Recherche avancée       Liste groupes



      
ROCK  |  LIVE

L' auteur
Acheter Cet Album
 



The PLIMSOULS - Beach Town Confidential (2012)
Par BAAZBAAZ le 13 Mai 2012          Consultée 1078 fois

En 1983, les PLIMSOULS sont à l’agonie et sur le point de disparaître. La sortie de leur second album Everywhere at Once n’a pas généré le succès attendu malgré la présence du populaire « A Million Miles Away », parfait exemple de single power pop carré et rutilant tel que le DWIGHT TWILLEY BAND ou THE CARS savaient en composer à la chaîne. Dès lors, ce Beach Town Confidential, tout autant qu’un live rock’ n roll furieux, est un témoignage précieux de ce qu’était le groupe californien sur la fin, lorsqu’il lâchait toute sa frustration et sa hargne dans des concerts fous qui lui ont donné la réputation d’être l’un des monstres scéniques du début des années 80.

Ce nouveau live post-mortem est le troisième du genre après One Night in America et Live! Beg, Borrow & Steal, sortis respectivement en 1988 et 2010. Il démontre une nouvelle fois que les PLIMSOULS incarnaient résolument la face dure et âpre de la galaxie power pop, loin des jolies mélodies plus commerciales de THE KNACK ou THE RECORDS. Ici, pas de fixation sur les BEATLES. La filiation est plus à chercher du côté de la rudesse mod et du garage américain du milieu des années 60, voire du punk (ce n'est pas pour rien que Keith Streng des FLESHTONES fait une apparition). Et si la production d’Everywhere at Once lorgne plutôt du côté de la new wave, les versions live se chargent de remettre les pendules à l’heure en délestant les chansons de tout artifice. La priorité va à l’urgence et à la puissance.

Les reprises sont d’ailleurs autant d’étendards brandis par le groupe pour clamer au grand jour ses véritables influences. Le splendide « Making Time » de THE CREATION déboule ainsi dès le début du concert, prouvant à la fois l’enracinement mod et la proximité avec le revival impulsé de l’autre côté de l’Atlantique par Paul Weller et THE JAM. De même, il n’est pas anodin d’entendre le « Jumpin' In The Night » des FLAMIN’ GROOVIES. C’est bel et bien le rock dans ce qu’il a de plus coriace et de plus rude qui s’exprime ici. Et la rage bruyante des PLIMSOULS s’exprimait bien mieux sur scène que sur album.

Mais les compositions de Peter Case ne sont pas en reste. Outre « A Million Miles Away », ce live fait la part belle aux extraits du second album : « Shaky City », « Oldest Story in the World » (plus posée et mélodique) ou encore l’explosive « Magic Touch » forment un tir de barrage sanglant qui en laissera plus d’un sur le carreau. Et le groupe épure ses anciennes compositions jusqu’à l’os et leur donne une intensité maximale. Ainsi, « Zero Hour » (qu’un Ric Ocasek, là encore, n’aurait pas reniée) et « In This Town » prennent des allures de cavalcade punk-rock, seule « Now », tout aussi tendue mais moins effrénée, apportant un court répit. On entend les cris du public, on sent presque la sueur dans la fosse. Ce live terriblement rock méritait bien d’être exhumé.

A lire aussi en ROCK par BAAZBAAZ :


PHOENIX
It's Never Been Like That (2006)
Phoenix au soleil




The KINKS
Face To Face (1966)
Le premier grand album des Kinks ?


Marquez et partagez





 
   BAAZBAAZ

 
  N/A



- Peter Case (chant, guitare)
- Eddie Muñoz (guitare)
- Dave Pahoa (basse)
- Louie Ramírez (batterie)


1. Introduction
2. Shaky City
3. Making Time
4. Zero Hour
5. Hobo
6. Who's Gonna Break The Ice?
7. Fall On You
8. Oldest Story In The World
9. Magic Touch
10. A Million Miles Away
11. Jump, Jive And Harmonize
12. Jumpin' In The Night
13. Now
14. How Long Will It Take?
15. In This Town
16. Price Of Love
17. You Can't Judge A Book



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod