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- Membre : The Hotrats

SUPERGRASS - Diamond Hoo Ha (2008)
Par A.T.N. le 18 Juin 2008          Consultée 2139 fois

Road to Rouen avait laissé les fans perplexes. L’explosivité, l’agressivité joviale, marques de fabrique des quatre boys, avait laissé place à un spupçon de mélancolie, que nous aurions pu qualifier de mollesse, cette fausse maturité qui est le tremplin vers l’ennui, mais que SUPERGRASS a évité avec brio.

Trois ans ont passé. L’annonce d’un nouvel album a engendré les classiques questionnements binaires dans les milieux autorisés : continuité dans le glissement vers un rock plus complexe, vers des sons plus élégants ? Ou retour à des fondamentaux qui cassent les vitres et lézardent les murs ?

SUPERGRASS, qui s’est affublé du nom Diamond Hoo Ha Men pour tester incognito les nouveaux titres sur quelques scènes de la perfide Albion, apporte la réponse au bout de quelques nanosecondes d’écoute. Le riff, bien contenu, exhale de l’électricité sévère. Et très bientôt c’est Danny GOFFEY qui revient jouer son rôle de fils spirituel de Keith MOON. Gaz met les… voiles, et le tour est joué. On est à la maison.

La maison a pris une petit côté hanté. L’air y est un peu plus sale, on ne sent plus beaucoup l’insouciance typique du groupe. C’est du rock sérieux, qui déménage.

"Diamond Hoo Ha Man" (petit chef d’œuvre entre WHO et AC-DC), "Bad Blood" (de la dynamite pur sucre !), "When I Needed You"... c’est quasiment du tube sur tube, et on se dit qu’on tient là un putain d’album qui chie. Ironiquement, c’est sur "The Return of Inspiration" que tout s’écroule. Les six derniers titres manquent tous d’un des ingrédients pour susciter l’intérêt. Soit c’est la mélodie qui semble quelconque, soit c’est le choix des arrangements qui est trop gentillet, un synthé moche qui n’a rien à faire là… "Outside" redonne un peu d’espoir (grosse basse au médiator, notes de piano bien trouvées), mais le refrain fait retomber le soufflé. "Butterfly", heureusement, est une bonne conclusion typique des (désormais) trentenaires, qui ici se montrent à nouveau dignes héritiers des mélodistes anglais, des STONES à DIVINE COMEDY en passant par SUPERTRAMP ou BOWIE.

Au final, c’est juste un album correct, alors que l’entame laissait entrevoir un potentiel coup de maîtres. Une production qui ne change donc pas grand chose au parcours exemplaire de SUPERGRASS, si ce n’est que notre continent se porte tout de même mieux quand ces musiciens arpentent les scènes d’Europe pour y faire exploser nos tympans de bonheur.

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   A.T.N.

 
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- Gaz Coombes - Chant, Guitares
- Mick Quinn - Basse, Choeurs
- Danny Goffey - Batterie
- Rob Coombes - Claviers


1. Diamond Hoo Ha Man
2. Bad Blood
3. Rebel In You
4. When I Needed You
5. 345
6. The Return Of Inspiration
7. Rough Knuckles
8. Ghost Of A Friend
9. Whisky & Green Tea
10. Outside
11. Butterfly



             



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