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BEIRUT - The Flying Club Cup (2007)
Par MARTIN le 13 Juin 2012          Consultée 997 fois

Laissez-moi vous narrer rapidement l'histoire de Zach Condon. Petit-fils d'Eddie Condon (un chef d'orchestre américain, guitariste et chanteur de jazz), il décide assez jeune d'être talentueux et apprend à jouer du ukulélé, du piano, de l'accordéon et de la trompette, en plus de chanter. Puis, à 15 ans, à l'âge où d'autres commencent à réaliser que leur collection de carte Pokémon n'est plus adaptée pour épater les copains, Zach réalise pour sa part plusieurs albums de musique, qu'il enregistre sous le nom de The Real People. Il quitte l'école à 16 ans et voyage longuement en Europe (notamment de l'Est et en France), avant de devenir le leader de BEIRUT (sans quoi cette intro tombait à l'eau).

Aujourd'hui âgé de 26 ans, le jeune prodige, accompagné de sa bande, totalise déjà trois albums et plusieurs EP, et le voilà à gambader un peu partout à travers le monde, en tête d'affiche de nombreux concerts, à jouer de son folk si particulier. Lui qui affirmait avoir composé l'essentiel de ses titres dans sa chambre « pour rire », se retrouve très rapidement acclamé par le publique et par la critique quasi unanime. Et pour cause : BEIRUT, c'est bien. Revenons donc sur The Flying Club Cup, deuxième album du groupe qui fit très grand bruit fin 2007.

Pour ma part, le coup de foudre fut immédiat. S'en suivit une relation peu évidente, où je dus dans un premier temps cacher ce qui se tramait entre l'album et moi. Comprenez, BEIRUT délivre ici une musique tellement pleine d’insouciance et de joie que l'album peut au premier abord recouvrir un aspect ringard, avec ses cuivres façon fanfare et ses mélodies que l'on pourrait qualifier de bienveillantes et un peu nostalgiques, façon "musique à papy". Je comprit rapidement mon erreur d'essayer de divulguer mes attirances pour cette musique : au final, tout le monde aime BEIRUT. Comment résister à tant de franchise et d'entrain ?

Le groupe signe ici un disque réellement fédérateur, capable de mettre d'accord pas mal de générations. Je m'avance peut-être un peu, mais la musique de The Flying Club Cup revêt ce coté atemporel qui fait la marque des grands classiques. Il faut dire qu'elle puise son inspirations dans différentes musiques qui, elles mêmes, ont su traverser moult années sans vieillir. On ressent notamment pas mal l'influence des musiques balkaniques. Le résultat en est donc une musique légère et pourtant très intense, emmenée tantôt par le chant de Zach, reconnaissable entre cent, emplit d'allégresse, tantôt par une armada d'instruments en tout genres, entre du ukulélé, de l'accordéon, pas mal de cuivres, du violon, de la mandoline... Une musique menée par vos tentatives de chants et vos fredonnements enjoués, difficile en effet de ne pas se laisser entraîner par chacun des treize titres qui composent The Flying Club Cup, à la fois tous très spontanés et pourtant admirablement construits. Car si Zach avoue avoir été aussi influencé par la chanson française (il chante parfois du Jacques Brel lors des ses concerts), la musique de BEIRUT est très complète et la partie instrumentale est loin de faire de la figuration. En atteste les nombreuses envolées (notamment de la part des cuivres), toujours somptueuses et émouvantes. Oui, émouvantes. Non pas que l'on finisse l'album la gorge nouée par l'émotion, mais voilà : c'est beau, et d'une beauté toute simple, presque naïve, dénuée de toute prétention, et réellement communicative (on l'aura comprit).

The Flying Club Cup s'achève après à peine une quarantaine de minutes, même un peu moins, et pourtant, il n'en fallait pas plus, l'ensemble étant assez dense, les titres et passages mémorables se multipliant généreusement. Allez, pour râler un peu et par pur snobisme, je dirai que le plus connu des titres, "Nantes", a tendance à m'agacer un peu sur la longueur, mais c'est histoire de dire, puisque c'est aussi le titre qui a fait accrocher bon nombre d'auditeurs à la musique de BEIRUT.

Allez donc mirer cette vidéo qui vaut peut-être mieux qu'un long discours (mais quand même pas complètement, sinon à Forces Parallèles, on n'a plus qu'à fermer la boutique) :

http://www.youtube.com/watch?v=uYwmDJigB1o

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