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Van Der Graaf Generator
Present
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le 24 Avril 2005 par THE ANCESTOR


Je dirais même plus que Ziggy, un très grand disque ! :)

Fichtre, que ça fait plaisir de retrouver ce logo sur un album de 2005… ! Et ce son… limpide, quasi liquide. Dès les premières mesures c'est l'assaut. Translation instantanée dans un autre univers... Ouvrez grand les esgourdes ! Ici, les notes sont improbables, elles échafaudent des palais baroques et fragiles, où le tragique côtoie le grandiose. A coup d'orgue Hammond luminescent, de flûte tourbillonnante, de piano électrique saturé ou cristallin, de saxo magnifique, torturé et fantasque. Scandée par une batterie stupéfiante d'à propos, la musique fluctue, tantôt évaporée et délicate, tantôt envahissante, agressive, en perpétuelle évolution. Harmonieuse, belle, mais imprégnée de mystère, peuplées d'étranges dissonances. Et même quand l'on semble être en terrain connu, un changement de tonalité impensable survient, et tout bascule. Quant au chant... Unique. Voix au bord du cri, susurrée ou hystérique, souvent arrogante, tourmentée. Décidemment, le monde de VAN DER GRAAF GENERATOR est toujours si particulier... Et je l'aime toujours autant.

Ce qui précède concernait le premier CD. Le second... ben, le second... Vous aimez les choses un brin Jazz, quelque peu free, déstructurées, les improvisations... ? Bah même si vous aimez, va falloir s'accrocher... Une heure de 'délires', parfois très inspirés, parfois moins. Relativement difficile, j'avoue. Cela oscille entre grands moments jubilatoires et dérapages incontrôlés. Cadeau disons... A apprivoiser !


le 20 Avril 2005 par ZIGGY


Un grand disque de Van Der Graaf Generator, ça c’est acquis. Le premier disque est un album, un vrai, du groupe, avec tout ce qu’on attend d’eux, et des choses en plus : un son digne du nouveau millénaire, un coté plus jazz qu’avant, et des textes étonnamment explicites (un dictateur, l’industrie destructrice, des morts en sursis…). D’ailleurs l’instru est le seul morceau à m’ennuyer un brin. Quoi qu’il en soit, l’acide coule des enceintes pendant tout ce disque, et c’en est un ravissement. Every Bloody Emperor : entrée directe au panthéon du rock dur, quoique progressif ! Quelle violence, mes aïeux !

Pour ce qui est du second disque : l’exercice de style est passionnant, la musique parfois moins, mais des concerts ainsi menés seront sans doute inoubliables. Ces impros montrent en tout cas que les musiciens ont nettement évolués, et que Van Der Graaf Generator n’est plus le même groupe. Il n’était déjà pas le plus représentatif des progueux en 78, c’est en 2005 un météore libéré et hurlant seul dans l’espace : une version musicale du « metal hurlant » évoqué par Jodorovski dans les récents numéro du magasine du même nom. Je retombe d’ailleurs sur mes pieds avec la BD : On The Beach, évocant le surfer d’argent, est l’autre merveille du premier disque, conclusion aussi douce que l’ouverture est rageuse.













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