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DEAD MEADOW - Dead Meadow (2000)
Par PINHEAD le 8 Septembre 2012          Consultée 702 fois

La scène psyché américaine des années 2000 est décidément pleine de surprises. Alors que le pays de l'oncle Sam s'apprête à découvrir le BRIAN JONESTOWN MASSACRE après quelques années fort productives, les sentiers brumeux des 60's se voient empruntés aux quatre coins du continent avec un héritage variable selon les régions. Les Dead Meadow, enfants de la capitale Washington D.C, ont choisi de marcher sur le chemin rocailleux mais champignonesque du Stoner de KYUSS, et de BLUE CHEER bien avant eux.

Guitare grasse, batterie lointaine et production rugueuse font de ce premier disque un album authentique, cultivant l'image d'un jam band fauché mais ô combien volontaire, à l'image des quelques centaines de dollars consumés pour la production d'un album brut, simple. En studio ou en tournée, le voyage est le même: introspectif, curieux et épuisant.

La route commence avec l'égaré "Sleepy Silver Door", métronomique et guidé dans une brume épaisse par la voix empoisonnée et le riff puissant de Jason Simons. On note de bonnes idée mais également une certaine vacuité dans le morceau, dont le long solo de guitare ne semble servir qu'à remplir les longues minutes. Mais impassible, le groupe ouvre son premier effort sur quatre titres similaires structurellement et stylistiquement.

Sans surpasser CREAM, IRON BUTTERFLY et ses autres aînés, DEAD MEADOW s'en tire pourtant pas mal. "Indian Bones", hendrixien jusqu'au bout des doigts, atteint mieux son but que le titre précédent. Entouré par trois morceaux plus anecdotiques, "Indian Bones" saisit une énergie que les autres titres aussi rythmés de l'album ne parviennent pas à capter.

En effet, c'est plutôt la deuxième partie de l'album qui fait mouche. Si on peut interpréter la première moitié du disque comme celle qui comporte ses morceaux les plus accessibles, c'est pourtant à partir du cinquième titre, l'instrumental lancinant "Greensky Greenlake", que le voyage se matérialise enfin dans une plongée ininterrompue dans les abysses de la Prairie Morte. La pédale wah-wah distord les moindres parcelles de structure mélodique, piétinées par la schizophrénie des neuf minutes brutes comme de la roche de "Beyond the Fields We Know". Apaisée, la marche ralentit au rythme de la balade étouffée et imparfaite "At the Edge of the Wood", qui montre une voix et une guitare folk à fleur de peau pour s'achever sur une mesure inachevée.

L’endiablé "Rocky Mountain High" conclut l'écoute sous un Larsen menaçant mais nécessaire pour nous emmener sur un dernier titre anonyme, paisible et lumineux, car si le soleil ne brille pas sur la Clairière Morte, il est toujours présent à ses frontières.

DEAD MEADOW manque encore de maturité, c'est indéniable. Mais le groupe dévoile un tel potentiel qu'il semblerait fatal de s'arrêter à ce premier album. Les albums suivant le montreront bien, mais ceci est une autre histoire.


3/5

Coup(s) de cœur: "Greensky Greenlake", "Beyond the Fields We Know"

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1. Sleepy Silver Door
2. Indian Bones
3. Dragonfly
4. Lady
5. Greensky Greenlake
6. Beyond The Field We Know
7. At The Edge Of The World
8. Rock Mountain High
9. Untitled



             



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