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DEAD MEADOW - Howls From The Hills (2001)
Par PINHEAD le 16 Mai 2013          Consultée 694 fois

Quelques dollars de plus pour la production, un peu d'expérience grappillée en tournée, et des instruments mieux maîtrisés. Le larsen monte, un arrière-goût de sitar d'outre-tombe et l'atmosphère devient opaque, quelques coups sur les toms pour tester la solidité de la batterie et c'est parti pour le second album de DEAD MEADOW, ouvert, une fois n'est pas coutume, sur un long jam heavy, fuzzy, groovy, bref stonery.

La guitare n'a pas perdu de sa lourdeur, loin de là, mais se voit d'avantage domptée au mixage parmi le déluge de décibels que crée le trio de Washington. La basse en gagne en présence, et la batterie en espace. Il suffit de comparer l'orage qui ouvre cet album à celui du premier. Structure similaire, mêmes ingrédients... Pourtant, « Drifting down Streams » atteint son but d'une manière beaucoup plus efficace. Les instruments se démêlent les uns des autres sans pour autant perdre le côté jam primitif. Aucune subtilité à deviner : le groupe tape fort, envoie la sauce sans aucune mauvaise intention si ce n'est de de nous faire plonger dans le côté sabbathien de la force, si obscur soit-il.
Oui, le groupe commence à prendre de la bouteille et à s'encanailler d'un peu d'expérience non négligeable. Toujours cette même production feutrée, quoique moins garage, mais qui fait gagner au groupe une amplitude pachydermique.

La lenteur et le fuzz sont clairement les points forts de DEAD MEDOW dont le chanteur et guitariste Jason Simon use et abuse en compagnie d'une multitude de pédales d'effet à l'objectif commun : rendre cette gratte la plus crade possible. Riffs et soli qui ne payent pas de mine, rythmique béton... plus de doute, les trois gars de Washington D.C. sont bons.
« Jusiamere Farm », blues vicieux aux coups de cymbales métronomiques, ou « Everything's Goin' on », plus effréné et sans concession, tirent leur épingle du jeu et pourraient très bien se démarquer du reste de l'album.

J'ai dit « pourraient » ? Eh bien c'est vrai qu'un album de DEAD MEADOW est généralement trop homogène pour pouvoir déceler une tendance particulière à un moment précis de l’œuvre, c'est bien ce qui va porter tort à ce Howls from the Hills, rugissement des collines. En effet, malgré son format assez raisonnable de 47 minutes, le deuxième album de notre trio américain est bourré de longueurs, à commencer par les deux morceaux « The White Worm » et « One and Old », longs jams dépassant volontiers les huit minutes. Soyons clairs : l'intention est honorable, et on trouve des riffs assez satisfaisants dans ces longues épopées éléphantesques, particulièrement sur « One and Old ». Toutefois, on regrettera l'aspect un peu « fourre-tout » de ces sessions embrumées, prétextes à n'importe quel ralentissement ou répétition. Encore une fois l'inspiration péche, et c'est la qualité globale de l'album qui en prend un coup.
Et même si la ballade sans batterie tente de m'amadouer avec son charmant sitar, cela ne fait rien : « The One I Don't Know » ne vaut définitivement pas sa grande sœur « At the Edge of the Wood » sur le précédent album.

Constat finalement mitigé, et c'est dommage car la conclusion de l'album s'avère de qualité (« The Breeze Always Blows »). Malgré une maîtrise technique plus évidente et une production qui gagne en puissance, DEAD MEADOW se repose sur ses acquis, et ce sont les compositions qui en prennent un coup. Allez, ce n'est pas très grave, car nos trois fringants lurons ont encore du chemin devant eux et une belle marge de progression.

2,5/5

Coup(s) de cœur : « Drifting Down Streams »

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   PINHEAD

 
  N/A



- Jason Simon (chant, guitare)
- Steve Kille (basse, sitar)
- Mark Laughlin (batterie, percussion)


1. Drifting Down Streams
2. Dusty Nothing
3. Jusiamere Farm
4. The White Worm
5. The One I Don't Know
6. Everything's Going On
7. One And Old
8. The Breeze Always Blows



             



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