Recherche avancée       Liste groupes



      
POP-PUNK  |  STUDIO

Commentaires (1)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


YELLOWCARD - Ocean Avenue (2003)
Par FROMAGE_ENRAGE le 15 Avril 2008          Consultée 1944 fois

Un peu d'attention, s'il vous plaît ! Surtout les deux du fond, là, près du radiateur ! J'aimerais pouvoir commencer mon cours ! Merci.
Nous allons aujourd'hui nous pencher sur le cas d'un album de pop-punk qui aura fait couler beaucoup d'encre : Ocean Avenue de Yellowcard. Tout le monde connaît ce groupe ? J'en étais sûr ! Alors, je vais faire un petit topo rapide pour les deux du fond qui ne suivent pas.

Yellowcard est un groupe de pop-punk américain, formé en 1997. Six albums à leur actif, et une notoriété maintenant bien acquise. C'est surtout grâce à cet Ocean Avenue qu'ils doivent ce succès, d'ailleurs, puisqu'il s'est vendu à plus de deux millions et demi d'exemplaires : en outre, de nombreuses chansons issues de cet album sont présentes sur les bandes originales de nombreux jeux vidéo.
Yellowcard se démarque des autres groupes du même genre grâce à l'utilisation d'un violon dans leur musique. Eh oui ! Si cela peut surprendre au départ, force est de reconnaître que cet instrument, bien qu'utilisé plus ou moins discrètement, ajoute une dimension supplémentaire à une musique que beaucoup considèrent souvent comme formatée et banale.

C'est flagrant dès le premier titre d'Ocean Avenue, Way Away. Un riff déchaîné ouvre ce morceau : le son du violon, bien qu'un peu dominé par tout le reste, s'impose à l'auditeur dès la première écoute et aère cette masse sonore mine de rien assez dense. Le reste de "Way Away" est de très bonne facture : bonnes guitares, refrain très efficace, un break court mais tout à fait bienvenu, dominé par un chant beaucoup plus calme, qui enchaîne sans attendre sur le dernier refrain. Un réel plaisir !
En somme, le début de l'album est globalement de cette trempe : des titres pêchus, pas radicalement innovants par rapport à ce qui se fait dans le genre, mais sans nul doute au-dessus de la moyenne. Ecouter "Empty Apartment" (titre surprenant s'il en est, s'annonçant comme une ballade, mais imposant une véritable montée en puissance soulignée par des guitares furieuses durant le break) ou "Life of a Salesman", tout simplement prenant car ne souffrant aucun temps mort, ne me contredira pas. Ou encore "Miles Apart", un titre rapide combinant en son refrain l'optimisme et l'énergie typiques du pop-punk, et les émotions d'une ballade.
C'est donc la carte (hin hin) de l'efficacité directe qui est jouée par le groupe : des morceaux assez courts, tout de suite addictifs. Des refrains mémorisables facilement, du rythme, de l'énergie. Le violon apporte un délectable "petit plus" à l'ensemble.
Une musique pas spécialement technique, encore que "Ocean Avenue", le morceau-titre, montre que les deux guitaristes ne sont pas non plus des manches. J'aimerais d'ailleurs attribuer une mention spéciale à L.W Parsons, très énergique tout au long de l'album, et qui se fend de quelques roulements de batterie véloces dans plusieurs morceaux.

Huit très bons titres de pop-punk, donc. Assez simples, mais redoutablement efficaces et entraînants, et surtout jamais redondants.
"Comment ça, huit titres ? Je pensais que l'album en comportait treize ?"
Ah ! C'est bien, les deux au fond, près du radiateur... pour une fois que vous écoutez ! J'allais y venir... oui, en effet, l'album comporte bien treize titres. Seulement, au détour de la 9e piste, il change de cap. Evolue. Se tourne d'avantage vers l'émotion. J'ai même envie de parler d'une "tendresse" à l'écoute de ces cinq derniers titres (moins flagrante sur "Inside Out", il est vrai).
L'exemple le plus parlant est cette fameuse chanson numéro 9, "View From Heaven", qui comme son nom l'indique, vous envoie direct au paradis : guitares calmes et reposantes, chant magnifique, violon plus appuyé, mélodie enivrante... un titre à part, en apesanteur, et une totale réussite !
Mais que dire aussi de "Believe", un titre particulièrement touchant. Cette alliance entre un violon plus entreprenant et des guitares puissantes, ce refrain final faisant la part belle à des envolées vocales qui filent un véritable pincement au coeur...
Comment oublier "One Year Six Months", entièrement acoustique, superbe de bout en bout ? Et "Back Home", qui représente la patte Yellowcard à l'état pur ? Finalement, j'ai presque envie de dire qu'il y a deux albums...

A l'écoute de ces cinq derniers titres, on ferme les yeux et on voyage. On s'imagine, à l'instar de ce qui est figuré sur la pochette de l'album, contemplant le soleil se coucher sur la côte Est des Etats-Unis... Ocean Avenue se termine là, fourbe qu'il est. On en voudrait plus... une seule solution : appuyer de nouveau sur "Play" recommencer le voyage...
Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup d'estime pour cet "Ocean Avenue" : une grande variété entre morceaux foncièrement dynamiques, et d'autres qui vous transportent le temps de quelques minutes. Une qualité constante tout au long du CD, c'est assez rare pour le signaler.
Bien. Le cours est terminé, contrôle la semaine prochaine. Les deux au fond, vous avez intérêt à réviser !

4,5/5

A lire aussi en PUNK-ROCK par FROMAGE_ENRAGE :


RANCID
Indestructible (2003)
Un album qui mérite son titre !




EMANUEL
Soundtrack To A Headrush (2005)
Un album qui fait du bien !


Marquez et partagez





 
   FROMAGE_ENRAGE

 
  N/A



- Ryan Key (guitare et chant principal)
- Sean Mackin (violon et chant)
- Benjamin Harper (guitare)
- Longineu W.parsons Iii (batterie)


1. Way Away
2. Breathing
3. Ocean Avenue
4. Empty Apartment
5. Life Of A Salesman
6. Only One
7. Miles Apart
8. Twentythree
9. View From Heaven
10. Inside Out
11. Believe
12. One Year Six Months
13. Back Home



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod