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BOHREN UND DER CLUB OF GORE - Dolores (2008)
Par STREETCLEANER le 16 Mars 2013          Consultée 814 fois

Il sera difficile pour les Allemands de BOHREN de faire mieux que Black Earth, la gemme noire du groupe. Et tout comme le précédent Geisterfaust, Dolores, malgré ses indéniables qualités, restera en deçà du fameux album à la tête de mort. Pourtant, ce Dolores est un album qui mérite qu’on s’y attarde. Gore Motel, Midnight Radio, Sunset Mission et Black Earth étaient des albums uniques en leur genre, chacun d’entre eux possédant sa propre personnalité, ses propres caractéristiques. Dolores, quant à lui, ne surprend plus autant car il est enraciné dans des fondations désormais établies, celles posées notamment par Black Earth.

Le jazz de BOHREN reste largement infusé dans l’eau noirâtre et les vapeurs mortifères du doom. Le piano Rhodes est ici plus que jamais mis à contribution. L’orgue possède quant à lui la joyeuseté d’un salon funéraire (le bien nommé « Staub » ou poussière en français)… Les papillons de la pochette ne sont pas sans évoquer d’ailleurs les âmes des morts, c’est ainsi qu’on les représentait parfois dans l’Antiquité. Le vibraphone fantomatique de « Karin » se serait parfaitement inséré dans le surréaliste Twin Peaks de David Lynch. « Schwarze Biene (Black Maja) » est indéniablement le moment fort de Dolores. Il s’agit d’une doom-jazz-ballade pesante, à la mélodie épurée et pourtant incroyablement lyrique. Alors que « Unkerich » n’est pas sans rappeler les délectables ambiances dépressives de SOPOR AETERNUS & THE ENSEMBLE OF SHADOWS, et notamment celles de Es Reiten Die Toten So Schnell. Le saxophone de Clöser, d’ailleurs assez peu présent dans cet album, y est tout simplement magnifique de sensibilité. Dans cette même veine on citera également « Faul » et « Welten », où le saxophone concilie à merveille mélodie et sensualité.

Délesté d’une grande partie des oripeaux angoissants de Black Earth, Dolores privilégie les atmosphères de nostalgie dépressive, d’un lyrisme à la croisée de la tristesse du temps qui passe et de la lamentation d’un deuil, sans oublier de conserver quelques éclats d’une beauté attirante, fatale, dont la mort est toujours une issue possible.

Note réelle : 3.5/5.

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- Christoph Clöser (piano, vibraphone, saxophone)
- Morten Gass (basse, orgue, vocoder, synthés)
- Robin Rodenberg (basse)
- Thorsten Benning (batterie)


1. Staub
2. Karin
3. Schwarze Biene (black Maja)
4. Unkerich
5. Still Am Tresen
6. Welk
7. Von Schnäbeln
8. Orgelblut
9. Faul
10. Welten



             



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