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DIAL - Synchronized (2007)
Par CTHN429 le 12 Décembre 2007          Consultée 2354 fois

Depuis quelques temps, j’aime la musique qui nous vient du froid, de ces pays scandinaves qui ont finalement dans leur musique la chaleur qu’ils n’ont pas forcément dans leur ciel (toute ressemblance est fortuite). Kristoffer Gildenlöw vient donc de Suède et a réussi à percer dans le monde musical avec Pain of Salvation.
Depuis quelques années j’aime la musique hollandaise, enfin surtout un groupe, The Gathering pour ne pas le citer. Pourquoi je parle de Hollande ? Tout simplement parce que Dial est composé de Kristoffer Gildenlöw, donc, mais aussi de sa femme, Liselotte Hegt, et de Rommert van der Meer, tous deux Hollandais (et ex-membre de Cirrha Niva, dont je n’avais jamais entendu parler avant de faire cette chronique).
Voilà les fondations de Dial sont posées même s’il manque du monde. On prend donc Devon Graves (Dead Soul Tribes) à la production et pour pousser un peu la chansonnette quand il ne joue pas de la guitare, Dirk Bruinenberg (Elegy) aux percus et Eugenia Lackey pour les chœurs. Ouf, voilà le groupe au complet, on peut maintenant passer à l’album. Il faut dire que le projet Dial existe depuis 2003 mais n’a abouti que quelques années plus tard avec Synchronized.

On pouvait s’attendre, à la vue des personnes ayant participé à l’album, à quelque chose de musclé. Eh bien pas du tout, enfin pas beaucoup. Non c’est un album plutôt calme, intimiste diront certains, torturé par moment ( un peu à l’image de A Naturel Disaster d’Anathema), parfois surprenant mais en aucun cas répétitif. Et c’est bien ce qui peut dérouter dans cet album, si j’en crois ce que m’a dit l’un des chroniqueurs de ce site, il n’y a pas forcément de liant dans l’album. Pour reprendre les propos de ce chroniqueur, les chansons sont trop différentes. Sauf que c’est moi qui fait cette chronique et pas lui, donc je ne peux m’arrêter à cette analyse peu poussée.

Pourtant je vais continuer sur les points négatifs. Ils sont peu nombreux alors autant s’en occuper de suite. «Beautiful », le premier titre, je dois l’avouer, ne m’avait pas mis dans de bonnes conditions. Un côté « groupe metal à voix féminine » qui me laissait craindre le pire. Pourtant, pris dans son ensemble, ce titre passe sans soucis. Il faut toutefois passer outre la première impression. « Candyland » peut, avec ses airs de comédie musicale interprétée par Liselotte Hegt, être adorée ou détestée. Enfin, « Nature’s Cruelty » peut être appréhendée comme une simple chanson de transition vers un excellent dernier morceau. Là encore, il ne faut pas se fier aux apparences et réécouter la chanson dans son ensemble pour voir ce qu’elle apporte. Les points négatifs ne le sont finalement pas vraiment. Ils peuvent surtout surprendre mais doivent être pris dans un ensemble. Car contrairement à ce que disait le chroniqueur ci-dessus, je pense que la diversité des morceaux fait sa force et qu’ils sont liés par elle.

L’impression de tristesse, de mélancolie domine dans pas mal de morceaux. « Sadness » porte bien son nom. « Green Knees » évoque nettement une certaine souffrance, notamment dans sa seconde partie. « Wish it Away », interprété par Devon Graves, aurait pu se retrouver dans A Natural Disaster, comme je l’ai cité plus haut. Pour « Wounded », c’est plutôt l’angoisse qui parcourt notre corps, avec la voix de Liselotte Hegt volontairement tremblante. L’album se termine finalement avec l’excellent (je me répète) Childhood Dreams. D’abord phrasé, ce morceau résume à lui tout seul la tristesse de l’album, entre une voix juste et les instruments qui l’accompagnent comme il le faut. Il y a du Pink Floyd dans la manière dont est construite cette chanson (construite, hein, pas forcément jouée !).

L’atmosphère dégagée par le reste des chansons est plus léger, même si le côté torturé n’est pas loin et se fait sentir à un moment ou un autre de la chanson. Mention spéciale pour « Jewel » où le décalage entre la voix et le piano d’un côté, la guitare et la batterie de l’autre est assez intéressant. On a le droit également à deux discussions entre le mari et la femme, sympathique sur « Hello », un peu plus animée sur « Points of view ».

Synchronized est, je veux bien le reconnaître, déroutant. On ne sait pas toujours, surtout dans la première partie de l’album, sur quel pied danser. C’est juste que ce n’est pas un album qu’on met en faisant autre chose. Il se doit d’être écouté sans rien faire d’autre, au moins une fois, histoire de s’imprégner de son ambiance. Je ne connais pas vraiment Pain of Salvation, et pas du tout Cirrha Niva et Dead Soul Tribes. Tout ce que je peux dire, c’est que je connais maintenant Dial et ça me ravit !

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- Kristoffer Gildenlow (chant, guitares, basse)
- Liselotte Hegt (chant, basse, synthé)
- Rommert Van Der Meer (guitares)
- Devon Graves (chant, guitare)
- Dirk Bruinenberg (batterie)


1. Beautiful
2. Sadness
3. Jewel
4. Candyland
5. Green Knees
6. Hello
7. Points Of View
8. Wish It Away
9. Wounded
10. Nature's Cruelty
11. Childhood Dreams



             



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