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- Membre : The Brian Jonestown Massacre

BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB - Howl (2005)
Par OLIVIER le 8 Décembre 2007          Consultée 3527 fois

Pour leur troisième album, les dangereux et vilains loubards du Black Rebel Motorcycle Club ont décidé de débrancher les guitares, de garer les motos, d'allumer un feu, et de griller de bons vieux marshmallows, avec cette bonne vieille guitare sèche, ce bon vieil harmonica, cette slide-guitare...

Les deux premiers albums étaient clairement orientés rock assez sombre, puissant, à l'image de Jesus & Mary Chain, avec tout de même une forte inspiration blues venue sans doute de leurs écoutes des Stones. Ce troisème album-là serait, toujours en faisant des comparaisons, une sorte d'ode à Bob Dylan et à Neil Young. Le groupe a complètement changé de style !

Ce qu'il faut savoir, c'est que BRMC était un des seuls groupes des années 2000 à avoir acquis une certaine crédibilité, en ne tombant pas dans le rock facile. Et ils étaient carrément attendus au tournant pour ce troisième album. Mais Howl (du nom d'un ouvrage d'un écrivain de la Beat-generation A. Ginsberg) ne déçoit pas. Bien au contraire ! A la première écoute, on est surpris. A la deuxième, on apprécie beaucoup mieux. Et au bout d'un certain nombre d'écoutes, on se dit que le disque a des allures de classique ! Pas un seul morceau faible, ils sont tous bons !

Certains sont clairement axés "folk au coin du feu", comme l'excellent Shuffle Your Feet qui fera certainement taper du pied quiconque l'écoute, un peu comme le Bron-Yr-Aur Stomp de Led Zep. Il y aussi Devil's Waitin et son air presque solennel, ses magnfiques et si doux arpèges, cette voix toujours sublime, ces choeurs ! Dans le rayon Dylan on trouve également de très bonnes chansons où l'harmonica sonne admirablement bien : Fault Line, Restless Sinner et Complicated Situation. Mention spéciale à cette dernière qui prend aux tripes, c'est une de mes préférées de l'album.

BRMC a aussi pensé à écrire des chansons moins dépouillées, plus fouillées, avec pas mal d'arrangements. La basse y est toujours omniprésente (Howl, Weight Of The World...), et les mélodies doivent beaucoup à cet instrument. Ca fait plaisir d'entendre un groupe qui ne relègue pas le bassiste au second plan, d'autant plus que celui-ci est loin d'être manchot ! Une place importante est aussi accordée au piano/orgue, comme Howl (encore et toujours ce sublime titre) et le plutôt lennonien Promise. Paradoxalement la batterie est souvent absente, car l'album repose plutôt sur le trio voix/guitare/harmonica.

Mais ne vous inquiétez pas, le BRMC sait aussi rebrancher les guitares de temps en temps, l'occastion d'un court solo, ou bien d'un impressionante montée en puissance de certains morceaux comme Gospel Song, Howl et Weight Of The World. Ceux-ci sont d'ailleurs les trois pièces maitresses de l'album. Le reste est très bon, mais ces 3 morceaux restent les meilleurs en terme d'intensité.

J'allais oublier de parler du dernier morceau, le plus sombre de l'album. Une atmosphère plutot angoissante face à celle assez chaleureuse des autres morceaux (ont-ils réussi à capter la chaleur du feu à côté duquel ils jouaient ?). The Line, le dernier morceau, est donc beaucoup plus noir, la batterie et son frappé martial, cette voix torturée...On pense finir l'album sur une note vraiment triste et c'est là qu'arrive LE MORCEAU BONUS : Open Invitation ! Avec de faux airs d'hymne assez solennel, la chanson surprend assez (dépouillée de toute guitare... seul un synthé persiste) mais demeure une très bonne chanson.

Au final, BRMC a écrit là un excellent album. Ils prouvent, avec un "back to basics", que l'essence du rock se situe au niveau du blues, du folk et de la country. On regrettera que la bande à Peter Haynes n'ait pas tenté quelque chose qui aurait eu plus d'envergure, mais là n'était pas le but. Ils ont simplement voulu rendre hommage à ces genres musicaux, et l'ont effectué d'une manière humble et fort belle. Chapeau messieurs !

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   OLIVIER

 
   GEGERS

 
   (2 chroniques)



- Peter Haynes (chant, guitare, harmonica)
- Robert Turner (basse, guitare, claviers, chant)
- Nick Jago (batterie)


1. Shuffle Your Feet
2. Howl
3. Devil's Waitin'
4. Ain't No Easy Way
5. Still Suspicion Holds You Tight
6. Fault Line
7. Promise
8. Weight Of The World
9. Restless Sinner
10. Gospel Song
11. Complicated Situation
12. Sympathetic Noose
13. The Line
14. Open Invitation (chanson Cachée)



             



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