Beach Mover
5. Focus Breathe
6. Fuse
7. Reach (live)
8. Nothing In The Middle, Nothing At The End



             



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