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Beta SIMON - Soupe De Pierres (2011)
Par KLEMAN le 29 Septembre 2011          Consultée 1050 fois

Avec Tiken Jah Fakoly et Alpha Blondy, Beta Simon fait partie du club des tontons du reggae ivoirien. Reconnu internationalement, comme ses compères, lui et son groupe (Jah-B-Jah) se produisent essentiellement en Afrique et en Europe. C'est sur le continent africain cependant que son nom est légende, en témoigne les foules qui se déplacent lors de ses apparitions en concert. Beta Simon est un habitué des scènes énormes et des stades africains (Abidjan, Bamako...), mais il connaît aussi bien les plus grandes scènes françaises notamment (Élysée Montmartre, Olympia …). Tout ça pour dire que même si son nom est moins connu en France métropolitaine, Beta Simon n'en est pas moins un artiste africain légendaire.

Il revient donc avec son cinquième album, « Soupes de Pierres », sorti en juillet 2011, enregistré en région parisienne au studio de Pablo U-Wa. Fidèle à ses origines, on découvre un album très africain, comme l'a toujours fait Beta. Les paroles sont en français ou en baïssadé, un langage inventé par l'artiste lui-même, dérivé de sa langue natale, le bété.

Juste un mot sur la jaquette ! Elle est comme on en trouvait dans les 80's, très africaine, un peu kitsch dans la construction, qui annonce plutôt bien la teneur de l'album. Moi j'adore.

Après ses grands hits des années passées (« Iyo » ft. Tiken Jah, « Zéhao Zéa », « Malian Way », « Ou Hayé Naya » et les autres), on attend beaucoup de cet album, et il faut avouer qu'à la première écoute on est un peu déçu. L'album commence par un ska intitulé « saperlipopette », un peu soupe au lait, et pas vraiment surprenant. Un son qu'on pourrait qualifier d'îlien, de« Jimy Cliffien ». Malgré que ce soit bien réalisé et que ça sonne, la musique est quand même très légère, ce qui contraste particulièrement avec les paroles qui dénoncent la corruption et la néo-colonisation. La conclusion du refrain par « saperlipopette » est assez allergène.

On passe sur la première piste et on arrive à « Missim darley » qui est quant à lui beaucoup plus reggae roots, toujours dans un esprit très africain, cuivré, avec un orchestre très complet. Des sons claviers parfois un peu kitsch peuvent géner, mais on est agréablement surpris par les apparitions à la guitare de Laurent Digbeu qui ajoute ponctuellement une touche jazz très appréciable. On sent le hit de l'album. Voilà un reggae énergique et vivant comme on en fait si bien en Afrique, le tout accompagné de la voix inimitable de Beta Simon qui, on le ressent, se fait bien plaisir.

Un peu plus loin dans l'opus on remarque volontiers « Zadio », un gros gros roots, sur un tempo bien lent. Les exercices vocaux sont intéressants, les voix bien exploitées, avec de très beaux chœurs. On retrouve là aussi des interventions en gratte électrique plutôt discrètes et juste comme il faut pour planter une ambiance feutrée, sans compter sur les cuivres et leur grain, le tout sans ajout d'effets superflus, tout est très bien réalisé. Les petites variations de piano trouvent naturellement leur place, un son peace un peu plus jamaïcain que le reste de l'album, sans perdre pour autant le côté africain propre à Jah-B-Jah et Beta Simon.

Je passerai plus rapidement sur les autres morceaux qui alternent entre des balades ska (« Gossi ») assez agréables, et des morceaux reggae biens fichus, efficaces et qui groovent sans pour autant révolutionner le style (« Zopadé », « Kotafy » et les autres). On est souvent dans des tonalités majeures et des pulses énergiques qui collent avec l'esprit africain et donnent des envies d'évasion, du positive-sound en somme.

Deux mentions spéciales, la première pour la guitare qui donne vraiment un plus régulièrement et tout au long de l'album, avec des influences assez jazzy à la Ernest Ranglin parfois, d'autres fois avec des influences plus africaines. La deuxième mention spéciale sera pour la voix de Beta qui invite à l'unité, une voix intelligente avec une vraie couleur et une chaleur incontestable.

La fin de l'album nous offre deux morceaux particuliers. Le premier, « Victoire », est un morceau quasi acoustique qui constitue une conclusion agréable, avec des paroles conscious et pieuses, sur une rythmique guitare simple comme il faut.

Le deuxième morceau de conclusion est la version dub de Missim Darley qui quant à elle n'est pas d'un grand apport étant donné qu'elle consiste quasiment uniquement qu'à faire doublon avec l'originale (la piste 2 de l'album), mais sans les voix, avec de petits apports de réverbs et de delay sur les percussions essentiellement. Donc pas grand intérêt mais pourquoi pas.

Un album qui plaira très certainement aux amoureux du reggae africain, sans grande prétention affichée, mais qui a le mérite d'être d'une bonne facture !

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   KLEMAN

 
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1. Saperlipopette
2. Missim-darley
3. Gossi
4. Zopadé
5. Nayio
6. Zadio
7. Souley
8. Yèta
9. Kotafy
10. Tétilo
11. Victoire
12. Missim-darley Dub



             



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