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LONELY ROBOT - The Big Dream (2017)
Par BAKER le 5 Décembre 2017          Consultée 185 fois

Stakhanoviste de la composition, John MITCHELL semble avoir clairement délaissé le IT BITES qu’il avait pourtant requinqué (avec un changement de line-up toutes les deux chansons, il est vrai) pour se concentrer sur ce LONELY ROBOT, projet qui a déjà connu un premier album voilà relativement peu de temps. Muse prolixe ? Ou savant calcul pécunier ? Malheureusement à l’écoute de ce Gros Rêve, on pourrait pencher pour la seconde solution. Car, privé d’un Clive NOLAN ou d’un John BECK pour lui tenir les rênes et donner une direction à son, il est indéniable grand talent, MITCHELL la joue sans grande bravoure, sans panache. Le dernier IT BITES avait été un horrible gâchis, mais on pouvait légitimement mettre ça sur le compte d’un coup de mou et des soucis internes graves. Ce second opus du robot solitaire est autrement meilleur, mais pour autant il n’arrive pas à convaincre.

Ce n’est pas que ce soit mauvais, attention. Et les amateurs de pop un peu prog et assez FM seront largement satisfaits, d'où trois étoiles pour bonne conduite. Mais c’est surtout que c’est trop au milieu de la route, que rien ne dépasse, et quand ça dépasse, ça ne fait pas sincère, comme l’intéressant mais décalé titre éponyme qui, avec sa lourdeur presque doom (on pense au PARADISE LOST de Draconinan times), coupe le disque de façon inattendue mais trop tardive. Il est cependant le seul titre qui détone au milieu de chansons jolies mais souvent trop attendues : "False Lights" et sa pop charmante, "Floral Green" avec son joli refrain, "Divine Art" et son sens de la ballade épique (pas un membre d’ARENA pour rien), tout ça est bien fichu, vraiment, et agréable ; mais il flotte également un sentiment de déjà-entendu et surtout d’éphémère, comme si les chansons n’avaient pas vocation à rester. Au milieu de ces jolies plantes, on trouve aussi quelques passages qui auraient complètement eu leur place dans un album aux initiales I.B. ; "Everglow" et le son de claviers de KINO, "Symbolic" avec son shred précis.

Avec un disque aussi léger, "Sigma" n’a aucun mal à s’imposer comme le gros tube incontournable, pas d’une finesse extraordinaire, mais diablement efficace. Il a juste ce petit truc en plus, qui le hisse au-dessus du lot. Et à propos de lot, on trouve dans l’édition limitée la ballade "Why Do We Stay" qui est juste mignonne et en prime autotunée, mais qui aurait aéré le disque car il s’agit d’un... duo. Pourquoi l’avoir supprimée de l’album ? Car on en revient à notre postulat de départ : il est toujours doué, mais John MITCHELL a besoin d’un Yoda pour maîtriser sa Force. Ecouter ce disque procure un certain plaisir, l’acheter n’est pas inconcevable en soi, mais il est clair que le bonhomme est capable de mieux et devrait prioriser son talent. Souvenez-vous, c’est un reproche qu’on faisait souvent à... Clive NOLAN !

Note finale : 2,5 avec un petit coup de pouce pour travail constant toute l'année et la pomme à la fin du cours de maths

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   BAKER

 
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- John Mitchell (chant, choeurs, guitares, claviers, basse, violonc)
- Craig Blundell (batterie)
- Bonita Mckinney (chant)
- Kim Seviour (chant)


1. Prologue (deep Sleep)
2. Awakenings
3. Sigma
4. In Floral Green
5. Everglow
6. False Lights
7. Symbolic
8. The Divine Art Of Being
9. The Big Dream
10. Hello World Goodbye
11. Epilogue (sea Beams)
- bonus édition Limitée
12. In Floral Green [acoustic Version]
13. The Divine Art Of Being [acoustic Version]
14. Why Do We Stay



             



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