Recherche avancée       Liste groupes



      
NEW-WAVE  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 


AUSTRA - Future Politics (2017)
Par A.T.N. le 28 Avril 2017          Consultée 411 fois

Petite attente, tout de même, sur le combo AUSTRA. Après l'album de 2011, et son cousin de 2013 (Olympia), également réussi, qui prolongeait cette alchimie originale qui fait coexister une chanteuse hyper lyrique et des textures électro, on se demande ce que Katie Stelmanis nous a concocté.

Après plusieurs écoutes, difficile d'hésiter sur la conclusion: c'est affreusement décevant.

Dans les deux albums précédents, l'électro restait au service de mélodies, de morceaux qui donnaient envie de danser ou d'entrer en transe par leur ambiance, leurs ruptures, leurs syncopes... Ici, on se retrouve noyé dans une soupe de beats ternes, monolithiques, comme si un DJ paresseux voulait que des zombies sourds emplissent le dancefloor.

De nombreux titres sont emblématiques de cette démarche. "I am a Monster", par exemple. Impossible d'accrocher à ces incantations pénibles, suivies d'un gros beat, sans mélodie digne de ce nom. Sur "Future Politics", on retrouve ce martèlement électro, qui peut faire penser au Björk des débuts ("Violently Happy"), avec une approche très boum boum pour boîte de nuit... sans âme. Sur "Freepower" c'est le même topo. On attend en vain que quelque chose vienne accrocher l'oreille, comme sur "I Love You More". On pourrait presque les citer tous. Difficile de savoir où Stelmanis veut aller avec ces morceaux inaboutis que n'importe qui pourrait pondre dans son garage (trois notes au pif, un gros rythme, des nappes de clavier, n'importe quel ordi te pond ça en pilote automatique). Elle pense s'en sortir avec son chant habité et les voix qu'elle superpose, c'est vrai que ça peut masquer la misère un petit moment. Sauf qu'on s'ennuie grave. Elle a sûrement un message social, politique, sérieux comme tout, à faire passer, je dis pas. Mais tant que la musique n'y est pas, les paroles elle pourra se les mettre en papillotes et faire des bigoudis avec.

Alors on sauve quoi dans ce naufrage?

"Utopia", sans doute. Le morceau tient debout, c'est pas original à mort (sauf cette voix bien sûr), et le gros beat de la fin prend racine sur un truc bien installé dans le crâne et là oui, ça fonctionne à plein tubes sur la hifi. On peut dresser le même bilan pour "Gaia", on arrive à rentrer dedans. C'est un morceau. Pas une démo. Elle se fout un peu moins de notre gueule, là. Elle a bossé son truc, et cherche à laisser une empreinte, quelque chose. Tout comme avec "We Were Alive", qui a beaucoup de peine à s'en sortir... l'idée est là, une vague progression pourrait prendre forme, des nappes apparaissent, allez, ça peut mettre une petite ambiance en soirée.

L'avantage de Future Politics c'est qu'il m'a fait réécouter Feel It Break et Olympia, et que ce sont vraiment des albums qui valent un détour.
Pas celui-là.

A lire aussi en NEW-WAVE :


BAUHAUS
Mask (1981)
Un des sommets du post-punk




SIOUXSIE AND THE BANSHEES
The Scream (1978)
Un cri pour le moins impressionnant.


Marquez et partagez





 
   A.T.N.

 
  N/A



Non disponible


Non disponible



             



1999 - 2018 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod