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- Style : The Seer , 10,000 Maniacs, Kitchens Of Distinction
- Membre : Red Hot Chili Peppers

REM - Accelerate (2008)
Par MARCO STIVELL le 18 Décembre 2010          Consultée 2669 fois

En 2008, lorsque parait Accelerate, R.E.M. a vingt-huit ans. C'est un âge placé entre deux feux, à la fois avancé par rapport aux mini-carrières d'artistes d'un single, et aussi plutôt "moyen" par rapport à tous ces artistes des années 50, 60 voire 70 qui ont plus d'une trentaine d'albums à leur actif. Accelerate est son quatorzième original (si l'on ne compte que les LPs et CDs), ce qui sur près de trente ans n'est pas un nombre énorme, mais en plus de cette longévité honorable, le groupe tient à prouver qu'il sait encore surprendre. Et la surprise est de taille...

Comme le dit très bien Michael Stipe, Accelerate est vraiment l'album le plus "rapide" que R.E.M. ait enregistré, au moins depuis longtemps. Ceux qui regrettaient les "niaiseries" pondues par le groupe depuis Up, soit les trois disques précédents étalés sur près de dix ans et qui ont entraîné une perte de succès pour R.E.M., seront pour le moins ravis. En effet, "rapide" peut avoir ici plusieurs sens. On peut l'attribuer à la durée très courte de Accelerate, soit à peine plus d'une demi-heure, et du coup ce dernier fait un peu office d'album fast-food (vite préparé après le disque live, et vite ingurgité) aux côtés des albums plutôt longs - en partie à cause de leur lenteur - auxquels le groupe nous avait habitués ces dernières années. "Rapide" définit bien évidemment aussi le tempo de ces nouvelles chansons, là aussi totalement à l'encontre de celles de Up, Reveal et Around the Sun. Balancées sur une rythmique très rock, il y en a certaines qui peuvent aisément être présentées comme les nouvelles "It's the End of the World as we Know it (and I Feel Fine)", j'aurais presque envie de dire en mieux !

Vous croyez que je blague ? Jamais quand il s'agit d'un groupe de la trempe de R.E.M. Pourtant vous allez me dire, les Document et consorts, ça avait une autre gueule que le R.E.M. des années 2000. C'est sûr, mais penchez-vous un peu sur ce Accelerate, vous comprendrez de quoi je parle. Nous avons affaire là au Lifes Rich Pageant moderne. Si le groupe a toujours gardé une certaine vigueur sur scène, en studio il s'était considérablement assagi. Accelerate, c'est la pêche de Lifes Rich Pageant mêlée au son de Monster et de New Adventures in Hi-Fi. Oui parce que ce nouveau bébé, à l'esprit très rock, est fortement marquée par une rythmique et des guitares "rentre-dedans", comme au bon vieux temps. Ca dégouline de saturation comme sur Monster, mais Accelerate reste plus constant en qualité que son glorieux aîné.

Après tout, trente-cinq minutes de musique pour un album de ce calibre, ce n'est pas si mal et surtout, ça évite le possible remplissage. Les chansons sont plutôt courtes, mais il n'y a de ce fait pas de redite regrettable. Chacune d'elles, à défaut de représenter un bonheur égal au reste (la musique s'essouffle très très légèrement sur le tandem "Mr. Richards" / "Sing for the Submarine"), est assez réjouissante, en particulier les sept premières. "Accelerate" et "Living Well is the Best Revenge" sont lancées sur un train d'enfer avec de bons gros riffs. Cette dernière doit être particulièrement jouissive à jouer et à entendre en concert. "Supernatural Superserious" prouve que l'on peut encore faire simple (riff de trois accords) et efficace. Sur ce type de chansons, Mike Mills assure les choeurs de nouveau avec brio et Michael Stipe, s'il donne plus l'impression de parler que de chanter, déploie toute sa verve d'antan. Un vrai bonheur vous dis-je !

Malgré cette débauche de watts, le groupe n'oublie cependant pas de calmer le jeu, rappelant que les instruments acoustiques sont une composante essentielle de sa musique. On entend ainsi un peu de piano sur "Hollow Man" et de la guitare acoustique sur "Houston" et "Until the Day is Done". Cette dernière, également toute simple, vient grossir les rangs de ces perles du même genre et de rêverie que sont "Daysleeper", "Try Not to Breathe", voire l'incontournable "Country Feedback". On termine en beauté avec une dernière chanson rapide, "Horse to Water", et le fameux "I'm Gonna DJ" qui nous avait déjà été présenté sur le live. Excellente version, bien que ce soit avant tout une chanson taillée pour la scène.

Voilà, pas grand-chose de plus à dire, sinon que ce très très bon petit disque, déjà assez rassasiant, se présente comme une bonne récréation énergique en attendant quelque chose d'un peu plus consistant. Que peut donc nous préparer R.E.M. après cela ? Va t-il encore arriver à nous surprendre ? La suite au prochain épisode...

Note réelle : 3,5/5

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   MARCO STIVELL

 
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- Michael Stipe (chant)
- Peter Buck (guitares)
- Mike Mills (basse, chœurs)
- Bill Rieflin (batterie)
- Scott Mccaughey (guitares, claviers)


1. Living Well Is The Best Revenge
2. Man-sized Wreath
3. Supernatural Superserious
4. Hollow Man
5. Houston
6. Accelerate
7. Until The Day Is Done
8. Mr. Richards
9. Sing For The Submarine
10. Horse To Water
11. I’m Gonna Dj



             



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