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Kraftwerk
Computerwelt
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le 14 Septembre 2020 par BORIS LE BORGNE


Peut-être le plus addictif de tous les Kraftwerk, à défaut d'être le plus tragique...

le 16 Juin 2020 par LEO


Dans les années 60-70, jusqu'au tout début des années 80, patienter deux ou trois ans entre deux albums était particulièrement long, les artistes faisant généralement paraître un album (voire deux) tous les ans. et depuis ses débuts en 1970, KRAFTWERK était jusque là plutôt prodigue en sorties discographiques. à partir de Computer World (paru trois ans après The Man-Machine), un changement s'opère et cela n'ira que crescendo par la suite !
Bien évidemment, la formation ne s'est pas tournée les pouces durant ce laps de temps car la conception puis les enregistrements de ce huitième album ont débuté dès 1979 mais le processus de création se fera au ralenti car Hütter, Schneider & Co. ont décidé de revoir à zéro leur Kling Klang studios pour le moderniser et qu'il devienne également un studio 'portatif' (en quelque sorte) pouvant aussi bien être transporté en tournée !
On pouvait donc s'attendre à un album avant-gardiste et à la pointe de la technologie, chose que Computer World n'est pas selon moi. je dois même dire que je fus bien déçu en découvrant le résultat au Printemps 81 lorsque j'ai acquis le 33 tours.
Il faut dire qu'entre temps, pléthore d'artistes typés synth-pop sont apparus: The Human League avec ses deux premiers albums ainsi que John Foxx avec son superbe Metamatic et Gary Numan avec The Pleasure Principle + Telekon également en 79 & 80 et OMD avec leur album éponyme et Organisation tous deux en 80, sans parler des Américains Devo qui de 78 à 80, ont fait paraître trois albums et s'apprêtaient à sortir leur quatrième à l'été 81 et ce n'était pas fini car les premiers albums de Fad Gadget, Depeche Mode et Soft Cell allaient suivre en cette même année 81. bref, il y avait de la concurrence sur le marché et on peut dire qu'à trop attendre, les précurseurs de Düsseldorf se sont fait devancer par leurs prétendants.
"Computer World" le morceau-titre démarre gentiment. c'est un morceau sympathique et plutôt mémorable mais je ne lui trouve rien d'exceptionnel et les sonorités font bien 'cheap' en comparaison de celles entendues sur le superbe The Man-Machine (et en particulier "The Robots" qui ouvrait l'album d'une manière bien supérieure !).
Comme l'a justement décrit SASKATCHEWAN, les synthés de "Mini-Calculateur" et de ce qui suit sont très 'pouet-pouet ' et enfantines (on est effectivement très proche de l'univers sonore du Yellow Magic Orchestra) et cela était sans doute l'effet désiré de la part du groupe mais perso je n'ai jamais pu encaisser ce morceau minimaliste et caricatural.
Mais ce n'est pas fini car "Numbers" est tout autant minimaliste et réducteur avec sa rythmique façon 'hip-hop' et ses voix robotisées qui énumèrent des nombres.
"Computer World 2" qui est enchaîné à sa suite n'a guère plus d'intérêt (il intègre la mélodie du tout premier titre avec la rythmique et les voix de ce dernier).
Hormis le correct "Computer World", cette première face est carrément dispensable.
"Computer Love" qui ouvrait la face B au temps du vinyle est plus romantique et bien plus réussi, néanmoins je trouve la durée de 7 minutes un peu excessive pour ce que le morceau a à proposer.
Je ferai la même remarque en ce qui concerne l'hypnotique "Home Computer" d'autant que sa séquelle "It's More Fun to Compute" n'apporte rien de plus à l'édifice et fait au contraire dans la redite.
Voilà, pour moi il n'y a pas grand chose à retenir de cet album. tout juste trois titres: "Computer World", "Computer Love" et à la rigueur "Home Computer" mais quoiqu'il en soit, je trouve que l'inspiration a disparu et que KRAFTWERK fait du surplace, dépassé par ses outsiders.
On peut dire réellement que KRAFTWERK furent les chefs de file de la pop synthétique de 74 à 78, hélas à l'aube des années 80 le marché était déjà sursaturé de postulants au titre, les synthés devenant de plus en plus abordables au fil du temps et le fait que les Allemands aient pris leur temps entre The Man-Machine et Computer World n'a fait qu'accélérer le processus de désuétude mais aussi d'accoutumance à la musique synthétique qui de toute façon était inévitable sur le cours terme. et puis il faut bien le dire également, la verve de Hütter, Schneider, Bartos & Flur était sur le déclin en ce début des années 80.
Un petit 2,5/5 que j'arrondi généreusement à 3.

le 10 Septembre 2013 par PROFESSEUR_OCTOPUS


Bien le Bonsoir ...

J'aimerais apporter une petite précision technique sur cet album et en particulier sur la chanson "pocket calculator"/"Taschenrechner".

En effet, il semble bien que les paroles "Ich bin der Muzikant mit Taschenrechner in der Hand" pour loufoque qu'elles soient , soient (hélas ?) bien réelles.

Collectionneur de matériel informatique, j'ai appris par des amis l'existence de calculatrices MU-SI-CA-LES o__O
Oui, vous me lisez bien, une marque au moins (casio pour être précis) a sorti dans les années 80 des calculatrices pouvant produire des petites mélodies. Apparemment, rien de folichon, plutôt le genre de ces mini-claviers qui faisaient les délices des écoliers du temps (dont votre serviteur ;) ). Et Kraftwerk s'en est emparé !
Dans le détail, deux machines ont été impliquées : la casio FX-501P (ou la casio FX-602P, certaines sources divergent) qui a servi de séquenceur pour l'album (voir : http://www.voidware.com/calcs/fx501p.htm et http://www.ledudu.com/pockets.asp?type=48&lg=eng) et la casio VL-80 (voir : http://twingokraftwerk.com/discographymirror/02/casio.htm).
La VL-80 était vendue dans une version sérigraphiée au logo Kraftwerk avec une "partition" à l'entrée des concerts pour que le public puisse jouer avec le groupe.
La FX-501P en fait était connectée à une interface imprimante FA-1. Ainsi, cette calculatrice scientifique pouvait prendre le contrôle d'un synthétiseur analogique et lui faire jouer une mélodie préprogrammée (on ne pouvait pas jouer en direct).
Je n'ai jamais vu ni l'une ni l'autre de ces machines mais elles sont bien connues dans le milieu des collectionneurs pour leur utilisation avec et album. La 501 serait d'ailleurs créditée dans la pochette de l'album mais sans précision sur le morceau pour lequel elle aurait été utilisée.
Peut-être bien "Pocket Calculator" ...

Electroniquement vôtre,

Le Professeur Octopus













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