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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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- Membre : Vangelis, Jon & Vangelis, Demis Roussos

APHRODITE'S CHILD - 666 (1972)
Par WALTERSMOKE le 6 Août 2013          Consultée 464 fois

On sait tous que la carrière de Demis Roussos donne un avant-goût de l'Enfer, mais combien savent que la source du mal date de 1970 ? En cet an de grâce, Vangelis, aidé par l'habile plume de Costas Ferris, dévoile une oeuvre infernale et immense dont Roussos se fera l'émissaire. 666, ou comment créer l'album de rock progressif le plus ténébreux (hors Red) et un album qui fait passer Black Sabbath pour de gentils buveurs de thé.

Retranscrire l'Apocalypse selon Saint-Jean est une idée des plus ambitieuses, mais aussi risquée. Tant mieux que Vangelis et Ferris aient bien jaugé l'affaire, et pas qu'un peu. Cela est très bête à dire, pour ne pas dire vraiment con-venu, mais 666 est une vraie bible. Les deux hommes ont versé dans un chaudron infernal des ambiances particulières avec des pépites pop et des titres 100 % rock, voire plus.
666 est truffé de tubes en puissance qui auraient pu devenir indépendants. Que ce soit "Babylon", "The Four Horsemen" ou bien "Aegian Sea", tous possèdent une richesse d'écriture et une puissance musicale extraordinaires. Le chemin parcouru ne serait-ce que depuis It's Five O'Clock est impressionnant.

Cependant, aussi nombreux soient les grands passages sur le premier CD, ils ne font que préparer l'auditeur au deuxième, plus fou, plus délirant, plus incontrôlé. L'enchainement des quatre premiers titres, à partir de "Seven Trumpets" donc, est grandiose. Mais le sommet de l'album, le clou du spectacle, c'est "All the Seats were Occupied", énorme jam de 20 minutes, véritable sommet de folie musicale, la preuve par quatre que l'abus de sahlep peut nuire (ahem). A ce déluge arrive en contrepoint "Break", ou comment conclure un album, et une carrière, avec calme et modestie.

En creusant un peu, certains passages ne sont pas des plus géniaux, comme l'emphatique "The Marching Beast" ou bien "Hic et Nunc", trop décalé. Peu importe, les chefs-d'oeuvre comme 666 sont imparfaits (impurs ?). Le troisième album des APHRODITE'S CHILD sera aussi le chant du cygne du groupe, qui explose alors qu'il aurait pu devenir une référence du rock progressif. La déception sera toutefois comblée en partie par la fantastique carrière solo de Vangelis. Pour ceux qui voulaient encore plus de démoniaque, il leur reste Demis Roussos.

Note réelle : 4,5/5

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   (2 chroniques)



- Vangelis Papathanassiou (orgue, piano, flûte, percussions, choeurs)
- Demis Roussos (basse, chant)
- Lucas Sideras (batterie, chant)
- Silver Koulouris (guitare, percussions)
- Harris Halkitis (basse, saxophone, choeurs)
- Michel Ripoche (trombone, saxophone)


1. The System
2. Babylon
3. Loud, Loud, Loud
4. The Four Horsemen
5. The Lamb
6. The Seventh Seal
7. Aegian Sea
8. Seven Bowls
9. The Wakening Beast
10. Lament
11. The Marching Beast
12. The Battle Of The Locusts
13. Do It
14. Tribulation
15. The Beast
16. Ofis
17. Seven Trumpets
18. Altamont
19. The Wedding Of The Lamb
20. The Capture Of The Beast
21. ∞
22. Hic Et Nunc
23. All The Seats Were Occupied
24. Break



             



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