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- Style : The Seer , 10,000 Maniacs, Kitchens Of Distinction
- Membre : Red Hot Chili Peppers

REM - Around The Sun (2004)
Par MARCO STIVELL le 22 Juin 2019          Consultée 693 fois

La légende raconte qu'en écoutant le résultat final de son album Around the Sun, après mastering, R.E.M., à savoir Mike Mills, Peter Buck et Michael Stipe, s'est endormi vers la sixième ou septième chanson sans s'en apercevoir, de même que son réveil, comme si de rien n'était, sur la chanson-titre, dernière de l'ensemble. Le groupe d'Athens aurait alors dit "Ok c'est bon, on le publie !"

Je dois reconnaître qu'en l'achetant au moment de sa sortie en octobre 2004 (première fois et dernière d'ailleurs, puisque j'ai connu chaque album en différé), je l'ai aimé, Around the Sun, mais bon, je découvrais tout juste le groupe en dehors des tubes. Aujourd'hui, je pense qu'à moins d'un cas rare d'amateur ou même fan du groupe capable de le citer comme son préféré ou pas loin, il est tout à fait possible que ce disque plaise à une personne qui ne connait pas bien R.E.M., qui ne souhaite pas un son trop rock. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on en est loin, du rock, très loin !

Le début tend à nous enchanter, avec un "Leaving New York" mélodique à souhait et léché, en dehors de son introduction SF ou cauchemardesque. Une ballade convenable et efficace, single tout trouvé et qui annonce la couleur du disque, partagé entre folk traditionnel et boucles électroniques. C'est d'ailleurs son premier souci : autant on appréciait (ou pas) Up avec un son qui mettait un coup de pied dans la fourmilière, autant Around the Sun donne l'impression d'être imprégné des deux aspects au point de ne plus savoir à quel saint se vouer. Il en résulte une production claire certes, mais très clinique aussi, tel le blanc utilisé pour la pochette.

Suivent "Electron Blue" et "The Outsiders" qui nous plongent dans les rêves et réflexions de Michael Stipe, la seconde n'est même pas troublée par la présence du rappeur Q-TIP sur son final. Des morceaux bien ficelés, surtout "Electron Blue", mais qui, et à l'image de "Leaving New York" laissent une impression de traîner largement, les pieds ou en longueur. Ce n'est rien à côté de ce qui nous attend ensuite...

"High Speed Train", "Boy in the Well", "The Worst Joke Ever" sont des ballades lénifiantes qui se suivent sans jamais allumer l'étincelle de l'auditeur (sauf exception, encore une fois), et ce n'est pas faute d'aimer les musiques douces, planantes... Certains critiques ont pu dire qu'ils ne pouvaient écouter l'album dans son entièreté, tant on y décèle un R.E.M. fatigué. Les bonnes idées mélodiques ou en termes de progressions d'accords ne manquent pas, il y en a peut-être même une par chanson, mais elle est constamment gâchée par la production, un pont ou un changement incongru, une durée injustifiée (à commencer par "Boy in the Well", cinq minutes qui semblent interminables).

Ce ne sont pas les quelques guitares grésillantes de Peter Buck qui changent la donne, et mis à part un ou deux titres où les choeurs de Mike Mills ressortent mieux, le goût d'homogénéité est trop fort, quand on le trouve fade. Pour le solo de guitare hispanisante sur "High Speed Train", merci bien on repassera, et en ce qui concerne celui (même si solo est un grand mot ici) de l'orgue Farfisa sur "The Ascent of Man", il est le moment le plus agréable – et encore ! - de ce qui reste la chanson la plus éprouvante du disque. Un mot, "Yeah!", et vous comprendrez. Michael Stipe dirait : "Je voulais juste faire ça là, sans raison", ok, mais le refrain... Non, ça n'en est pas un en fait.

La pop jazzy de "Wanderlust" (ah, tiens, un riff, un vrai !) n'est pas beaucoup plus convaincante ceci dit, et même le morceau-titre, auquel on veut bien croire au début, fait vite retomber la sauce en dehors des couplets et refrains. Restent deux ou trois efforts honorables comme "Aftermath", pop 60's à la sauce californienne, et "I Wanted to Be Wrong" plutôt joli et limpide, aux cordes bienvenues, malgré son pont gênant avec voix modifiées, décidément...

Le seul titre qui se détache, par son tempo – le plus rapide ici ! – mené par la guitare acoustique et par sa qualité, c'est "Final Straw", brulôt anti George W. Bush et guerre en Irak. Belle démonstration d'un R.E.M. épique, profond, malgré des loops électroniques superflus. Le groupe, conscient du manque d'appréciation publique, défend peu de morceaux d'Around the Sun sur scène après 2005.

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   MARCO STIVELL

 
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- Peter Buck (guitares)
- Mike Mills (basse, claviers)
- Michael Stipe (chant)
- Scott Mccaughey (guitares)
- Bill Rieflin (batterie, percussions)
- Ken Stringfellow (claviers)
- Hahn Rowe, Jamie Candilero (programmations)
- Q-tip (rap)


1. Leaving New York
2. Electron Blue
3. The Outsiders (feat. Q-tip)
4. Make It All Okay
5. Final Straw
6. I Wanted To Be Wrong
7. Wanderlust
8. Boy In The Well
9. Aftermath
10. High Speed Train
11. The Worst Joke Ever
12. The Ascent Of Man
13. Around The Sun



             



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