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- Style : Peter Tosh

Bob MARLEY & THE WAILERS - Uprising (1980)
Par CYRIL le 23 Juillet 2014          Consultée 1471 fois

Le soulèvement, l'insurrection. Dernier album sorti du vivant de Bob Marley.

1980 est une année importante dans la carrière de Marley, qui a déjà accédé au statut de légende. En janvier, il joue pour la première fois en Afrique (au Gabon), se rend à la cérémonie d'indépendance du Zimbabwe le 17 avril et y donne un concert devant 250 000 personnes qui se terminera dans les gaz lacrymogènes. Il est par ailleurs plus que jamais engagé pour faire aboutir ce qu'il nomme « la révolution universelle ». Uprising s'inscrit naturellement dans cet engagement, ô combien vivace.

Bob Marley, quasiment condamné, n'hésite pas à poursuivre son combat par l'intermédiaire de ses textes. Il dénonce ainsi le proxénétisme au sein de « Pimper's Paradise », qui décrit de manière douce et amère le parcours d'une prostituée lambda, aimant la fête, la cocaïne et étant exploitée à cause de son insouciance. Néanmoins, au crépuscule de sa vie, Bob Marley place de plus en plus le mysticisme au centre de ses compositions. C'est ainsi que le Jah est célébré sur « We and Dem » ou « Forever Loving Jah », dont certains passages se veulent prophétiques et empreints d'une farouche volonté de justice (« Someone will'ave to pay / For the innocent blood »). Le côté mystique entrevu dans ces titres n'est bien sûr aucunement antinomique avec la teneur révolutionnaire de l’œuvre de Marley, qui exhorte les foules à libérer leur esprit. « Redemption Song » en est d'ailleurs la plus éclatante démonstration (« Emancipate yourselves from mental slavery »). Chanson qui tranche musicalement (guitare acoustique de rigueur ici) avec le reste du répertoire des Wailers, elle reprend des passages d'un discours de Marcus Garvey, considéré comme un prophète du mouvement rastafari. En outre, ce morceau reste teinté d'une mélancolie sans égal, la mort imminente du chanteur jamaïcain y étant omniprésente. Au crépuscule de sa vie, il n'hésite d'ailleurs pas à évoquer le paradis terrestre ainsi que la bénédiction divine grâce à des allusions bibliques, en particulier sur « Zion Train », le train vers Sion, sanctuaire de l'Eternel.

Sans conteste, Uprising sonne comme une épitaphe. Au cours de cette année 1980, Bob Marley voit sa santé décliner. En septembre, il est victime d'un malaise lors d'un footing à Central Park, au lendemain d'un concert donné en première partie des Commodores. Le 23 septembre, sans que la famille Marley ne sache quoi que ce soit quant à l'état de santé de Bob, les Wailers donnent un concert à Pittsburgh. Oui, le groupe souhaitait à ce moment-là conquérir le marché américain, avec un titre se démarquant de ses comparses comme « Could You Be Loved », au tempo plus rapide. Ce show restera le dernier, clôturé comme il se doit par une version particulièrement poignante de « Redemption Song ». Quelques mois plus tard, Bob Marley prendra son aller simple pour le paradis.

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   CYRIL

 
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- Bob Marley (voix, guitares, percussions)
- Aston 'family Man' Barrett (basse)
- Carlton 'carlie' Barrett (batterie)
- Tyrone Downie (claviers, percussions)
- Alvin 'seeco' Patterson (percussions)
- Julian 'junior' Marvin (guitares)
- Al Anderson (guitare)
- Earl 'wire' Lindo (claviers, orgue)
- The I-threes (choeurs)


1. Coming In From The Cold
2. Real Situation
3. Bad Card
4. We And Dem
5. Work
6. Zion Train
7. Pimper's Paradise
8. Could You Be Loved
9. Forever Loving Jah
10. Redemption Song



             



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