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Tony Iommi
Iommi
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le 18 Novembre 2012 par FEELGOOD


Cet album solo de Tony Iommi constitue une indéniable réussite, malgré les quelques petits défauts mis en avant par le chroniqueur.
Si le guitariste donne parfois l'impression de recycler certains riffs, son jeu se révèle ici, pour la première fois depuis bien longtemps, efficace et agressif.
Les quelques sonorités electro ne gênent pas et confèrent un petit cachet actuel à certaines compositions, je pense en particulier au superbe et imparable Goodbye Lament, interprété par Dave Grohl.
L'album sonne la plupart du temps résolument "vintage" et réveille le fantôme du grand Sabbath des seventies, en particulier durant les huit minutes du fiévreux Black Oblivion, transcendé par un Billy Corgan habité et un Iommi grandiose, au jeu inspiré et intemporel.
Ce retour aux fondamentaux et aux seventies, à l'esprit Sabbath, est évident à l'écoute du glauque Time Is Mine, enregistré avec Phil Anselmo, qui n'est pas sans évoquer le classique Sweet Leaf. Quant au riff de Patterns, chanson sur laquelle figure l'excellent Serj Tankian, il me rappelle celui du mythique Iron Man. On n'omettra pas de citer la prestation de Ian Astbury sur le chantant Flame On, et celle de feu Peter Steele sur le très sombre et gothique Just Say No To Love...
Into The Night nous offre une prestation pleine de vigueur de l'excellent Billy Idol, un Billy loin d'être ridicule, tandis que l'inquiétant Who's Fooling Who va encore plus loin dans la résurrection de l'esprit du Sabbath Noir, en mettant en vedette Ozzy et sa voix de spectre...
Deux morceaux, bizarrement placés en début de CD, se démarquent cependant du reste... Ce Laughing Man introducteur, titre plus enlevé que le reste à défaut d'être le meilleur, avait peut-être pour vocation d'accrocher le jeune public, censé apprécier le neo metal alors en vogue. On en retiendra le chant malsain de Henry Rollins et un solo virulent de Iommi. Et Meat, caractérisée par une prestation remarquable de la chanteuse Skin, n'est pas vraiment dans l'esprit du disque, sa présence en deuxième position tendant, à mon sens, à déséquilibrer l'album.
Quoi qu'il en soit, ce retour du père Iommi au metal maléfique qui a fait sa gloire s'avère des plus positifs et il s'agit de son album le plus excitant depuis Born Again.
Note réelle : 3,5 / 5.













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