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AURA DIONE - Before The Dinosaurs (2011)
Par MOONDREAMER le 2 Avril 2012          Consultée 2118 fois

« Mais qu’est-ce que c’est que cette couverture avec cette femme dénudée ? Et surtout pourquoi en faire une sélection du site ?! »

C’est probablement la première chose qui vous est passé par la tête en allant consulter cette chronique. La deuxième est sûrement : « Mais qui c’est, cette fille ? ». Pour ce qui est de la 1ère interrogation, je vais tâcher de vous donner plus bas les raisons pour lesquelles j’ai misé sur cet album. Concernant la 2ème, laissez-moi vous présenter Aura Dione, jeune danoise de 27 ans qui sort avec Before The Dinosaurs son second album studio.

Celui-ci s’ouvre avec « Geronimo », single radio qui a valu à la chanteuse une reconnaissance grandissante, lui permettant de se voir ouvrir les portes des charts mondiaux. “Gee-gee-hee-jo-jo-ho-la-la-hm, let's go Geronimo” : c’est en gros la « phrase » à retenir de ce morceau. Cela peut paraître stupide tant c’est simple et déconcertant mais le plus étonnant c’est que ça fonctionne : le morceau est entraînant, dansant même, et l’instrumentation remixée par Jost & Damian dégage une énergie captivante en alternant passages calmes à la guitare acoustique et refrains portés par des percussions tribales. Le tout donne une impression à la fois sauvage et brute, bien que le morceau soit visiblement produit et calibré pour toucher un très grand public.

Aura Dione est loin d’avoir joué toutes ses cartes mais le ton est donné : l’album sera commercial et mainstream ou ne sera pas. La production, assurée par une dizaine d’habitués du milieu musical européen, assume ce côté sur chaque morceau où les arrangements, les beats et les instruments sont presque trop parfaits. Et on aurait pu légitimement craindre que cet aspect surproduit étouffe complètement la voix et les compositions de la chanteuse. Mes premières écoutes un peu distraites ont d’ailleurs renforcé ce sentiment. Encore un album fade et vide placé dans un joli enrobage…

Quand soudainement, certaines chansons ont commencé à me revenir en tête inopportunément, me poussant à redonner une chance à cet album. Une nouvelle écoute plus attentive : cet album n’est pas si mauvais tout compte fait. Une autre, puis encore une et l’évidence me frappe au point qu’il n’est plus possible de nier : Before The Dinosaurs est une œuvre excellente.

Arrêtons-nous un instant sur quelques morceaux pour vous convaincre de mes dires : « Into The Wild » est une splendide ballade piano-voix, aux paroles matures et touchantes, qui se développe en crescendo grâce à l’adjonction de cordes frottées, de brèves incursions d’un chœur et d’une harpe virevoltante.

Principalement pop, Aura s’accorde toutefois quelques incursions dans la folk, ressemblant plus à Columbine, son précédent album. L’exemple le plus admirable est le rafraichissant « Recipe », morceau rappelant Jason Mraz et son « I’m Yours », où la danoise n’hésite pas à partir avec aisance dans les aigües lors du refrain. Dans la même veine, « What It’s Like » mêle guitare acoustique, beat hip-hop et même violons sur le refrain dans une chanson pop-folk mid-tempo.

Tout aussi inattendu, la chanteuse rappelle parfois Rihanna dans ses meilleurs jours comme sur « Where The Wild Roses Grow » dont les couplets très lourds laissent pourtant place à un refrain mélodique lui-aussi porté par les cordes frottées. La chanson précédente, « Master Piece », unit, dans un style encore différent, air oriental, rythmique tourmentée et refrain entraînant.

La contrebasse et les violoncelles de « In Love With The World » contrastent avec le chant aérien d’Aura dans un morceau qui ne semble pas exceptionnel à la première écoute mais dont émane pourtant un charme presque hypnotique. Plus acoustique, la chanson titre, « Before The Dinosaurs », clôt l’album sur une ballade aux sonorités tribales dont la production toujours aussi impeccable permet une délicate montée crescendo.

Les années se sont écoulées depuis ma découverte de l'album de la danoise et je réalise que je me suis laissé emporté par l'enthousiasme autour de la nouveauté. Je baisse donc d'un point la note de cet album qui, en dépit des qualités longuement évoquées ci-dessus, ne mérite tout de même pas le titre de chef d'oeuvre intemporel.
Toutefois, Before The Dinosaurs reste de très bonne qualité : un album riche, varié assumant parfaitement son côté pop mainstream (et ses morceaux moins simplistes qu’il ne parait) mais écrasant toute concurrence grâce à la fraicheur de l’écriture de la danoise et à sa voix captivante.

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   MOONDREAMER

 
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- Aura Dione (chant, guitare)
- + Musiciens Additionnels


1. Geromino (jost & Damian Radio Mix)
2. Reconnect
3. Friends (feat. Rock Mafia)
4. In Love With The World
5. What It’s Like
6. Into The Wild
7. Master Piece
8. Where The Wild Roses Grow
9. America
10. Recipe
11. Superhuman
12. Before The Dinosaurs



             



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