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Hollie COOK - Hollie Cook (2011)
Par KLEMAN le 5 Octobre 2011          Consultée 896 fois

- «  Hollie Cook.
- Hollie Coke ?
- Nan, 'Cook', comme 'cooker' !
- Comme Paul Cook ? Le Batteur des Sex Pistols ?
- Ouais, sauf que elle c'est Hollie, et qu'elle est vachement plus sexy que son père Paul, même si les allures de McGyver ne me déplaisent pas…
- C'est la fille de Paul Cook ? Et elle fait quoi ?
- Ben, elle vient de sortir son premier album, j'ai entendu un extrait sur Nova, ça cartonne bien !
- Mouais… Du punk-rock à l'ancienne braillé par une nana qui essaye de récupérer la gloire de son père ? J'demande à voir.
- Nan, rien à voir justement ! Elle fait une sorte de reggae anglais, tu sais genre un peu lover's roots, tout ça.
- Mouais… moi tu sais le raggea …
- Comment ça 'moua le reggae' ?
- … morf… ben le règaye quoi...
- Tu sais que Bob [Marley, ndt, haha] a sorti Punky Reggae Party en 77 après un passage à Londres où Don Letts, un proche des Sex Pistols et de la scène Dub rebelle londonienne, l'amena au Roxy Club, club mythique du punk des 70's où se sont produit les Clash, Sham 69, les Sex Pistols et bien d'autres ??
- Attends, tu vas pas me faire un cours sur le Punk ou le Oi! … j'connais, t'inquiète. Mais bon, le reggae ça reste du reggae, 'faut pas exagérer…
- Et tu fais quoi alors du mouvement skinhead de 69 ? Les gars écoutaient du bon vieux rocksteady, du reggae, du ska, Laurel Aitken, les Wailers, les Skatalites, Dekker, the Upsetters, etc. C'est pas une coïncidence si ils se sont mis au punk par la suite. J'te parle pas des skinheads fachos qui ont récupéré le truc après, je te parle des skinheads de 69.
- Mouais, ben... le reggae moi j'aime pas !
- Tu m'emmerdes, j'me casse. »

Excusez de l'égarement, mais fallait que je fasse le lien punk-reggae, la perche était trop belle.

Hollie Cook, de London, donc. Personne ne la connaissait vraiment avant, et là elle signe son premier album chez Mr Bongo records en mai dernier (2011), album appelé simplement « Hollie Cook », dont les radios anglaises diffusent son hit "Milk and honey" à tout va (ce titre fait penser à un clin d’œil à "Wild and Honey" des Skatalites soit dit en passant). Cet album alors, à quoi il ressemble ?

Bon, depuis tout à l'heure je vous parle de Punk, de Oi!, de Rocksteady, de Ska oldschool, de rebelles et de skinheads, lisez donc le reste de ma chronique avant de vous précipiter sur Deezer ou GrooveShark pour écouter ce que ça donne, sinon vous allez être déçus. On est à des kilomètres d'une musique qui donne envie de choper un cuir noir, il est clair que ce n'est pas de la musique de la rue, mais en même temps, ce n'est pas revendiqué comme tel. C'est simple : Hollie Cook définit son style comme de la « tropical pop », et la jaquette se résume en un dessin regroupant coupe afro, mini-short en jean, sunshine, waves et cocotiers... je vous avais prévenu, rien à voir. D'un autre côté, elle dit être influencée principalement par la chanteuse de lovers-reggae-rock Janet Key (GB/Jam.), ou encore Phyllis Dillon, LA vibe féminine jamaïcaine de la fin des années 60 / débuts 70. On pourrait aussi citer Althea & Dona ou Calypso Rose mais avec moins de pertinence (je les cite plus pour vous inciter à fouiller un peu).

« Milk and Honey », que notre ami Gégé (appelons-le comme ça) a entendu sur Nova, se résume en un gros son roots aux allures old-school, avec de l'orgue, un skank bien présent, une basse lourde et ronde, des cuivres en solos, des grosses influences Dub dans la post-prod, des reprises très reggae... Vraiment, à part peut-être dans la prod comme je le disais, l'instru ne fait pas penser à une réalisation de 2011. Pourtant, dès que la voix arrive, on est dans autre chose. On est dans quelque chose de mielleux (d'où le « Honey » …), un brin Soul, très peace, très féminin. Un morceau simple, qui se suffit à lui même, qu'on réécoute sans se lasser. Les réverbs sur la voix se retrouvent sur les solos trompette et guitare qui, même s'ils sont différents, donnent un sentiment d'homogénéité agréable au morceau. Le reste de l'album est un peu différent.

« That very night », qui a également fait l'objet d'une sortie single, est quant à lui beaucoup plus rocksteady / dub (comme « Shadow Kissing » plus orienté rocksteady/pop), et toujours le même style de voix soul/pop planant et difficilement définissable. L'ensemble donne quelque chose de quand même nettement moins oldschool que « Milk and Honey ».

L'opus comprend également quatre featuring avec Horseman (inconnu au bataillon, si vous connaissez, passez à la maison faire tourner les galettes) qui, même si ce n'est pas du Capelton dans l'énergie dégagée, apporte une petite touche Dancehall bienvenue et contrastant avec la douceur de la voix et des mélodies d'Hollie.

La plupart des morceaux sont d'une nette influence reggae comme je le disais, mais certains sont bien plus pop comme « It's So Different Here », mais toujours avec des brins de Dub qui parfois surprennent mais dont la réalisation est toujours bonne. On note « Sugar Water » (ft. Horseman également) qui sonne vraiment Dub, mais loin d'être un instrumental, le morceau séduit par son caractère original.

Un album entre pop, dub, early reggae, r'n'b et pur reggae-roots, duquel se dégage un féminisme assuré. Une agréable surprise de ce début d'année 2011. Artiste à suivre !

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1. Milk & Honey
2. That Very Night
3. Walking In The Sand
4. Cry Ft. Horseman (disco Mix)
5. It's So Different Here
6. Sugar Water (look At My Face) Ft. Horseman
7. Shadow Kissing
8. Used To Be
9. Body Beat Ft. Horseman
10. Cry Ft. Horseman (vocal Mix)



             



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